Espace

Mardi 4 juin 2013 2 04 /06 /Juin /2013 07:13

Source: AFP

© afp.

Grâce au Très Grand Télescope (VLT) de l'ESO (Observatoire européen austral), des astronomes ont pu saisir la lumière de ce qu'ils pensent être l'exoplanète la plus légère jamais observée directement. La masse de cette géante gazeuse serait comprise entre quatre et cinq fois celle de Jupiter, a précisé l'ESO lundi dans un communiqué.

 

Il s'agirait de la planète la moins massive située à l'extérieur de notre Système Solaire et découverte au moyen d'observations par imagerie directe. Une exoplanète est une planète en orbite autour d'une étoile autre que le soleil.

"L'imagerie directe de planètes est une technique extrêmement difficile dont la mise en oeuvre requiert l'utilisation des instruments les plus pointus", a expliqué Julien Rameau (Institut de Planétologie et d'Astrophysique de Grenoble, IPAG, France), premier auteur de l'étude publiée dans la revue spécialisée Astrophysical Journal Letters.

"Moins une planète est massive, plus il est difficile de l'observer directement", a souligné auprès de l'AFP Anne-Marie Lagrange (IPAG), également membre de l'équipe. Près d'un millier d'exoplanètes ont été découvertes au moyen de méthodes indirectes: les astronomes ne voient pas leur lumière, mais peuvent mesurer leur impact sur certaines propriétés de l'étoile autour de laquelle elles tournent.

En revanche, seulement une vingtaine d'exoplanètes ont fait l'objet d'observations par imagerie directe. La planète nouvellement découverte est en orbite autour de la jeune étoile (10 à 17 millions d'années)HD95086, à une distance correspondant à environ 56 fois la distance Terre-Soleil.

Le système se situe à environ 300 années-lumière de la Terre. Sur les clichés réalisés grâce au VLT, elle apparaît sous l'aspect d'un point en mouvement, peu lumineux mais net, à proximité de l'étoile HD95086. Il y a de nombreux arguments pour en faire une candidate exoplanète sérieuse, mais les astronomes veulent rester prudents.

"On pense que d'ici un an on sera capable de le confirmer sans aucun doute", a expliqué un autre astronome de l'équipe, Gaël Chauvin (IPAG). "Ca va être un objet très intéressant à étudier", a-t-il ajouté.

L'équipe a utilisé pour sa découverte NACO, l'instrument d'optique adaptative installé sur l'un des quatre télescopes de 8,2 mètres du VLT. Cet instrument permet aux astronomes de s'affranchir de la quasi-totalité des effets de flou causés par l'atmosphère et d'obtenir des images dotées d'une très grande résolution. Les observations ont été effectuées en lumière infrarouge.

 

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Dimanche 2 juin 2013 7 02 /06 /Juin /2013 21:12

 

 

ison-gemini-Soleil

 

Une nouvelle série d’images à partir de l’Observatoire Gemini présente la comète C/2012 S1 (ISON) en route pour un rendez-vous un peu trop proche avec le Soleil (clic pour agrandir). À la fin du mois de novembre, la comète pourrait présenter un magnifique spectacle dans le ciel crépusculaire et rester facilement visible, voire brillante, jusqu’au début décembre de cette année.

Les images représentent une séquence temporelle, couvrant début février à mai 2013. Personne ne sait si elle survivra à son passage très près du Soleil. Lorsque l’observatoire Gemini a obtenu cette séquence temporelle, la comète se situait entre 730 à 580 millions de kilomètres, ou 4.9 à 3.9 unités astronomiques, du Soleil, ou tout simplement à l’intérieur de la distance orbitale de Jupiter. Chaque image de la série, prises avec le spectrographe multi-objets du télescope Nord du Gemini situé sur le Mauna Kea, à Hawaii, montre la comète dans l’extrême rouge du spectre optique, qui souligne la poussière de la comète qui s’échappe déjà de ce que les astronomes décrivent comme une “boule de neige sale”.

L’image finale dans la séquence, obtenue début de mai, se compose de trois images, y compris des données provenant d’autres parties du spectre optique, afin de produire une image composite couleur.

Les images montrent la comète arborant un capot parabolique bien défini dans la direction du soleil qui se termine en une courte queue trapue trainant loin du Soleil. Ces caractéristiques se forment lorsque la poussière et le gaz s’échappent du noyau glacé de la comète et entourent le corps principal pour former une atmosphère relativement vaste appelée le coma (chevelure d’une comète). Le vent solaire et la pression des radiations poussent la matière du coma loin du Soleil pour former la queue de la comète, que l’on voit ici sous un léger angle.

Découverte en septembre 2012 par deux astronomes amateurs russes, la Comète ISON fait probablement son premier passage dans le système solaire interne à partir de ce que l’on appelle le nuage d’Oort, une profonde région dans les recoins de notre système solaire, où des comètes et des corps glacés demeurent. Historiquement, les comètes qui font un premier tour dans notre système présentent une forte activité près du système solaire interne, mais elles s’essoufflent souvent alors qu’elles se rapprochent de notre étoile.

 

Le parcours vers le Soleil de la comète ISON et sa survie probable.
 
Ison-Parcours@GuruMed

 

Selon les astronomes qui travaillent actuellement sur une analyse préliminaire des nouvelles données de Gemini (ainsi que d’autres observations partout dans le monde) ils notent que l’activité de la comète a un peu diminué au cours du mois passé. La luminosité d’ISON semble indiquée un dégazage soit de monoxyde de carbone ou de dioxyde de carbone. Sa décélération pourrait être du à sa toute première approche du Soleil, et la libération de sa glace volatile glace pourrait dévoiler une couche moins active en dessous. Elle est assez près du Soleil pour dissiper l’eau de son noyau et ainsi révéler des secrets internes.

Le télescope spatial Swift de la NASA et le télescope spatial Hubble (HST) ont aussi imagé la comète ISON récemment dans cette région de l’espace. Les observations en ultraviolet de Swift ont déterminé que le corps principal de la comète crachait quelque 850 tonnes de poussière par seconde au début de l’année, ce qui permit aux astronomes d’estimer le diamètre du noyau de la comète qui fait entre 5 et 6 kilomètres. Son coma mesure 5000 km de travers.

 

La comète ISON saisit par le télescope spatial Hubble :
 

ISON673-Hubble
 
La comète ISON au centre de l’image par le télescope spatial Swift le 10 janvier 2013 :
 
 ISON-SWIFT

 

La comète devient plus lumineuse alors que les dégazages augmentent et davantage de poussière est éjecté de la surface de la comète. Les scientifiques utilisent la luminosité de la comète, avec des informations sur la taille du noyau et des mesures de la production de gaz et de poussières, pour déterminer la composition des glaces qui contrôlent l’activité.

Le 28 novembre 2013, la Comète ISON fera l’un des passages les plus étroits jamais enregistrés avec le soleil, pénétrant l’atmosphère extérieure de millions de degrés de notre étoile, appelée couronne, à 1,3 million de km de sa surface. Peu de temps avant ce passage critique, la comète pourrait être assez lumineuse pour les observatoires au sol, en plein jour. Mais pour l’instant personne ne le sait vraiment. Si la comète ISON survit à cette rencontre rapprochée, elle pourrait apparaître dans notre ciel, avant l’aube, au début du mois de décembre, pour devenir l’une des plus grandes comètes des 50 dernières années ou plus. Même si la comète se désintègre complètement, les amoureux du ciel ne devront pas perdre espoir. Lorsque la comète C/2011 W3 (Lovejoy) a plongé dans la couronne du Soleil en décembre 2011, son noyau s’est totalement désintégré en petits morceaux de glace et de poussière, mais le spectacle est resté grandiose.

Peu importe si la comète ISON devient la “comète du siècle”, comme certains le spéculent, elle sera probablement visible à l’œil nu dans les hémisphères Nord et Sud dans les semaines qui vont précédé son étroite approche avec le Soleil.

La comète atteindra son périhélie (point le plus proche de son orbite du Soleil), le 28 novembre, quand elle aura également atteint son maximum de luminosité, et peut-être visible dans la journée. Si la comète ISON survit le périhélie, elle apparaitra à la fois en début de matinée et en début de soirée à partir de l’hémisphère nord. La situation est moins favorable dans l’hémisphère sud, alors que la comète sera placée devant le soleil le soir et se lèvera avec le soleil du matin.

Le 10 décembre, si tout se passe bien, la comète ISON pourrait fournir un joli spectacle dans le ciel du matin, vu de l’hémisphère nord. La comète sera également visible dans le ciel du soir au cours de cette période, mais avec sa queue alignée près de l’horizon.

A partir de l’Observatoire Gemini : Gemini Observatory Captures Comet ISON Hurtling Toward Uncertain Destiny with the Sun.

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Dimanche 2 juin 2013 7 02 /06 /Juin /2013 21:10

Découverte incroyable à mettre au crédit du rover Curiosity, celui-ci vient de découvrir que des cours d’eau ont bel et bien existé un jour sur Mars. Des preuves qui viennent aujourd’hui confirmer une vieille thèse soutenue depuis des années par la communauté scientifique. L’eau a visiblement bel et bien fait son apparition dans des temps anciens sur Mars comme le dévoile aujourd'hui des photographies prises en septembre dernier par le rover Curiosity. Ces clichés ayant été soigneusement analysés aujourd'hui par la communauté scientifique, celle-ci vient de valider l'hypothèse selon laquelle de l'eau avait pu s'écouler un jour sur la planète rouge.

 

 

Des galets similaires aux galets terriensAprès avoir analysé les photographies de certains galets repérés sur Mars par Curiosity, les chercheurs se sont aperçus que ceux-ci présentaient des similitudes avec ceux rencontrés sur terre dans le lit des rivières. Alignés dans le sens d’un écoulement, ces galets martiens présentaient également des formes douces et arrondies rappelant fortement la forme donnée par l’eau à certaines pierres situées aux abords des rivières. Autre preuve venant attester de la présence de l’eau sur le sol de la planète rouge, des relevés topographiques du cratère de Gale (là où l’ancien cours d’eau aurait supposé avoir fait son lit), qui laissent penser que des cours d’eau de 3 à 90 cm de profondeur aient pu dans le passé irriguer ces solsCombien de temps l’eau a-t-elle bien pu s’écouler sur Mars ?Aujourd’hui la question principale posée par les scientifiques après cette découverte reste de savoir combien de temps cette eau a pu s’écouler sur le sol de Mars? Pour que la vie ait pu un jour exister sur cette planète qui il y a 3 milliards d’années présentait un climat bien plus chaud et humide qu’aujourd’hui, il aurait fallu que celle-ci s’écoule durant un nombre suffisant d’années pour permettre à la vie de pouvoir se développer. Une question à laquelle les chercheurs pourront peut-être bientôt apporter quelques éléments de réponse à l'aide des nouvelles découvertes de Curiosity.

En savoir plus: http://www.maxisciences.com/curiosity/curiosity-vient-de-decouvrir-que-de-l-eau-a-bien-existe-sur-mars_art29711.html
Copyright © Gentside Découvertes

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Samedi 1 juin 2013 6 01 /06 /Juin /2013 14:18

Orage géomagnétique : De classe G2 (Kp = 6) une tempête géomagnétique est en cours suite à l'arrivée d'une onde de choc interplanétaire le 31 mai.

On ne connaît pas la source du choc ; il aurait pu provenir d'une éjection de masse coronale depuis le soleil sans attirer l'attention.

L'impact a provoqué des aurores à travers de nombreux États américains.

Cette photo, par exemple, vient de Christopher Griffith à Baxter, Minnesota :

 

 

 

Survol de l'ASTÉROÏDE binaire : l'Énorme astéroïde 1998 QE2 et sa lune ont survolé la Terre le 31 mai à 5,8 millions de kilomètres.

À l'aide d'un télescope télécommandé de 10 pouces au Nouveau-Mexique, Ernesto Guido & Nick Howes ont photographié le binaire au moment où il était au plus près de nous

 

 

Depuis Spaceweather

David Jarry©2013

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Vendredi 31 mai 2013 5 31 /05 /Mai /2013 07:25

 Illustration © ap.

Un astéroïde de 2,7 km de diamètre va s'approcher de la Terre ce vendredi. Selon la Nasa, celui-ci ne représente aucun risque puisque l'astéroïde s'approchera au plus près à 5,8 millions de kilomètres de notre planète.

Cet astéroïde baptisé 1998 QE2 ne présente aucun intérêt pour les scientifiques qui préfèrent se concentrer sur les objets qui pourraient représenter une menace pour la Terre. Toutefois, les astronomes de la Nasa la scrutent attentivement dans le but de percer leurs secrets.

"L'astéroïde 1998 QE2 est une cible de grand intérêt pour le radio télescope de Goldstone en Californie et le télescope d'Arecibo à Porto Rico car nous espérons obtenir des images de haute résolution qui pourront révéler un grand nombre de caractéristiques de sa surface", explique l'astronome Lance Benner, principal responsable scientifique du radar de Goldstone au Jet Propulsion Laboratory de la Nasa à Pasadena en Californie aux Etats-Unis.

"Chaque fois qu'un astéroïde s'approche aussi près de la Terre, il offre une importante occasion scientifique de l'étudier en détails pour comprendre sa taille, sa forme, sa rotation et les caractéristiques de sa surface, et tout cela peut nous éclairer quant à ses origines".

Comme son nom l'indique, l'astéroïde 1998 QE2 a été découvert le 19 août 1998 par des astronomes du programme de recherche des astéroïdes proches de la Terre au Massachusetts Institute of Technology près de Socorro au Nouveau Mexique. Il s'approchera au plus près à 5, 8 millions de kilomètres de la Terre, soit environ 15 fois la distance Terre-Lune, le 31 mai à 20h59 GMT (21h59 en Belgique).

L'agence spatiale américaine avait déjà surveillé un autre astéroïde baptisé 2012 DA 14, qui avait frôlé la Terre le 15 février dernier sans faire de dégâts. Celui-ci était passé à 27.000 km soit moins que l'orbite de certains satellites. Il s'agissait du plus gros astéroïde passant aussi près de la Terre jamais détecté par les scientifiques.

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Vendredi 31 mai 2013 5 31 /05 /Mai /2013 07:15

Le calcul anticipé de la trajectoire de la Comète ISON indique qu’elle devrait plonger vers le centre du système solaire pour froler le soleil en Novembre 2013. Chauffée à blanc par le rayonnement solaire, ISON deviendra probablement l’une des plus belles comètes que l’on ai vu depuis de nombreuses années.

Le chercheur Paul Wiegert de l’Université de Western Ontario a utilisé un ordinateur pour modéliser la trajectoire des poussières éjectées par la comète ISON, et ses conclusions suggèrent qu’une pluie de météores inhabituelle pourrait survenir.

« Durant plusieurs jours, aux environs du 12 Janvier 2014, la Terre va passer à travers un flux de fins débris de la comète ISON », explique Wiegert. « La douche qui en résulterait pourrait avoir des propriétés intéressantes ».

Selon les modèles informatiques de Wiegert, le flux de débris est composé de très petits grains de poussière, pas plus gros que quelques microns, poussés vers la Terre par la légère pression de radiation du soleil. Ils la frapperons à une vitesse de 56 km /s. Parce que les particules sont minuscules, l’atmosphère supérieure de la Terre va rapidement les arrêter.

 

 

« Au lieu de brûler dans un flash de lumière, elles vont descendre doucement vers le sol », a t’il ajouté.

Ne vous attendez pas à remarquer cette pluie invisible de poussière de comète, si elle a lieu, elle serait très lente. Cela peut prendre des mois voire des années avant que les poussières fines ne se déposer sur la haute couche de l’atmosphère.

Mais pendant tout le temps où cette poussière se trouve « là-haut », elle pourrait produire des nuages ​​nocturnes luminescents.
Traduit par « Les chroniques de Rorschach » à partir de : science.nasa.gov

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Lundi 20 mai 2013 1 20 /05 /Mai /2013 21:27

L’eau retrouvée dans des échantillons de roches de la Lune, rapportés par les missions Apollo, a la même origine que l’eau sur Terre : elle serait venue des chondrites carbonées, lors de la formation de notre planète. Ce résultat vient chahuter les idées établies sur la naissance de la Lune.

La question de l’origine de l’eau sur la Terre et sur la Lune est sujette à controverses depuis plusieurs décennies. La théorie globalement admise est que l’eau proviendrait de chondrites carbonées. Ces petits corps, très anciens et chargés d’eau, ont frappé la Terre lors de sa formation par accrétion, et lui ont donné l'eau qui se trouve au sein du manteau. Certains suggèrent toutefois qu’il est plus probable que l’eau provienne de comètes, composées à 80 % de glace, qui sont tombées sur notre planète une fois son accrétion terminée.

Cette affaire a à voir avec l'histoire de la Lune. L'hypothèse actuelle fait intervenir une collision entre la protoTerre et un corps de la taille de la planète Mars, appelé Théia. Ce choc se serait produit voilà 4,5 milliards d’années, et aurait généré un disque de débris conduisant à la formation de la Lune. L'eau, que l'on sait incluse dans les profondeurs de notre satellite, proviendrait donc de celle de la protoTerre. La Lune ayant rapidement formé une lithosphère solide, l'eau, chez elle, n'a pas pu arriver plus tard.

Dans une étude publiée dans la revue Science, le géochimiste Alberto Saal et son équipe viennent de démontrer, qu'effectivement, l’eau trouvée dans le sol lunaire a bien la même origine que celle de la Terre elle-même.

 

 

Des doutes sur le modèle de formation de la Lune

 

Les échantillons de roches de cette étude ont été rapportés par les missions Apollo 15 et 17. Les chercheurs ont déterminé le rapport deutérium/hydrogène (le premier étant un isotope du second). Ce rapport s’est révélé similaire à celui des chondrites carbonées, mais aussi à celui de l’eau terrestre. Ce résultat suggère une origine commune pour l'eau de la Terre et celle de la Lune, concluent les auteurs, ce qui induit de fortes contraintes sur les modèles de formation de la Terre et de la Lune.

 

En effet, nombre d’astrophysiciens estiment que lors de la collision entre Théia et la jeune Terre, la chaleur générée aurait complètement évaporé l’eau que la Terre aurait pu transmettre à la Lune en formation. Ainsi, les résultats de l’équipe d’Alberto Saal montrent clairement qu’il subsiste des zones d’ombre sur les conditions de la naissance de la Lune. Ils appuient néanmoins l’idée que l’eau sur Terre est engendrée par les chondrites carbonées.

 

Par Delphine Bossy, Futura-Sciences
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Dimanche 19 mai 2013 7 19 /05 /Mai /2013 10:43

 explosion-lune.jpg

 

 

 Il aura fallu 2 mois pour que l'info soit publiée. Afin de ne pas affoler le public au sujet des météorites, la NASA invente l'info rétroactive. On remarquera également que dans cet article, le météore de Tcheliabinsk a rétréci en passant de 17 mètres à 20 cm. Chercherais t'on à nous endormir ?

 

La Nasa a capturé les images de l'explosion d'un météorite de 40 kg sur la surface lunaire, la plus puissante jamais enregistrée par l'agence spatiale américaine en huit ans d'observation des chutes de météorites sur la Lune. 

L'explosion, qui date du 17 mars, a provoqué un éclair dix fois plus brillant que les explosions précédemment observées, qui aurait été visible de la Terre sans téléscope, a déclaré la Nasa vendredi. Plus de 300 explosions ont été enregistrées par l'agence depuis le lancement de son programme en 2005. 

Un satellite de la Nasa en orbite autour de la Lune est désormais à la recherche du cratère nouvellement formé, dont la largeur pourrait atteindre 20 mètres selon les scientifiques. 

Après étude des enregistrements numériques réalisés par un téléscope automatisé, les chercheurs ont déterminé que le météorite avait un diamètre de 30 cm environ et qu'il voyageait à une vitesse de 90.000 km/h quand il s'est écrasé sur la Lune avec une puissance équivalente à cinq tonnes de TNT. 

La même nuit, les caméras ont détecté un nombre inhabituellement élevé de météorites dans l'atmosphère terrestre. La plupart se consument bien avant d'atteindre le sol mais en février, un astéroïde dont le diamètre a été estimé à 20 cm a explosé au-dessus de Tcheliabinsk, dans l'Oural. La boule de feu et l'énorme onde de choc ont fait plus de 1.500 blessés, endommageant des bâtiments et brisant des vitres. Il s'agissait du plus gros objet à frapper la Terre depuis 1908. 

"La boule de feu russe était bien plus grande en ordre de grandeur et possédait 100.000 fois plus d'énergie", précise dans un courriel Bill Cooke, du Meteroid Environment Office au centre spatial Marshall, à Huntsville dans l'Alabama. 

Le chercheur de la Nasa juge toutefois que l'explosion sur la Lune et le fort nombre de météorites observés dans l'atmosphère terrestre le 17 mars ont un lien, la Terre et son satellite voyageant alors dans une région de l'espace truffée d'astéroïdes et de poussière. 

"Nous surveillerons les signes d'une répétition du phénomène l'an prochain quand le système Terre-Lune repassera dans la même région", conclut Bill Cooke.


http://www.zonebourse.com/actualite-bourse/La-Nasa-filme-une-puissante-explosion-de-meteorite-sur-la-Lune--16870824/

 

 

 

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Samedi 11 mai 2013 6 11 /05 /Mai /2013 20:45

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Voilà bientôt 105 ans que la même question se pose : que s’est-il passé le 30 juin 1908 à 0 h 14 TU en Sibérie centrale, dans la région de la Toungouska ? C’est très précisément à ce moment qu’eut lieu l’une des plus puissantes explosions enregistrées de l’histoire. Selon certaines sources, elle aurait été 1.000 fois plus importante que celle causée par la bombe d’Hiroshima 37 ans plus tard. La terre a tremblé jusqu’à l’observatoire magnétique d’Irkoutsk (magnitude 5), à plus de 1.000 km du site de la déflagration, autour duquel 60 millions d’arbres se sont couchés sur une surface de 2.000 km2. Seul un mort a été recensé tant la région concernée est isolée.

Une expédition menée par Leonid Kulik a été organisée pour étudier cet événement d’un peu plus près, mais en 1927, soit 19 ans après les faits. À la surprise générale, aucun cratère n’a été trouvé sur place malgré l’ampleur des dégâts, ce qui a alimenté depuis lors de nombreuses hypothèses plus ou moins loufoques. La plus sérieuse attribue cette explosion à la désintégration d’un corps céleste dans notre atmosphère, entre 5 et 10 km d’altitude. Tout se tient scientifiquement, mais aucune preuve n’est disponible. En effet, aucun fragment de roche extraterrestre n’a été découvert dans la dépression de Suslov, sous le point supposé de la déflagration.

En 1988, Andrei Zlobin (Académie des sciences de Russie) a lui aussi recherché des fragments de roche sur ce site en creusant une dizaine de trous, mais sans succès. Au passage, il avait aussi récolté 100 pierres à l’aspect atypique dans le lit de la Khushmo, une rivière adjacente. Ce n’est que 20 ans plus tard, en 2008, qu’il s’y est à nouveau intéressé. Résultat : trois échantillons portent des traces typiques d’un passage dans l’atmosphère.

 

 

Des regmaglyptes qui n’ont pas pu apparaître au sol

 

Ces trois pierres présentent des regmaglyptes, c'est-à-dire des aspérités creuses qui apparaissent lorsque la partie la moins dense d’un minéral fond. Or, ces traces s’observent souvent sur des roches qui ont traversé l’atmosphère… mais il reste possible qu'elles se soient formées à la suite de l'augmentation de la température au sol causée par l’explosion. Pour éliminer cette éventualité, Andrei Zlobin a scrupuleusement analysé des anneaux de croissance sur des arbres trouvés à proximité du site de la catastrophe.

Le chercheur est catégorique, l’augmentation de la température au sol ne peut expliquer la fusion partielle des roches extraites de la rivière. Les incendies auraient causé une impulsion de chaleur d’environ 25 J/cm2, mais il faut 280 à 420 J/cm2 pour faire fondre les minéraux incriminés. Conclusion : les trois pierres proviendraient bien d’un corps céleste qui a traversé l’atmosphère. Ces indices sont importants, mais ils ne permettent pas encore de tirer des conclusions fermes, car aucune étude chimique ou isotopique n’a été réalisée pour le moment. Il ne fait aucun doute que leurs résultats sont attendus avec impatience.

 

 

Comète ou météorite de la Toungouska ?

 

Une autre question fait souvent débat concernant l’événement de la Toungouska : le corps céleste était-il une météorite ou une comète ? Selon Andrei Zlobin, qui s’est confié sur arxiv, la densité de l’impacteur serait d’environ 0,6 g/cm3. Or, les roches situées au cœur de la comète de Halley afficheraient une valeur identique. Une fois encore, il ne s’agit encore que d’un indice.

Si ces informations sont précieuses, elles n’en restent pas moins indicatives tant que des analyses plus approfondies n’ont pas été réalisées. Enfin, on peut également se demander pourquoi le chercheur a attendu 20 ans avant d’observer les pierres prélevées dans la rivière

 

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences
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Vendredi 10 mai 2013 5 10 /05 /Mai /2013 07:28

 

 

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