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Pourquoi pauvres et riches ne développent pas les mêmes cancers

Publié par David Jarry - Webmaster sur 11 Juin 2014, 15:29pm

Catégories : #Société

Une étude américaine menée par le docteur Francis Boscoe révèle que les types de cancer varient selon que l’on est riche ou pauvre. La mortalité touche différemment elle aussi. Le cancer du col de l’utérus serait par exemple plus fréquent chez les précaires.

Quels sont les facteurs, notamment socio-culturels qui expliquent qu’il y a des cancers de pauvres et des cancers de riches ?

Les cancers des pauvres traduisent leurs facteurs étiologiques avec  un surplus de cancers du poumon et des voies aériennes supérieures (très liés au tabac, à l’alcool ou à l’amiante) et ce sont malheureusement les plus graves, ceux dont les taux de guérison sont les plus faibles.

Les cancers dont souffriraient les pauvres selon cette étude sont aussi les plus mortels. Ces types de cancer sont-ils plus difficiles à soigner ou les traitements sont-ils moins efficaces ?

Investit-on moins dans la recherche sur ces cancers-là ? Le dépistage joue-t-il aussi un rôle ? Lequel ? Comment l’expliquer ?

On investit autant sinon plus dans ces cancers que dans les cancers des riches ; car il s’agit de cancers fréquents et donc de marchés potentiellement très rentables. Mais si la recherche est stimulée par l’argent, la découverte, elle, est la résultante de facteurs plus complexes et nécessite la liberté qui a été considérablement réduite dans les dernières décennies. L’effondrement scientifique de l’URSS des dernières années a démontré clairement que sans liberté, pas de découverte. Si on ne trouve pas ce n’est pas parce qu’on manque d’argent mais parce la pensée unique en médecine comme ailleurs élimine les esprits libres et donc la créativité .

Le dépistage ne joue pas de rôle réel dans les inégalités face aux cancers. L’exemple du cancer du sein est caractéristique. Si on est favorisée, on se fait dépister régulièrement et on se fait diagnostiquer plus souvent le cancer du sein !  Mais comme le dépistage fait surtout du surdiagnostic  (5 à 25 % selon les études ) et que les traitements modernes (lorsqu’ils sont accessibles aux pauvres comme en France) ont considérablement diminué,  l’intérêt du dépistage systématique est de plus en plus contesté. La mortalité globale est  pratiquement la même qu’on soit riche ou pauvre et les défavorisées ont finalement évité des parcours du combattant de biopsie en traitement et en angoisse inutile, en destruction de familles .

Le même raisonnement peut s’appliquer pour le dépistage du cancer de la prostate probablement plus souvent fait dans les couches socio-économiques plus favorisées et qui n’apportent probablement plus d’inconvénients que d’avantages . La surmédicalisation des citoyens dans un pays comme la France où tout semble être permis en multiplication d’examens et donc de complications de ceux –ci , protège peut-être les moins favorisés de dégâts de l’angoisse engendrée par la médiatisation de tout ce qui pourrait vous arriver. La pauvreté protège- t-elle parfois ?

Les deux premiers plans cancer se flattent de progrès considérables … dans l’organisation de la recherche et des soins mais malheureusement pas en termes de survie des patients malgré près de trois milliards  de dépenses directement pour la bureaucratie  .

Quels sont les facteurs, notamment socio-culturels qui expliquent qu’il y a des cancers de pauvres et des cancers de riches ?

Les cancers des pauvres traduisent leurs facteurs étiologiques avec  un surplus de cancers du poumon et des voies aériennes supérieures (très liés au tabac, à l’alcool ou à l’amiante) et ce sont malheureusement les plus graves, ceux dont les taux de guérison sont les plus faibles.

Les cancers dont souffriraient les pauvres selon cette étude sont aussi les plus mortels. Ces types de cancer sont-ils plus difficiles à soigner ou les traitements sont-ils moins efficaces ?

Investit-on moins dans la recherche sur ces cancers-là ? Le dépistage joue-t-il aussi un rôle ? Lequel ? Comment l’expliquer ?

On investit autant sinon plus dans ces cancers que dans les cancers des riches ; car il s’agit de cancers fréquents et donc de marchés potentiellement très rentables. Mais si la recherche est stimulée par l’argent, la découverte, elle, est la résultante de facteurs plus complexes et nécessite la liberté qui a été considérablement réduite dans les dernières décennies. L’effondrement scientifique de l’URSS des dernières années a démontré clairement que sans liberté, pas de découverte. Si on ne trouve pas ce n’est pas parce qu’on manque d’argent mais parce la pensée unique en médecine comme ailleurs élimine les esprits libres et donc la créativité .

Le dépistage ne joue pas de rôle réel dans les inégalités face aux cancers. L’exemple du cancer du sein est caractéristique. Si on est favorisée, on se fait dépister régulièrement et on se fait diagnostiquer plus souvent le cancer du sein !  Mais comme le dépistage fait surtout du surdiagnostic  (5 à 25 % selon les études ) et que les traitements modernes (lorsqu’ils sont accessibles aux pauvres comme en France) ont considérablement diminué,  l’intérêt du dépistage systématique est de plus en plus contesté. La mortalité globale est  pratiquement la même qu’on soit riche ou pauvre et les défavorisées ont finalement évité des parcours du combattant de biopsie en traitement et en angoisse inutile, en destruction de familles .

Source et article complet sur Atlantico.fr

Par Buster keaton

Par Buster keaton

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gwendal 11/06/2014 23:38

Quand tous les gens pauvres (nés et restés, ou devenus) auront compris qu'ils doivent sortir du système pour vivre vraiment, et lorsqu'ils l'auront fait, alors dans ce système, il ne restera que les prédateurs et les soumis bien payés ...soumis qui ne tarderont pas a connaitre pour la première fois de leur vie la prédation de leurs "co-locataires" (en réalité, les propriétaires) du système...puisqu'ils seront les dernières proies disponibles...
Alors, ils se diront: "Ca alors, les pauvres avaient raison... Ca n'a jamais été un système qui donne sa chance à tout le monde. C'est depuis le début un système de prédation!"

Bluezy 12/06/2014 11:21

"Alors, ils se diront: "Ca alors, les pauvres avaient raison... Ca n'a jamais été un système qui donne sa chance à tout le monde. C'est depuis le début un système de prédation!""

Ils le savent déjà, mais tant qu'ils sont dans le camps des prédateurs, ça ne leur pose aucun problème ...

gwendal 11/06/2014 23:23

Ca a au moins l'avantage de prouver de façon indéniable que riches et pauvres n'ont pas les mêmes vies du tout (accès à...de qualité, et risques):
-alimentation
-eau
-risques professionnels
Tant qu'on est dans le système, soit on fait partie de ceux qui ont toujours les mieux, soit on fait partie des "autres"...
Pour être un "autre" en bonne santé, il n'y a qu'1 seul choix possible: sortir du système!

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