Le Nouveau Paradigme

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Chronique du jardin sans pétrole - Les salades sont devenues des tours

Publié par David Jarry - Webmaster sur 19 Juillet 2014, 15:13pm

Jardiner dans la grande ville ? Difficile. Alors Christine s’échappe toutes les fins de semaine, pour maraîcher et observer la nature - Le soleil arrive enfin. Mais la pluie abondante des temps passés a fait pousser partout les herbes. Et les salades se sont élancées vers le ciel.


Je n’ai pas pu attendre le week-end ! Vendredi, après une nouvelle semaine de pluie, j’ai profité de l’embellie céleste pour aller au jardin. Je suis partie travailler avec dans mes sacoches, des baskets, un couteau de poche et quelques sacs en papier. À 17h30, j’étais dans le RER.

Le pluviomètre a encore débordé ! L’arroche rouge me dépasse et les pois ont fait ployer les bambous qui leur servent de tuteurs. Les tiges montent à plus de deux mètres au-dessus du sol, vrillées les unes aux autres, formant un paravent végétal gorgé d’eau. Les gousses ont bien grossi et feront une bonne assiette de petits pois. Des fleurs continuent à couronner l’édifice bancal que je redresse comme je peux avec deux bambous plus costauds.

Comme nous reviendrons ce week-end, je rapporte de la consoude et de la prêle avec l’idée de préparer une vraie décoction pour renforcer le feuillage des pommes de terre, des tomates, des haricots verts, des brocolis, des choux raves et des cucurbitacées. J’ai mis les feuilles et de l’eau dans le couscoussier et laissé infuser à feu doux pendant une grosse demi-heure. J’ai rapporté lundi le mélange filtré dans un bidon. Avec le compost dans l’autre sacoche, j’ai failli ne pas pouvoir monter mon vélo dans le RER, l’écartement entre les barres métalliques, qui canalisent la montée des voyageurs, n’étant pas suffisant.

L’herbe a poussé partout, perçant notre couche de paille protectrice. Un nettoyage s’impose pour contenir l’habileté du mouron rouge et de la renoncule rampante à se faufiler entre les salades et les carottes, jusqu’à l’envahissement. Les salades sont devenues des tours. Arrivées au bout de leur cycle végétatif, les voilà maintenant qui s’élancent vers le ciel pour bientôt fleurir. Nous pourrions les enlever pour y mettre les tomates et les potimarrons qu’il nous faut repiquer, mais nous préférons attendre cette floraison inconnue et trouver une place ailleurs pour nos jeunes plants.

Ces derniers ont déjà bien grandi et leur transplantation s’apparente à une opération à cœur ouvert. Les feuilles des tomates transpirent sous le stress. Au fond du trou, nous mettons des feuilles de consoude et de prêle déchiquetées et ajoutons une bonne pelletée de compost autour de la motte. Et pour les aider à redémarrer, je les asperge de ma décoction dont toutes les feuilles du jardin ont déjà reçu les bienfaits.

 

Christine Laurent (Reporterre)

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c'est impressionnant.

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