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~~ÉTIQUETÉS – Les mystérieux appels à l’aide retrouvés dans les vêtements Primark

Publié par David Jarry - Webmaster sur 1 Juillet 2014, 12:20pm

Catégories : #Société

Des appels à l'aide envoyés de pays en voie de développement par des ouvriers exploités. C'est ce qu'ont cru recevoir deux clientes de la marque irlandaise Primark lorsqu'elles ont découvert, cousus dans leurs vêtements fraîchement acquis, un message de détresse.

La semaine dernière, une première jeune femme s'est manifestée après avoir remarqué dans sa robe, acquise dans le magasin Primak de Battersea (pays de Galles) : "Forcé à travailler des horaires épuisants". Dans la foulée, une deuxième personne a signalé avoir trouvé un message similaire dans un haut acheté dans le même magasin : "Conditions dégradantes main-d'œuvre exploitée".

Aussitôt relayée sur les réseaux sociaux avec au hashtag #labelgate ("crise de l'étiquette") et dans la presse locale, la nouvelle s'est rapidement étendue à toute la Grande-Bretagne. La découverte de ces mystérieux messages arrive un peu plus d'un an après l'effondrement de l'immeuble du Rana Plaza, qui avait causé la mort de près de 1 200 travailleurs du textile dans les faubourgs de Dacca, capitale du Bangladesh, où sont fabriqués à peu de frais les vêtements commercialisés par de nombreuses enseignes occidentales.

"Honnêtement, je n'ai jamais vraiment beaucoup réfléchi à la façon dont sont fabriqués les vêtements, a expliqué la première jeune femme au South Wales’ Evening Post. Mais [cette étiquette] m'a vraiment fait me demander comment on accède à la mode bon marché. J'ai peur de penser que mon haut d'été a été fabriqué par quelqu'un d'épuisé qui a trimé pendant des heures dans une usine à l'étranger qui exploite ses travailleurs."

Primark parle de "canular"

Une enquête est en cours chez Primark, une enseigne de vêtements très bon marché, pour déterminer l'origine de ces étiquettes et la façon dont elles se sont retrouvées dans les vêtements de ces clientes. Mais déjà la marque parle de "canular". Selon elle, les deux pièces n'ont pas été fabriquées dans la même usine, ce qui exclu que les étiquettes aient été cousues par la même personne qui aurait souhaité envoyer un message de détresse aux consommatrices occidentales. "Notre enquête (...) nous a menés à la conclusion qu'il est plus probable qu'il s'agisse d'un canular réalisé au Royaume-Uni", explique l'enseigne dans un communiqué publié sur son site internet.

Primark précise que les étiquettes proviennent "clairement" de la même source, mais qu'il est "impossible d'imaginer" qu'elles aient été cousues dans l'usine où ont été confectionnés les vêtements, étant donné que l'un a été fabriqué en Inde et l'autre en Roumanie, à des milliers de kilomètres de distance. Un troisième cas Primark cite également un troisième cas similaire, celui d'une note qu'une autre cliente assure avoir retrouvé dans la poche d'un pantalon, acheté en Irlande du Nord en 2011 cette fois, où figure le signal "SOS !", suivi d'un texte manuscrit en chinois.

Le message, qui enveloppait une carte d'identité de prison est un appel à l'aide de la communauté internationale pour condamner le gouvernement chinois pour violation des droits des prisonniers, selon Amnesty International, qui a traduit le message. "Nous sommes des prisonniers de la prison Xiang Nan de la province de Hubei en Chine. Notre travail (...) est de produire des vêtements pour l'exportation. Nous travaillons quinze heures par jour et la nourriture que nous mangeons ne serait même pas donnée à des chiens ou à des cochons. Nous travaillons aussi dur que des bœufs dans les champs.

Nous en appelons à la communauté internationale pour condamner le gouvernement chinois pour violation des droits de l'homme !" peut-on lire sur le morceau de papier. Dans son communiqué, Primark dit enquêter sur le message et sur un éventuel lien entre les étiquettes des vêtements achetés dans sa boutique de Swansea.

Canular ou pas, peu importe Mais peu importe que les messages s'avèrent être des canulars ou pas, estime le Guardian. Le fait qu'ils aient été rédigés par des Occidentaux ou par des travailleurs exploités ne rend pas le contenu du message moins vrai, estime le quotidien britannique.

Depuis le drame du Rana Plaza, les conditions de travail des employés des usines de textile dans les pays en voie de développement sont connues de tous. Mais, plus d'un an après la catastrophe, ces conditions ne se sont pas améliorées et le fonds d'indemnisation des victimes n'a pas réussi à lever les 40 millions de dollars prévus. Selon les syndicats IndustriALL et Clean Clothes Campaign, seulement la moitié des vingt-neuf marques qui faisaient appel aux ateliers présents dans l'immeuble y ont contribué. Primark, qui a été le premier à se mobiliser, à contribué à hauteur de 12 millions d'euros, selon la direction juridique de la marque. Selon le Guardian, le #labelgate doit faire réfléchir à la possibilité d'accéder à la "mode éthique" : "Il est possible de choisir des œufs de poules élevées en plein air aux œufs de poules élevées en batterie, même dans les supermarchés ; il est bien plus dur de pouvoir choisir de payer un peu plus pour un tee-shirt qui a été conçu éthiquement."

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mama yaga 01/07/2014 20:05

Je préfère acheter un pull fabriqué en chine que de porter celui que mémé m' a tricoté.

gwendal 02/07/2014 01:16

Oh! T'aime pas ta mémé? Ou alors c'est le pull que tu n'aime pas? C'est la couleur ou la forme?
Je te suggère quand même de le garder, car si l'hiver prochain est très froid, tu sera bien contente de le mettre sur toi...
Info bonus: avec des vêtements en coton (100%) ou en laine (100%) notre peau respire bien et donc on ne transpire pas ...enfin sauf si on en a mis trop sur soi ...ex: quand on coupe du bois par -5°C, il faut enlever le pull et le remettre juste après avoir fini, et par -10°C il faut garder le pull.
A chacun de savoir combien de couche de fringues il a besoin et à quels moments.

Pour les trucs qui viennent d'asie ...ça va vite être réglé, vu que l'indice dry-exchange est encore au plus bas...et, cette fois, a peu de chances de ne pas tomber à zéro!

ummite 01/07/2014 14:25

de toute évidence cela ne fait pas de bonne pub à la société qui osent dire que c'est un canular .
mais bon , c'est vrai qu'avec internet tout est possible comme l'alerte aux martiens , ce qui provoquerait une telle panique que l'armée concernée serait obliger de tirer dans le tas à balle réelle pour calmer les trouillards .
mais encore une question me vient à l'esprit : les gens savent tous comment et dans quelle condition inhumaine les vêtements des pays en voie de développement sont fabriqués , alors encore une fois , si ces acheteurs avaient une loupiote de sincérité , ils achèteraient français , ils gagneraient sur tous les tableaux : ils feraient revenir la prospérité du textile français et les recettes fiscales , ce qui ferait " peut-être : je dis bien peut-être " ralentir la hausse des impots de toute nature .

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