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Le potentiel d'éruption du Mont Fuji s'est accru depuis 2011

Publié par David Jarry - Webmaster sur 15 Juillet 2014, 10:32am

Catégories : #Changements terrestres

Le potentiel d'éruption du Mont Fuji s'est accru depuis 2011

Depuis le séisme géant de Tohoku-oki en 2011, qui avait occasionné la destruction de la centrale nucléaire de Fukushima, le potentiel d'éruption du mont Fuji s'est considérablement accru, révèlent des scientifiques français.

On se souvient de cette terrible journée du 11 mars 2011, lors de laquelle un séisme de magnitude 9 est survenu au large des côtes nippones, provoquant un gigantesque tsunami qui devait notamment détruire la centrale nucléaire de Fukushima.

Or, des scientifiques français révèlent le 4 juillet dans la revue Science que ce séisme a endommagé la croûte terrestre située sur la zone du mont Fuji, accroissant considérablement le potentiel d'éruption de ce volcan.

Une éruption du mont Fuji est-elle bel et bien à prévoir ?

À l'heure actuelle, il est impossible de se prononcer. Les seuls éléments actuellement à la disposition des scientifiques indiquent simplement que le volcan est dans un état de pression important, accroissant de ce fait la probabilité d'une activité éruptive : "Le risque est clairement accru", indique le premier auteur de l'étude dans un interview accordé au Monde.

Rappelons que la dernière éruption du mont Fuji remonte à l'année 1707 : un événement au cours duquel quelques un milliard de mètres cubes de cendres avaient été alors expulsés jusqu'à Tokyo, soit à une distance d'une centaine de kilomètres. Une éruption qui avait été précisément précédée, un mois et demi plus tôt, d'un très puissant séisme de magnitude 8,7...

Pour parvenir à ce constat pour le moins préoccupant, le planétologue français Florent Brenguier (Institut des Sciences de la Terre CNRS de l'Université Joseph-Fourier, à Grenoble) et ses collègues ont eu recours à une technologie inédite : ils ont décortiqué le bruit de fond sismique (le bruit de fond sismique est le résultat de l'interaction entre la houle océanique et la terre ferme) enregistré depuis 2011 par Hi-net, un réseau de plus de 800 capteurs sismiques installés sur l'archipel nippon.

Une information extrêmement volumineuse, puisqu'elle représentait pas moins de 70 téraoctects de données informatiques.

Résultat ?

Cette analyse du bruit de fond sismique a permis aux chercheurs français de cartographier les altérations géologiques causées dans le sous-sol terrestre par le séisme du 11 mars 2011. Il s'agit d'une méthode inédite car jusqu'à présent, les sismologues avaient au contraire l'habitude de supprimer ce bruit de fond sismique lorsqu'ils effectuaient leurs analyses.

Ces travaux ont été publiés le 4 juillet 2014 dans la revue Science, sous le titre "Mapping pressurized volcanic fluids from induced crustal seismic velocity drops" .

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