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Pourquoi la colonisation de Venus va bientôt être possible grâce à un système de ville flottante à 50 kilomètres au-dessus de la surface

Publié par David Jarry - Webmaster sur 15 Juillet 2014, 12:33pm

Catégories : #Espace

 

L'auteur de science fiction Charles Stross a récemment ravivé l'idée d'établir une colonie Vénusienne : selon lui, les milliardaires du monde entier doivent être systématiquement mis à contribution pour financer des projets enrichissant le savoir de l'humanité.
Source : ATLANTICO

 
Pourquoi la colonisation de Venus va bientôt être possible grâce à un système de ville flottante à 50 kilomètres au-dessus de la surface

Pourquoi songer à des projets de vie sur la planète Mars alors qu'il pourrait bientôt être possible de flotter à quelques kilomètres au dessus de Vénus? L'auteur de science fiction Charles Stross a récemment ravivé l'idée d'établir une colonie Vénusienne : selon lui, les milliardaires du monde entier doivent être systématiquement mis à contribution pour financer des projets enrichissant le savoir de l'humanité. Sa première requête : la réalisation d'un programme voisin du célèbre projet Manhattan, visant à développer le commerce de la fusion nucléaire, ou encore...
 

 

la construction d'une ville flottante sur Vénus. Avec une surface dont la température peut faire fondre le plomb, et une atmosphère si dense que le commun des mortels aurait l'impression d'être englouti sous des milliers de mètres cubes d'eau, la deuxième planète la plus proche de l'astre solaire peut en effet sembler inhospitalière pour qui veut y construire sa maison.

 

Mais détrompez-vous ! A mesure que l'on s'élève au dessus de la surface de Vénus, l'air devient rapidement plus vivable. Après 50 kilomètres, on atteint le climat approprié pour une habitation humaine : des températures dignes d'un climat méditerranéen et une pression atmosphérique très convenable.

Si une ville flottante devait un jour être construite, l'endroit semble donc tout approprié. Croyez-le ou non, un projet de ville flottante ne relève pas tant de la science fiction. A la fois scientifique et auteur de science fiction, Geoffrey Landis a publié un document baptisé "Coloniser Venus" à la conférence de l'exploration humaine et des technologies de l'espace, qui s'est tenue au Nouveau Mexique en 2003. Partant du principe que de l'air respirable par les humains est présent dans l'atmosphère de Vénus (constituée de dioxyde de carbone), celui-ci pourrait être utilisé comme gaz par un dirigeable afin de s'élever dans les airs, comme avec de l'hélium dans notre atmosphère terrestre bien plus fine. 
 

 


 

 

Un collectif de scientifiques et d'auteurs de science fiction a longuement débattu de cette hypothèse sur le blog "Selenian Boondocks", que son fondateur Jonathan Goff décrit comme "un lieu créé pour parler de l'espace, de sa technologie, son économie, et son aménagement". Le problème majeur que pourrait rencontrer une colonie lunaire ou martienne est le fait que les os et la chair d'un astronaute se détériorent sous l'effet d'une gravité trop basse. Personne n'a encore pu déterminer quel taux de gravité permet à un organisme humain de ne pas se détériorer, mais la gravité de Venus est à coup sur la plus voisine de celle de la Terre : elle est environ de 9 sur une échelle de 10.

La gravité de la planète Mars est quant à elle inférieur de deux tiers à celle de la Terre, et celle de la Lune équivaut à un sixième. La pression atmosphérique est aussi un élément crucial. Tentez d'imaginer la différence entre le fait de crever un pneu de voiture et laisser l'air s'échapper progressivement d'un ballon de baudruche à moitié gonflé... Les gaz recherchent l'équilibre.

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