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L'arrêté relatif aux épandages aériens de pesticides, publié ce jour, fixe un périmètre de « sécurité » d'à peine 50 mètres entre la parcelle traité et les lieux de vie. Effectués avec des aéronefs ou hélicoptères, le respect de ces 50 mètres est totalement illusoire mais semble contenter les tenants d'une écologie hors-sol.

Entre le 23 juin et le 15 juillet un projet d'arrêté, visant à définir les conditions des épandages aériens de produits phytosanitaires était soumis à la consultation du grand public.

Plus de 18 000 personnes ont envoyé un courriel au ministre de l'agriculture (via la cyberpétition mise en place par Agir pour l'Environnement) afin de réclamer une véritable interdiction des épandages aériens de pesticides ou à tout le monde la définition de normes réglementaires visant à limiter drastiquement les risques pour la santé des riverains. Plus de 99.8% des avis émis s'opposait aux épandages aériens.

Entre le projet d'arrêté soumis à consultation et l'arrêté publié ce jour au Journal officiel, seul l'article 3 a été modifié. Cet article définissait un « danger » justifiant le recours aux épandages, à savoir « la hauteur des végétaux, la pente ou le dévers des parcelles ». Au terme d'une forte mobilisation citoyenne qui aura vu 99,8% des citoyens s'exprimer en faveur d'une interdiction stricte des épandages, un agriculteur pourra recourir aux épandages aériens de pesticides sans que la notion de danger soit clairement définie dans l'arrêté publié.

L'arrêté fixe donc un périmètre de « sécurité » d'à peine 50 mètres entre la parcelle traité et les lieux de vie. Effectués avec des aéronefs ou hélicoptères, le respect de ces 50 mètres est totalement illusoire mais semble contenter les tenants d'une écologie hors-sol. Sur le papier, les ministères de l'Écologie et de l'Agriculture protègent donc les riverains. En réalité, ils ne protègent que les intérêts bien compris du lobby des pesticides.

Pour Agir pour l'Environnement, l'autorisation de recourir aux épandages aériens de pesticides est un scandale sanitaire qui se double d'un scandale démocratique. La consultation mise en place par le gouvernement n'était qu'une illusion démocratique au service du lobby des pesticides.