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Son remède contre le sida, les labos n'en veulent pas

Publié par David Jarry - Webmaster sur 29 Septembre 2014, 18:03pm

Catégories : #Santé

 
© Arnaud Meyer pour Capital
Doux dingue ou vrai inventeur ? Ce retraité de l'industrie pharmaceutique est convaincu d'avoir fait une découverte thérapeutique. Mais qui, selon lui, casserait le business des grands labos.

Tout a commencé dans les années 1980. Mordu d'alpinisme, Robert Vachy s'était bricolé une crème solaire dans sa cuisine. A l'époque patron de la R & D chez Sandoz, il s'est aperçu que son onguent ne protégeait pas que des UV : il était aussi efficace contre l'herpès labial. Le montagnard n'était pas au bout de ses surprises. Après avoir fondé son propre laboratoire, il a ensuite identifié la molécule agissante et observé ses talents de tueur de virus, de la grippe jusqu'au sida. Une découverte miracle ? Plutôt le début du cauchemar. Car, depuis, cet ingénieur chimiste cherche en vain les financements pour développer un médicament, le tester et obtenir une AMM, une autorisation de mise sur le marché. Il a dilapidé ses économies, vendu son appartement de Montmartre. Il a demandé des fonds pour son petit labo. Frappé à la porte des géants de la pharmacie pour qu'ils prennent le relais. Tous ont décliné. Aujourd'hui encore, à 81 ans, il ne baisse pas les bras.

Revenons à sa molécule miracle, l'Amovir. Elle aurait pour effet d'attaquer la membrane de ce que l'on appelle les «virus enveloppés», avant qu'ils ne contaminent les cellules humaines. Il s'agit d'un virocide, très différent par exemple des trithérapies contre le sida, qui bloquent le développement des agents pathogènes, mais sans les détruire. L'histoire peut sembler un peu trop belle pour être vraie. D'autant que le sieur Vachy est un inconnu dans le monde des publications scientifiques. Pourtant, dès 1995, Françoise Barré-Sinoussi, Prix Nobel de médecine, a pu tester l'Amovir dans son labo de l'Institut Pasteur. Résultat : à de très faibles concentrations (0,5 à 1%), ce produit a détruit plus de 99,99% des virus contenus dans la culture soumise à l'expérimentation. Un seul VIH, sur un million, a survécu. «Avec son virocide, Vachy a découvert une voie nouvelle qui semble extrêmement prometteuse», confirme à Capital Jean-Claude Chermann, codécouvreur du virus du sida avec Françoise Barré-Sinoussi. Pourquoi les «big pharma» méprisent-ils alors ces travaux ? Pour une histoire de gros sous, croit pouvoir affirmer l'inventeur.

Les traitements actuels du sida rapportent 70.000 euros par an et par patient, payés par la Sécu. Sa molécule, elle, ne coûterait que quelques euros. En 1998, les Laboratoires Pierre Fabre ont en tout cas refusé de s'y intéresser. «Cet antivirus contient un conservateur extrêmement toxique», a avancé le labo pour justifier son refus. «A des doses 250.000 fois supérieures, peut-être», rétorque Robert Vachy, en rappelant qu'il s'agit du conservateur le plus utilisé par l'industrie alimentaire. Refus aussi de Sanof en 2010, le sida n'étant pas au cœur de sa stratégie, ou encore d'Urgo en 2013 pour le seul traitement de l'herpès.

Fin de l'histoire ? Robert Vachy compte sur le soutien du médecin-chercheur Patrick Curmi, directeur de l'Unité 829 de l'Inserm et vice-président du Genopole d'Evry pour trouver enfin l'argent nécessaire. «15 millions suffiraient pour mettre au point quatre variantes capables de soigner le sida, l'herpès, la grippe et les hépatites», calcule le docteur Curmi. Le tandem va présenter son projet à l'Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales. Compte tenu de la situation en Afrique, Robert Vachy veut tester sa trouvaille sur l'Ebola (un autre virus enveloppé), et demander une autorisation temporaire d'utilisation en cas de résultats concluants.

Etienne  Gingembre

© Capital

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med 18/11/2014 13:27

Je mets tout ça sous réserve car à ma connaissance aucun virus du sida n'a été proprement observer et identifier alors comment ont-ils pu mettre dans un bacille de culture donc ...! ? Attention.

Yann 30/09/2014 09:48

Je me méfie toujours de ceux qui prétendent avoir découvert le médicament miracle. Mais si ce qu'il prétend est vrai, il pourrait faire fortune dans les pays émergeant comme l'Inde ou le Brésil. Il pourrait breveter son médicament et le développer en Afrique où sévit une vrai épidémie de SIDA.

Toto75 30/09/2014 00:28

Après tant d'années d'échecs il veut encore faire de l'argent avec ? il ne vaut pas mieux que les laboratoires ! Si il pensait à l'humanité il publierait ses travaux.

Gabriel 29/09/2014 20:44

Il y a un moment ou il faut savoir faire une croix sur une fortune espérée et balancer ses connaissances dans le domaine publique.des laborantin du monde entier s' en chargeront. Je ne crois pas à sa molecule miracle.c'est comme les illuminés avec leur fusion froide.

gwendal 29/09/2014 23:59

C'est sur que s'il essaye de récupérer ses économies et le montant de sa maison vendue, par la méthode traditionnelle (financement labo + retombées éco + brevet), il va se casser les dents!
Mais il peut tout récupérer (et même plus) en mettant, comme tu le dis Gabriel, toutes ses recherches dans le domaine public (internet, conférence à 20€ la place pour rembourser les salles) ...et en disant juste aux gens qui seront guéris "Envoyez-moi 1€ par chèque ou en timbres après votre guérison, svp"...
Si ce qu'il affirme est exact, il est sur de réussir ...à propager la guérison et a retrouver ce qu'il a perdu.

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