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Déforestation : Greenpeace dénonce l’exportation de bois illégal d’Amazonie vers la France

Publié par David Jarry - Webmaster sur 21 Octobre 2014, 15:38pm

Catégories : #Environnement

Une nouvelle enquête menée par Greenpeace dénonce les activités frauduleuse de l’industrie du bois dans l’État amazonien du Para. Selon l’organisation, trois scieries exporteraient actuellement du bois d’origine illégale vers la France, la Belgique, la Suède et les Pays-Bas.

C’est un nouveau signal d’alarme que vient de tirer l’organisation Greenpeace. Un signal d’alarme dénonçant les travers de l’industrie du bois. Selon l’ONG, des arbres abattus de manière tout à fait clandestine en Amazonie brésilienne seraient acheminés la nuit par des camions vers des scieries frauduleuses. Les structures les exporteraient ensuite en toute légalité vers quatre pays d’Europe : la France, la Belgique, la Suède et les Pays-Bas.

Pour en arriver à de telles révélations, une équipe de Greenpeace s’est rendue directement à la source pour mener un véritable travail d’investigation. Son enquête a été réalisée auprès de trois scieries de l’État amazonien du Para : Rainbow Trading, Comercial de Madeiras Odani et Sabugy Madeiras. Situé au nord du Brésil, le Para est l’Etat qui à ce jour produit et exporte le plus de bois d’Amazonie.

En quête de vérité, l’équipe de Greenpeace n’a pas hésité à cacher des sortes de GPS sous les camions-grumiers, destinés au transport des arbres abattus. Une manière pour les enquêteurs de surveiller leur trajet. Contre toute attente, les résultats de cette opération indiquent que ces camions viennent charger des grumes dans une forêt publique pourtant exempte d’autorisation de coupes.

Trafic bois illégal Amazonie

Grâce à une nouvelle enquête, Greenpeace a mis en évidence un trafic de bois illégal en Amazonie.

 

Ces véhicules effectuent aussi des rotations nocturnes pour aller fournir en bois les trois scieries. En allant contrôler de plus près cette affaire, les enquêteurs se sont aperçus qu’aucun papier officiel n’était capable de garantir l’origine légale du bois. « Rainbow Trading s’approvisionne officiellement auprès de 5 exploitations privées légales, et bénéficie à ce titre de documents légaux de détention et transports de grumes », explique Greenpeace.

Mais trois d’entre elles sont en réalité « inactives et des irrégularités généralement liées à des activités illégales ont été détectées sur les deux autres ». Les données montrent que Rainbow Trading s’est approvisionnée auprès de trois scieries. Or « aucune de ces scieries n’est autorisée à vendre du bois : le gouvernement fédéral ayant suspendu leurs immatriculations », accuse l’ONG sur son site.

« Rainbow Trading utilise vraisemblablement ces documents pseudo-légaux pour blanchir les grumes livrées nuitamment, en provenance d’une zone de coupe illégale. Et une fois dotée de ces documents, maquillés de “légalité”, le bois scié peut partir n’importe où, y compris à l’exportation… », poursuit-elle.

Suite aux accusations de Greenpeace, l’AFP a effectué mardi un survol de la zone concernée et a pu voir « plusieurs clairières et routes ouvertes dans la forêt ». « Ce sont de petites zones qui mettent du temps à apparaître et les images satellites ne les détectent pas », a précisé le reporter AFPTV.

Cette réalité est d’autant plus préoccupante que le bois de ces scieries est exporté partout dans le monde, y compris en France. Le rapport de l’organisation indique en effet que « de janvier à août 2014 la France, la Belgique, la Hollande et la Suède ont eu une relation commerciale directe avec trois de ces scieries ».

« D’après nos informations, Rainbow Trading a notamment exporté en France cette année. Au total, ce sont 8 livraisons de ce bois éminemment suspect qui sont passées entre les (bien trop larges) mailles du filet », ajoute l’ONG. Selon Marina Lacorte, porte-parole de Greenpeace, le ministère de l’Environnement brésilien a délégué depuis 2006 la responsabilité de l’exploitation forestière aux Etats fédérés.

Or, ces derniers auraient tendance à fermer les yeux voire encourager la déforestation. En ce sens, Greenpeace a interpellé le gouvernement brésilien afin que celui-ci reprenne de nouveau le contrôle de l’exploitation forestière. L’organisation a également appelé les autorités françaises à réaliser une enquête sur les importations effectuées auprès de la société Rainbow Trading et les importateurs français à renforcer les procédures.

Source : Maxisciences

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Fifi 22/10/2014 14:36

Éternel problème qui nous fait perdre chaque jours un peu plus de la diversité de mère nature. Pour rappel le poumon de la planète est l'ensemble des océans et mers

gwendal 22/10/2014 00:25

On sait que la déforestation (ne pas confondre bien sur avec une exploitation raisonnée et donc raisonnable) est une catastrophe depuis déjà longtemps!
Alors il n'y a qu'une seule conclusion possible pour ceux qui continuent a le faire: ils n'ont pas de conscience! C'est ceux que la psychiatrie appelle "psychopathes"...
Et le problème est que les faiseurs de lois ne prennent aucune mesure contre eux puisque les états sous-estiment leur nombre...et leur capacité de nuisance (ils ont des postes adéquat pour nuire, car tout n'est "qu'utilitaire" pour eux)!

marie 21/10/2014 22:22

quel grave danger d'exploiter les forêts , les poumons de la terre !

Claude RAVEL 21/10/2014 20:43

Ah ! s'il y avait seulement que le Brésil !!!!!!!!!!!!!! Venez au Pérou pour observer le va et vient continuel des camions , chargés de grumes , de planches , de poutres . Dans quelques temps il ne restera plus rien de cette partie du monde , le poumon de la Planète . Allez dormons tranquille en attendant de mourir par manque d'oxygène .................. Cela doit ètre une douce mort , puisque énormément de personnes s'en foutent !!!!!!!!!!!!!!!

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