Le Nouveau Paradigme

Le Nouveau Paradigme

Commencer à penser par soi même c'est déjà faire partie de la solution


La moitié des systèmes essentiels à la stabilité de la planète sont désormais compromis

Publié par David Jarry - Webmaster sur 16 Janvier 2015, 20:56pm

Catégories : #Environnement

La moitié des systèmes essentiels à la stabilité de la planète sont désormais compromis

La mise à jour des recherches qui tentent de fixer de nouveaux seuils ou points de basculement au-delà duquel il y aura des changements irréversibles dans l'environnement mondial a été publié aujourd'hui dans la revue Science. 

Près de la moitié des processus essentiels au maintien de la stabilité de la planète sont aujourd'hui gravement compromis par l'activité humaine. C'est ce que révèle cette nouvelle étude conduite par une équipe internationale de 18 chercheurs et qui apporte de nouvelles preuves de changements significatifs dans les quatre des neuf systèmes qui régissent la biosphère terrestre. 

Les plus gravement touchés sont les cycle de l'azote et du phosphore qui sont essentiels à la vie, et plus particulièrement pour la production alimentaire et le maintien d'une eau propre.

«Les gens dépendent de la nourriture, et la production alimentaire dépend de l'eau" explique le professeur Elena Bennett de l'Université McGill qui a contribué à l'étude sur le cycle de l'azote et de phosphore. 

"Les nouvelles données montrent que notre capacité à produire suffisamment de nourriture  et d'avoir accès à une eau potable et propre pour les besoins alimentaires et hygiénique de l'homme dans un proche avenir sont désormais gravement compromis"

Le problème du phosphore soulève deux questions

La première est que le phosphore, utilisé mondialement comme engrais agricole est une ressource à quantité limitée.  Près de 90% de toutes les réserves de phosphore connus se trouvent dans trois pays seulement, la grande majorité se trouve au Maroc, puis la Chine, et enfin en Algérie .

La deuxième est que l'excès d'engrais phosphoré dans les surfaces agricoles polluent gravement les lacs et les riviéres alentours et peut avoir des effets désastreux sur l'eau environnante. Elle peut conduire à la croissance soudaine d'algues qui peuvent causer le déclin ou la mort de micro-organismes et produire des toxines dangereuses pour les personnes ou les animaux.

Pour exemples:

"Environ un demi-million d'habitants de la ville de Tolède en Espagne ont découvert cet été que l'eau du robinet été contaminé par une toxine appelée microcystine , ou encore au Québec, qui en 2007 déjà déclarait que plus de 75 lacs étaient touchés par des toxines produites par des algues bleues ou vertes . 

Ce genre de problèmes est susceptible de devenir beaucoup plus fréquent aujourd'hui et nous devrons faire face à des situations de stress hydriques de plus en plus souvent.

Sur le front du climat, les auteurs estiment que la concentration atmosphérique de dioxyde de carbone (CO2) ne doit pas dépasser une valeur située entre 350 parties par million (ppm) et 450 ppm. La teneur moyenne actuelle est d’environ 400 ppm, soit au beau milieu de la ligne rouge. 

« Il y a une marge d’incertitude importante, dit le climatologue Will Steffen de l'université nationale australienne. Au dessus de 350 ppm il y a une augmentation du risque d’effets dommageables dans certaines régions du monde, comme ce que l’on peut déjà observer avec les canicules ou les sécheresses qui touchent fréquemment l' Australie par exemple. Au-dessus de 450 ppm, les impacts toucheront l’ensemble du globe. »

Ainsi, selon Johan Rockström, coauteur de l’étude, l’objectif des deux degrés de réchauffement représentent déjà des risques significatifs pour les sociétés humaines partout sur la Terre .

L'érosion de la biodiversité

L’actuelle érosion de la biodiversité est sans appel. Les auteurs estiment que la diversité du vivant peut s’éroder à un rythme de 10 par an sur un capital d’un million d'espèces, sans impacts majeurs pour les société humaines. Cette limite est actuellement largement dépassée , elle est 10 à 100 fois supérieur et a le potentiel de conduire le système-Terre dans un nouvel état

Le changement d’usage des sols

Étroitement lié à la perte de biodiversité, le changement rapide d’usage des sols est, lui aussi considéré globalement hors limite. Les chercheurs estiment qu’il faudrait conserver 75 % de couvert forestier mondial et il est de 60 % actuellement. 

Quatre frontières semblent donc avoir été franchi, et l'humanité est aujourd'hui dans une zone de danger: le changement climatique, la perte de la biodiversité et l'extinction des espèces , le changement d'usage des sols, et les cycles biogéochimiques ont été gravement modifiés .

Cette situation soulève de graves questions pour les sociétés actuelles et risque de déstabiliser irréversiblement le système terrestre , les interactions complexes des terres avec l'océan, l'atmosphère, et les calottes glaciaires sont aujourd'hui toutes touchées par l'activité humaine.

Pour rappel l'activité humaine à déjà gravement touché les cycles naturels


 

  • Du climat (changement climatique)
  • De la biodiversité ( perte de la biodiversité extinction des espèces )
  • Du niveau d'ozone stratosphérique
  • De l'acidification des océans
  • Des Flux biogéochimiques (cycles du phosphore et de l'azote)
  • De l'affectation des sols ( agriculture intensive et déforestation)
  • De L'utilisation de l'eau douce
  • Des niveaux d' Aérosols atmosphériques comme le co2 et les autres composés
  • Enfin elle a introduit dans la biosphére de nouveaux éléments non présent naturellement (polluants organiques, matières radioactives, nanomatériaux, micro-plastiques).



Bref nous nous abaissons à nos sourires bien alignés telle la forme choisie dans nos plus belles publicités.

Mais bien pire nous avons tous abandonnés nos propres enfants à ce consumérisme débilisant généralisé, obéissant probablement par nos comportements à un ordre psycho-organique dont nous devons admettre les défaillances cérébrales empreintes d'une logique presque totalement dépourvue, dans son sens stricto sensu, de raison.

© Nature Alerte

Commenter cet article

marie 16/01/2015 21:51

excellent blog David
tout est cité et je vois le déclin de notre planète

Nous sommes sociaux !

Articles récents