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Le Charles de Gaulle entre en guerre contre l'Etat islamique

Publié par David Jarry - Webmaster sur 23 Février 2015, 21:46pm

Catégories : #Société

Le porte-avions va prendre part aux opérations de la coalition internationale.

Le porte-avion Charles de Gaulle à Toulon PATRICK VALASSERIS / AFP Le porte-avion Charles de Gaulle à Toulon PATRICK VALASSERIS / AFP
 

La France a engagé lundi 23 février son porte-avions Charles de Gaulle dans les opérations de la coalition internationale contre le groupe Etat islamique (EI) en Irak, a-t-on indiqué dans l'entourage du ministre français de la Défense.

"L'intégration du Charles de Gaulle dans l'opération (française) Chammal (en Irak) débute ce matin", a déclaré un membre de l'entourage de Jean-Yves Le Drian qui s'apprêtait à rejoindre le porte-avions.

Les premiers avions de chasse Rafale ont décollé en début de matinée du Charles de Gaulle, qui croise à 120 milles nautiques (200 kilomètres) au nord de Bahreïn dans le Golfe, en direction de l'Irak.

Plusieurs semaines dans le Golfe

Ils devaient rejoindre leurs objectifs en une heure et demi de vol environ, soit deux fois moins que depuis la base d'Al-Dhafra, aux Emirats arabes unis, qui est utilisée par l'armée de l'air française.

Le Charles de Gaulle, parti le 13 janvier de Toulon (sud de la France) pour une mission d'environ cinq mois, sera engagé pendant plusieurs semaines dans le Golfe, au côté du porte-avions USS Carl Vinson, dans le cadre de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, a-t-on indiqué de source militaire française. Le porte-avions poursuivra ensuite sa route vers l'Inde.

Avec douze Rafale et neuf Super Etendard modernisés embarqués, il va plus que doubler le dispositif français dans la région, qui s'appuie sur neuf avions Rafale aux Emirats et six Mirage 2000D en Jordanie.

Depuis la mi-septembre 2014, les avions de chasse français ont effectué une centaine de missions de reconnaissance et autant de missions de frappes en Irak, en appui des forces irakiennes et des peshmergas kurdes qui combattent l'EI sur le terrain, indique-t-on dans l'entourage du ministre.

Ralentir l'Etat islamique dans sa course 

La France est ainsi, avec l'Australie, l'un des principaux contributeurs militaires de la coalition de 32 pays partenaires contre l'EI, loin toutefois derrière les Etats-Unis qui réalisent le gros des opérations. La coalition a mené depuis août 2014 plus de 2.000 frappes en Irak et en Syrie. Les chasseurs français interviennent côté irakien uniquement, Paris estimant qu'un engagement en Syrie pourrait renforcer le régime de Bachar al-Assad face aux rebelles et aux islamistes.

La campagne de bombardements vise à ralentir l'EI dans sa course en détruisant dépôts de munitions, véhicules et puits de pétrole, force de frappe financière du groupe djihadiste. Parallèlement, les pays de la coalition, qui excluent l'envoi de combattants au sol, ont engagé des missions de conseil et d'entraînement auprès de l'armée irakienne afin de l'aider à se reconstituer après sa débandade de l'été dernier face à l'EI.

L'état-major américain espère ainsi que les forces irakiennes seront en mesure de lancer une offensive terrestre sur la ville stratégique de Mossoul (nord) en avril-mai, avant le ramadan et les grandes chaleurs de l'été.

Pour les épauler, les Etats-Unis ont déployé 1.830 conseillers sur le terrain. La France a dépêché de son côté une cinquantaine de conseillers, notamment auprès de l'état-major à Bagdad, auxquels s'ajoutent quelques dizaines d'hommes des forces spéciales.

2.000 hommes à bord 

Le Charles de Gaulle, véritable base aérienne flottante, est accompagné d'un sous-marin nucléaire d'attaque, d'une frégate de défense anti-aérienne (Chevalier Paul) et d'une autre anti sous-marine (le bâtiment britannique Kent), ainsi que d'un pétrolier ravitailleur, soit quelque 2.700 marins embarqués, dont 2.000 pour le seul porte-avions.

Au total, quelque 3.500 soldats français sont engagés dans Chammal, soit autant que dans l'opération Barkhane en Afrique, autre théâtre majeur sur le front antidjihadiste.

S'y ajoutent quelques 10.000 militaires mobilisés en France depuis les attentats de janvier contre l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo et un supermarché casher pour protéger des lieux publics et sites sensibles, notamment juifs.

L'Obs avec AFP

Commenter cet article

christian 24/02/2015 20:20

Vos impôts vont augmenter ,déplacer ce navire coute très très cher

nours77 24/02/2015 14:55

Marrant, surtout quand on sait que tous les boulets de la marines sont réunit sur ce bateau, qu il doit avoir a certains endroits plus de peinture que de métal, que tout l équipement interne vient de l équipement en fin de vie des autres bateaux de l armé française...

Yann 25/02/2015 08:57

En effet, entre les boulets de la royale, l'équipement pourri et les défauts de coque on se demande même comment il flotte encore. c'est vrai quoi, c'est pas comme si la construction navale était un domaine d'expertise en France. Même, on se demande comment il peut conduire ses missions avec succès depuis sa mise à l'eau, c'est très étrange.

Gabriel 24/02/2015 09:38

En ces temps de disette budgétaire, si par solidarité les juifs français pouvaient éviter de se rendre dans des synagogues pendant quelques mois ( ce qui n'est vraiment pas utile au bien commun....ça ne sert a rien, mais alors à tien ) cela permettrait deux économies : celle fe la vie de nos soldats qui sont ainsi des cibles faciles et une substantielle économie budgétaire. ..mais bon, faut pas rêver. L'extremisme a encore de brau jours devant lui...

Yann 24/02/2015 08:20

Quelle mascarade exactement ?

Yann 25/02/2015 08:44

Wow ! on sent l'expert !

gwendal 24/02/2015 23:53

Associer le nom de Charles De Gaule avec ce machin flottant...
-dont le pont d'envol a du être allongé vu que ça avait (comme souvent dans l'administration) déjà merdé à la conception
-dont la quille a du être changée car mal conçue (elle aussi) et mal fixée
-dont, comme le dit ...nours77... il doit y avoir (comme sur nombre d'autres navires de la Marine Nationale Française) plus de peinture à certains endroits (y-compris sous la ligne de flotaison, comme sur des frégates ou chasseurs de mines...) que d'acier
-dont les lieux de vie sont souvent mal conçus et trops petits (déjà le cas sur le Clémenceau) autant en superficie dédiée que dans la prise en compte de la hauteur des Marins
-dont les hélices ont dues être changées ...encore à cause d'un défaut de conception
...tout cela fait que ce machin flottant n'aurait jamais du avoir le nom de Charles De Gaulle!

gwendal 23/02/2015 23:18

Mêler le grand homme Charles De Gaulle à cette mascarade fait vraiment pitié...
Le plus gênant serait qu'il soit coulé... vu qu'on n'en a pas d'autre, oups!

Yann 25/02/2015 09:05

ça ne va pas être facile de le couler puisque la conception très cloisonnée de la coque et de ses systèmes de sécurité avancés (lutte contre les incendies notamment), en font un bâtiment pouvant continuer le combat après avoir encaissé plusieurs torpilles et missiles.

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