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VIH : le Truvada, jugé efficace, bientôt en commerces!

Publié par David Jarry - Webmaster sur 24 Février 2015, 22:02pm

Catégories : #Santé

VIH : le Truvada, jugé efficace, bientôt en commerces!

Prendre un médicament avant et après l’amour pour réduire fortement les risques d’infection au VIH (prophylaxie pré-exposition ou « Prep »), ce sera bientôt possible. C’est en direct de la Conference on Retroviruses and Opportunistic Infections (CROI) que trois experts français l’ont confirmé – Jean-Michel Molina, investigateur principal de l’essai Ipergay, Jean-François Delfraissy, directeur de l’Agence nationale de recherches sur le sida (ANRS) et Bruno Spire, président de l’association Aides.

Ces résultats confirment les chiffres annoncés en octobre dernier. La prise de Truvada avant et après un rapport sexuel à risque a permis de réduire de 86% le risque d’infection au VIH. Pour le professeur Molina, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Louis de Paris, « il est peu probable que nous ayons un jour un vaccin qui protège à ce niveau-là. »

Il rappelle que l’essai comprenait, à ses débuts, deux groupes : l’un prenant le traitement et l’autre prenant un placébo, avant que le médicament ne soit donné à l’ensemble des participants. Le groupe comprend aujourd’hui 414 personnes, des gays ne portant pas toujours de préservatifs lors de rapport anaux. Ils ont en moyenne 35 ans et sont souvent célibataires.

 

UN OBJECTIF AMBITIEUX


Jean-Michel Molina a souligné l’objectif : faire baisser le nombre de contaminations chez les gays, sans cesser de promouvoir le préservatif. Il a signalé le très faible nombre d’abandons lors de l’essai et les effets indésirables peu nombreux : seuls 13% de ceux qui ont reçu du Truvada se plaignent de soucis digestifs. Quant aux effets sur la fonction rénale, ils semblent, sur cette courte durée de prise non continue (entre 16 et 20 mois) assez modérés. Restent les infections sexuellement transmissibles (IST) : elles sont très nombreuses, logiquement, chez ce groupe qui n’est fan de la capote.

Côté mise sur le marché, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) étudie la question. Les trois experts évoquent une date « autour de l’été, ou à la rentrée » pour une mise à disposition dans les pharmacies de ce médicament. Il devrait aussi être proposé sous forme générique d’ici un an environ. Il faudra aussi développer une offre de santé sexuelle adaptée, car comme le souligne Jean-Michel Molina, « il est important de ne pas relâcher les politiques de prévention qui ont fait leur preuve : utilisation systématique du préservatif, dépistages réguliers du VIH et des autres IST, et bien sûr traitement ».

http://www.tetu.com

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