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Chantier de l’élargissement de l’A9 : une fleur fait reculer les bulldozers

Publié par David Jarry - Webmaster sur 18 Mars 2015, 22:01pm

Catégories : #Environnement

La découverte d’une fleur protégée sur le chantier d’élargissement de l’autoroute A9 (entre Perpignan et La Perthus) oblige les ASF à des mesures de compensations.

Il existe près de 2 300 espèces d'euphorbes.  © Jean Tosti / CC BY-SA 3.0{C}

L'euphorbe de Terracine : vous n'avez sans doute jamais entendu parler de cette petite fleur des champs. Avec sa tige verte et ses petites fleurs jaunes, elle n’est pas particulièrement jolie. Et pourtant, elle est actuellement au centre de toutes les attentions sur le chantier d'élargissement de l'autoroute A9 entre Perpignan et le Perthus.

Cette fleur protégée a été repérée sur les lieux du chantier. « Cette espèce rare est en très forte régression » explique Emelyne Aupy, botaniste à l’association Les Ecologistes de l’Auzières, qui a été missionnée pour recenser la population sur la zone de chantier.

Emelyne Aupy, botaniste   
 

Au total, ce sont 135 euphorbes de Terracine qu'il va falloir détruire pour élargir l'autoroute. La préfecture des Pyrénées-Orientales vient de donner son accord dans un arrêté. Mais comme l’espèce est protégée (inscrite sur le livre rouge de la flore de France), la loi exige des compensations. Les Autoroutes du Sud de la France s’engagent donc à replanter ailleurs.


Des compensations qui coûtent cher

Le Conservatoire botanique méditerranéen a été chargé de récolter des graines, l'automne dernier, sur le bord de l'autoroute. « Les graines ont été expédiées à Porquerolles, dans le Var, pour être étudiées » explique James Molina, du conservatoire. Les euphorbes seront replantées à Tresserre, sur un terrain de 2,5 hectares acheté par les ASF, et qui sera géré le Conservatoire des espèces naturelles.

Par ailleurs, une centaine d'autres pieds d’euphorbes ont également été recensés à proximité du chantier, les ASF s'engagent à les protéger avec des barrières, pour éviter qu'elles ne soient écrasées par les pelleteuses et les bulldozers.

Ce genre de procédure coûte cher, l'agglomération de Perpignan peut en témoigner. Elle a rencontré exactement la même mésaventure, avec la même fleur, en 2005, lors de l'aménagement du pôle nautique  de Canet. Les mesures de compensation avaient coûté deux millions d'euros

http://www.francebleu.fr

Commenter cet article

Kaz 19/03/2015 09:08

En meme temps c'est bien normal de faire qque chose pour l'environnement. Je suis surtout étonné par le prix des mesures de compensation... 2 millions pour mettre des barrières de protection et replanter des fleurs ça me parait cher....

sand 19/03/2015 09:45

Tout à fait d'accord! Les fleurs ont bon dos, et il semble que des personnes mal attentionnées s'en mettent pleins les poches

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