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France: Charente et Charente-Maritime : c'est l'hécatombe dans les ruches d'abeilles

Publié par David Jarry - Webmaster sur 11 Mars 2015, 18:20pm

Catégories : #Environnement

France: Charente et Charente-Maritime : c'est l'hécatombe dans les ruches d'abeilles

Un désastre. Apicultrices à Richemont (Charente), Isabelle Geay et Isabelle Garnier oscillent entre la tristesse et la colère. À la sortie de l'hiver, la première a découvert une mortalité de 100 % dans ses six ruches, en contrebas de sa maison. Seulement 9 des 27 ruches de la deuxième, semées autour de Cognac (Charente), sont encore actives, mais fragiles. 

Les malheurs des abeilles ne sont pas nouveaux. « Il y a vingt ans, on posait un rucher au fond du jardin, sans s'en occuper, on récoltait 80 kg de miel. Aujourd'hui, si on arrive à 12 kg, on est content », relève Isabelle Garnier. Mais l'ampleur de cette mortalité hivernale, habituellement située autour de 5 %, est inédite.

Le phénomène n'est pas isolé. Adhérente du syndicat apicole de Charente-Maritime, Isabelle Geay participait le 28 février à une réunion lors de laquelle de nombreux collègues ont fait le même constat : l'un a perdu 25 ruches sur 45, un autre, sur l'île d'Oléron, 75 % de ses 80 ruches…

Dans la foulée, le président Christian Giraudet a envoyé un courrier d'alerte à la Direction départementale des populations, ainsi qu'à la ministre de l'Écologie, Ségolène Royal et celui de l'agriculture, Stéphane Le Foll.

La mortalité a atteint 50 à 100 % dans certains ruchers.

La filière en est au stade du recensement et des analyses. Les symptômes sont curieux. Isabelle Geay a retrouvé des ruchers disposant de larges réserves de nourriture, mais il ne restait qu'une poignée d'abeilles mortes. Pas de cadavres non plus au pied de leur logis. Les insectes se sont évanouis dans la nature, y compris certaines reines qui, normalement, ne quittent jamais leur nid. Isabelle Garnier en montre une, décédée à six mois, alors que sa durée de vie devrait être de trois ans.

"Les abeilles perdent la boule, c'est un peu comme si elles étaient atteintes de la maladie d'Alzheimer"
Cette longévité atteignait cinq ans il n'y a pas si longtemps. « On est extrêmement soigneuses dans nos pratiques. La seule variable qui a changé c'est l'apparition, il y a une dizaine d'années, des pesticides néonicotinoïdes, neurotoxiques et perturbateurs endocriniens qui enveloppent les semences. Les abeilles perdent la boule, c'est un peu comme si elles étaient atteintes de la maladie d'Alzheimer », pointe Isabelle Garnier.

"La floraison arrive dans un mois, qui va polliniser tout ça ?"

Dans son courrier, Christian Giraudet s'interroge sur un lien avec un traitement des pucerons sur les blés et contre la cicadelle dorée, dans les vignes. « Je ne veux pas rentrer dans le schéma des “pauvres” apiculteurs contre les agriculteurs. Ils sont les premiers touchés par les traitements. On ne parle pas du miel qu'on met sur la tartine, on pourra toujours le remplacer par de la confiture. Mais la floraison arrive dans un mois, qui va polliniser tout ça ? Est-ce qu'on va manger des cerises, des prunes, des poires cette année ? », interpelle Isabelle Garnier, qui souligne aussi le rôle « irremplaçable » des antiviraux fabriqués par les abeilles dans la médecine moderne.

Pour Isabelle Geay, l'hécatombe apicole pourrait venir « d'un effet d'accumulation des pesticides ». Elle déplorait déjà une perte à la base, puisqu'elle ne disposait que de 27 essaims assez forts pour passer l'hiver, sur un potentiel de 50 ruches.

« La durée de vie d'une abeille d'hiver est passée de 200 jours à 160. Le cycle annuel est cassé. Et, sans pollen, on n'aura pas de couvains. On est sur un fil. Aujourd'hui, on ne peut pas se taire. La solution est politique », insistent les apicultrices. Isabelle Geay formule un conseil : « Faites des réserves de miel, il va coûter cher cette année… »

Source © Sud Ouest

 

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anckou 15/03/2015 17:06

anonymous je n'accuse pas les apiculteurs je dis simplement que certains ne sont pas serieux ,et que tous nous avons notre part de responsabilité
de plus si vous ne l'avez pas compris je suis apiculteur moi même et pour info je n'ai perdu pour l'instant que 4 ruche dont deux par ma faute sur 120 visitées cette semaine

anckou 13/03/2015 21:51

la disparition des abeilles resulte de nombre de cause (maladies,parasites ,predation )mais il y a aussi une autre cause non négligeable les mauvaises pratiques apicoles et le manque de pratique et de dicernement .
c'est joli deux ou trois ruches au fond du jardin ,mais quant on ne sait pas s'en occupé c'est plus facile d'accuser les autres que d'avouer que l'on y connait rien ou pas assé,je vous passe la ruche mise a lombre pour la protéger du vent et qui choppe la nosemose,les ruches (des centaines )pas traitées contre le varroa ,la ruche mal hivernée ou morte de faim,les ruches qui essaiment ou qui bourdonnent la liste est longue mais ces pratiques mettent en danger les colonies avoisinentes
surtout avec la loque européenne ou pire americaine,et je ne parle pas de la petite bête qui arrive (aethina tumidia)deja en france d'aprés certains
et aussi merci de ne plus traité vos toutous contre les parasites avec la petite pipette car l'insecticide utilisé est du neonicotinique que vous reffusez dans vos assiettes mais que vous absorbez en masse quant vous carressez le toutou ou le greffier ,et donc vous avez votre petite dose tout les jours et oui

anonymous01 14/03/2015 22:05

Accuser les apiculteur c'est lamentable...

laurence 11/03/2015 22:57

Il n'y a pas que les pesticides en causes. Il y a les épandages aériens (chemtrails). On en parle très peu mais c'est un véritable fléau pour chaque être vivant sur cette planète.
https://www.youtube.com/watch?v=nHm_1dFvD0g

Buyse 13/03/2015 02:07

Il ne faut pas s'égarer, les plus grosses pertes ont eu lieu courant octobre, par désertion totale ou presque des ruches > CCD... Or des chaimtrails, il y en a toute l'année, les pesticides aussi mais, surtout au printemps et pendant la belle saison; des ondes électromagnétiques > toute l'année... Alors : peut-être un virus (comme la grippe chez les humains ??? Il ne faut pas oublier non plus les méfaits de l'industrialisation de l'apiculture : mélanges de races, alimentations industrielles, sur-exploitations des colonies. Etc, etc... Bref on ne sait rien pour le moment, tellement les facteurs de dérèglement sont nombreux ! La folie du bénéfice à tout prix toujours de plus plus grand...

Akawish 11/03/2015 20:52

L' artiste, Black Little, utilise avec générosité du miel pour réaliser son art. C'est une telle décadence, un total irrespect envers les abeilles et ceux qui crèvent la faim.
Je vous invite à regarder ce qu'il fait, histoire d'admirer la bêtise humaine.

george abitbol 15/03/2015 00:12

merci pour l'info, grâce à toi je vais pourvoir m'intéresser au travail de Black little ....

brigitte 11/03/2015 19:41

bonjour,
j'espère que vous aviez laissé suffisamment de miel à vos abeilles pour passer l'hiver, car le substitut au miel qui est le glucose ou autre ne possède pas les vertus protectrices du miel.
les abeilles ont droit elles aussi à une nourriture de qualité (celle qu'elles fabriquent) et non de la "malbouffe" avec les conséquences que l'on connaît.

sam 11/03/2015 19:28

Personne ( les politiques en autres) n'aura le courage de défier les lobbyistes en ouvrant grand sa gueule sur les conséquences écologiques et sanitaires de ces poisons dont on nous abreuve !

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