Le Nouveau Paradigme

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Commencer à penser par soi même c'est déjà faire partie de la solution


Mesdames, devenir Végétarienne ne sert à rien.

Publié par David Jarry - Webmaster sur 25 Mars 2015, 06:55am

Catégories : #Santé

Mesdames, devenir Végétarienne ne sert à rien.

Pourtant, ce qui est étrange, c’est que les médias, les grands journaux ou les sites spécialisés n’ont pas relayés exactement la même information que moi. En fait, ils ont même dit l’inverse !

Mais comment est-ce possible ?

  • Le Huffington Post titrait le 7 juin « Longévité : les végétariens vivent-ils plus longtemps ? »
  • Le 5 juin, Europe 1 s’enquillait d’un article choc « Les végétariens vivent plus vieux que les carnivores ».
  • L’Atlantico ou encore Slate publiait des titres du même acabit « Les végétariens vivent plus longtemps que les carnivores ».

Tous ces médias ne relaient qu’une seule information, toujours la même, et toujours colportée par les mêmes chiffres sensationnels.

Les végétariens, hommes et femmes confondus, auraient 12% de risques de mortalité en moins (toutes causes confondues) que les mangeurs de viande.

C’est bien le résultat majeur de cette fameuse étude étalée sur une durée de 6 ans avec plus de 73.000 participants.

J’en reviens donc à mon titre, mesdames, cela ne servirait strictement à rien de commencer un régime végétarien selon les résultats de cette étude, qui a l’air d’être plus que sérieuse.

Il faut se pencher quelque instant sur cette étude scientifique pour en cerner toutes les subtilités et mieux comprendre le choix de mon titre, et surtout pourquoi je persiste (oui, il faut lire l’article jusqu’au bout mesdames).

Les végétariens sur un piédestal !

L’étude a été conduite par 8 scientifiques sur une cohorte de plus de 73.000 religieux, des adventistes du 7ème jour exactement. L’objectif de l’étude était « d’évaluer l’association entre les différents végétarismes et la mortalité ».

Pour répondre à cette problématique, les chercheurs ont donc suivi un échantillon titanesque d’individus pendant 70 mois en relevant pour chaque individu :

  • Son régime alimentaire
  • La cause de sa mort

Ainsi que des dizaines d’autres facteurs comme le tour de taille, l’âge, le sexe, la profession, l’activité physique, le tabagisme, etc (la liste complète des facteurs est disponible dans l’étude).

La 1ère remarque qu’il est impératif d’intégrer pour mieux comprendre la portée de cette étude, c’est une étude épidémiologique.

Une étude épidémiologique de plus

Les chercheurs l’annoncent pourtant dès le début de l’étude, il tenter d’évaluer une « association » entre une variable X (le régime alimentaire) et Y (les causes de mortalité) afin de répondre à l’éternelle question :

Faut-il devenir végétarien pour sauver sa santé (et la planète, mais c’est en option) ?

Les résultats de cette publication scientifique, et notamment les 12% de risques de mortalité en moins pour les végétariens, ne sont en réalité absolument pas prouvé. C’est impossible, ce n’est qu’une hypothèse, une théorie écrite sur 8 pages d’un coin de table, rien de plus.

Les chercheurs peuvent simplement dire qu’ils observent une association entre un régime alimentaire particulier, le végétarisme (et encore, on va voir par la suite que les chercheurs ne se sont pas trop foulés pour définir ce terme), et le taux de mortalité. Ils ne peuvent en aucun cas faire un lien de causalité entre les variables qu’ils ont choisi.

A la lumière de ces résultats, il convient d’en tirer des conclusions (ce qu’ils ont fait) afin d’établir des hypothèses de travail pour les vérifier dans des études bien spécifiques (des études cliniques, randomisées en double aveugle, par exemple).

D’ailleurs, les auteurs de l’étude indiquent eux même que leurs résultats doivent être « considérés avec prudence par les personnes en charge de programme diététique »

Je vous propose maintenant une analyse détaillée de cette étude, les méthodes utilisées par les auteurs seront détaillées ainsi que les principaux résultats avec comme toujours une enquête de bureau sur les conflits d’intérêts existants.

Les végétariens mangent de la viande, selon les auteurs

Tous les médias scandent en cœur (et en boucle) « Les végétariens vivent plus longtemps… »

Les végétariens. Mais c’est quoi être végétarien ?

Une personne qui ne mange plus de poisson ni de viande se définit comme étant végétarien. Cette personne peut alors manger des œufs, des produits laitiers, des légumes et des fruits. D’ailleurs, un lacto-ovo végétarien est en réalité un synonyme du végétarien de base. Les préfixe « ovo » et « lacto » signifie qu’il peut manger soit des œufs, soit des produits laitiers.

On peut également être un pesco-végétarien, où le poisson est toléré. On peut aussi adhérer au mouvement végétalien (ou vegan en anglais) où ni les œufs ni les produits laitiers sont tolérés (ainsi que tous les produits qui résultent de l’exploitation animale)

Maintenant que vous êtes bien informés, revenons sur notre étude qui fait le buzz et sur les 5 catégories de régimes alimentaires choisis par nos scientifiques. Les voici :

  1. Les végétaliens
  2. Les lacto-ovo-végétariens (autrement dit, les végétariens de base)
  3. Les pesco-végétarien
  4. Les semi-végétariens (tiens des nouveaux !)
  5. Les non-végétariens (les omnivores, les carnivores ou les deux !)

Première bizarrerie, les auteurs de l’étude ont créé une catégorie intermédiaire entre les végétariens et les omnivores : les semi-végétariens.

Selon les auteurs, tous les participants de l’étude qui mangent au maximum 4 fois par mois du poisson ou de la viande avec au moins une fois par mois de la viande, rentrent dans cette catégorie.

Pour être classé comme étant « non-végétarien », il faut manger au minimum 4 fois par mois de la viande ou du poisson avec au moins une fois par mois de la viande. Jusque-là, c’est pas trop mal (sauf pour notre catégorie chimérique).

Le plus intéressant concerne les végétariens, les vrais, ceux qui sont définis comme n’ingérant aucune viande ni aucun poisson et parfois aucun produit laitier ni œuf pour les végétaliens. Pourtant, les auteurs ne le voient pas de cette oreille, car les végétaliens peuvent manger de la viande, du poisson, des œufs et des produits laitiers au maximum une fois par mois.

On constate la même chose pour les lacto-ovo-végétarien, qui ont le droit de s’empiffrer un bon steak et une bonne papillote au moins une fois par mois, car faut pas déconner quand même, les auteurs sont tolérants mais pas neuneu !

Pour être un pesco-végétarien dans notre étude, il faut manger au moins une fois par mois du poisson et vous avez également le droit de craquer pour une bonne grillade une fois par mois (dieu est pardon n’est-ce pas ?).

C’est tellement compliqué cette histoire de maximum de marlin aux herbes et de minimum de bœuf au poivre que je vous résume le tout dans le tableau suivant :

vegetarien-vegetalien-pesco-ovo-lacto

Donc maintenant vous comprenez la même chose que moi :

Ce sont bien les lacto-ovo végétariens de l’étude qui jouissent d’une baisse de 12% du risque de mort. Faux ! Vous vous trompez comme la majorité des journalistes et des internautes !

Les auteurs de l’étude ont en fait regroupé les 4 catégories « végétarienne » sous le terme générique de « végétarien », tout simplement. Donc, les 12% concernent aussi bien les pesco que les végétaliens, que les semi-végétariens ou que les vrais végétariens (lacto-ovo).

Revenons sur un autre point de la méthode.

Des critères d’exclusions très particuliers

Au départ, ce sont plus de 96.000 personnes qui ont été sélectionnées et qui ont du remplir un formulaire composé de nombreuses questions pour déterminer, entre autres, le régime alimentaire.

Toutefois, plus de 23.000 participants ont été exclus de l’étude car n’ayant pas respectés quelques règles établies. Le fait d’oublier de mentionner son âge, sa date de naissance ou son ethnie dans le formulaire entraînait une radiation immédiate. Si la personne n’a pas au moins 25 ans, sa candidature est rejetée. Les apports caloriques sont également surveillés, en-deçà de 500 calories ou au-dessus de 4500 calories est c’est l’éviction assurée.

Les non-résidents américains ne sont également pas les bienvenus, ainsi que les passés médicaux chargés de maladies et autres termes que seul le Dr House maîtrise.

Finalement, vous pouvez être exclu de l’étude si vous oubliez de répondre à plus de 69 questions sur votre régime alimentaire. Autrement dit, vous avez le droit de rater 5 questions, par erreur, ou 35, ou 55 ou encore 69 !

N’est-ce pas étonnant ? Ou plutôt, est-ce bien sérieux ?

Pourquoi 69 questions, et pas 10 ? Les auteurs indiquent que pratiquement 5.000 personnes (5%) n’ont pas réussi ce critère de sélection. Sachant que le formulaire sur l’alimentation contient environ 200 items, vous avez le droit de ne pas remplir 1/3 du questionnaire !

Il n’y a aucun problème.

Justement, ce questionnaire, je peux en dire deux mots ?

Le questionnaire qui nécessite un disque dur de 200 tera octets !

Je vous l’ai dit, pour déterminer dans laquelle des 5 catégories les candidats font partie, ils doivent remplir un questionnaire de 52 pages (PDF) avec plus de 200 questions sur le régime alimentaire (dont n’oubliez pas, seulement 131 champs ou items doivent être remplis).

Les adventistes du 7ème jour de Californie doivent déterminer leur régime alimentaire moyen de l’année précédente. D’une année entière.

  • Oui. Vous devez vous rappeler ce que vous avez mangé il y a 6 mois quand vous étiez invité chez des amis pour faire une partie de Xbox-Pizza.
  • Oui. Vous devez vous rappeler de votre repas en date d’il y a 9 mois au restaurant Green House, et surtout de la sauce commandée avec votre salade végétarienne.
  • Oui. Vous devez aussi vous rappeler de votre petit déjeuner d’il y a 12 mois, pris sur le coin d’une table avec des restes du frigo… Merde, c’était un yaourt ou un bol de céréales ? Merde, j’en sais rien… C’était un yaourt ouais, j’aime bien le yaourt.

1 an. Ce questionnaire fait appel à des compétences cognitives impressionnantes alors que la plupart des personnes vivant sur Terre (parce que sur Krypton, j’en ai aucune idée) ne sont pas capables de se souvenir d’un repas pris il y a 1 semaine (alors celui d’il y a 34 semaines n’en parlons pas).

Se souvenir d’un repas pris il y a 3 mois est une chose, mais vous souvenez-vous aussi de la taille de la portion ? Et là, tout devient TRES compliqué.

Après un effort titanesque de plus de 3 heures, dans lequel vous avez consulté tous vos historiques MSN (oui, MSN existait encore à l’époque), vous avez appelé 23 de vos amis et envoyé 23 mails Facebook, vous vous souvenez enfin de bien avoir mangé des lentilles avec des oignons et des carottes, accompagnés d’un verre de jus de fruit.

Oui mais, j’avais faim ? Je ne me souviens plus, et je me suis resservi ou pas ? J’aurais peut-être gaspillé en fait… Merde ! Je coche quelle ration ?! (sachant que le questionnaire propose généralement 7 choix)

C’est le Bronx, et c’est bien normal.

Vous avez maintenant très bien compris où je veux en venir :

Les questionnaires utilisés dans les études d’épidémiologie qui avance des hypothèses lourdes de conséquences sur nos habitudes alimentaires se révèlent peu fiables, et même moins que cela si l’on prend en compte le protocole très particulier des auteurs de l’étude en question.

Pour mémoire :

  • Les candidats peuvent « rater » jusqu’à 69 questions ;
  • Les candidats doivent se souvenir de tous leurs repas sur une année entière ;
  • Les catégories ainsi créées autorisent les végétaliens et les végétariens de craquer au moins une fois par mois pour un bon steak ou un Mc Do.

Remarquez que nous n’avons pas encore parlé des résultats, alors que ceux-ci prennent déjà du plomb dans l’aile à cause des faiblesses méthodologiques. Justement, parlons-en de ces résultats

12 % de risques en moins pour les végétariens ?

Le tableau 1 de l’étude résume les principaux résultats acquis avec l’analyse des données des questionnaires et des actes de décès.

Il en ressort un tableau de 5 colonnes pour les différentes causes de mortalités (maladies ischémiques, cardio-vasculaires, cancers ou autres définit plus tard) avec la 1ère colonne désignant les causes de mortalité tout confondu.

Le tableau est ensuite divisé en 3 « lignes principales » :

  • Tous les participants (hommes et femmes confondus)
  • Les hommes uniquement
  • Les femmes uniquement

vegetarien-vegetalien-omnivore-carnivore-viande

J’ai colorié en jaune les résultats significatifs de l’étude, qui atteste bien d’une différence statistique entre les végétariens et les non-végétariens. Il n’y a que 4 champs en jaune, tout le reste n’est donc pas significatif et ne montre aucune différence entre un végétarien, un végétalien ou un pesco-végétarien avec un carnivore.

Les lignes « Non-végétariens » indiquent toutes « 1 », car c’est la référence, c’est le risque témoin. Les auteurs ont calculé un risque pour les non-végétariens, qu’ils calibrent ensuite à 1, pour ensuite les comparer avec les végétariens.

De ce fait, et il faut bien comprendre le principe : si la cellule indique 0.6 (1-0.6 = 0.4) : les végétariens ont dont (0.4*100) 40% de risques de mourir en moins d’une maladie X que les non-végétariens.

Si le chiffre est supérieur à 1, alors ce sont les végétariens qui ont des risques de mort plus important ! C’est par exemple le cas de la colonne « Cancers », dans la catégorie « Hommes », où les végétariens ont 2% (1.02) de risques en plus par rapport aux non-végétariens. Bien entendu, la différence est très faible et le résultat n’est pas significatif statistiquement.

Tout est clair ? Oui ? Vous avez donc compris d’où vient le fameux 12% de risques de morts en moins. C’est le fameux 0.88 de la première colonne, et première ligne. Ce chiffre étant significatif, il est repris par tous les médias.

Vous savez de facto que l’on ne peut même pas savoir à qui profite ces chiffres étant donné que le terme végétarien des auteurs intègre les 4 catégories vue précédemment (et qui sont en plus critiquable).

Le plus intéressant est à venir. Vous avez remarquez la dernière ligne ? Celle des femmes ? N’est-elle pas coloriée en jaune ? Absolument pas, rien.

Selon cette étude, les femmes végétariennes (lacto-ovo), végétaliennes, pesco-végétariennes ou semi-végétariennes n’auraient aucun bénéfice pour leur santé par rapport aux omnivores, aux carnivores et ce, peu importe leur consommation et la qualité de la viande rouge !

Du côté des hommes, un régime végétarien (tout type confondu) apporte 18% (0.82) de risques en moins comparé à un omnivore lambda.

18 % de risques de mourir en moins. Franchement, ça veut dire quoi ? Cela veut-il dire que 18 omnivores sur 100 meurent en plus tous les ans ? Non, sur 6 ans ?

En réalité, nous avons tous 0.95% de risques de mourir toutes causes confondues. Ce chiffre est officiel, et surement proche de la réalité des occidentaux ou des citoyens des pays développés.

Donc, les « végétariens » auraient seulement 0.78% de risques de mourir toutes causes confondues au lieu des 0,95% des omnivores.

Les 18%, une fois qu’ils sont intégrés aux risques réels, perdent franchement de leur côté « sensationnel ».

Voici l’opération mathématique pour les anti-matheux : 0.95 – (0.95*0.18) = 0.779.

Des végétariens, mais quels végétariens ?

Heureusement pour nous et pour tous les « végétariens » qui se demandent quel végétarisme est le plus protecteur, les auteurs publient un tableau (n°4) qui compile tous les résultats pour les 5 catégories.

Ce tableau se lit exactement de la même manière que le premier, j’ai également conservé le code couleur (en orange, les résultats significatifs, le reste c’est peau de balle).

vegetarien-vegetalien-pesco-carnivore-viande

  1. Le premier résultat, flagrant ou pas, se situe chez nos amis semi-végétariens qui ne bénéficient d’aucune cellule orange ! Autrement dit, ce régime est comparable à celui d’un omnivore, ou d’un carnivore, peu importe.
  2. Deuxième résultat intéressant, et qui confirme largement mon titre, les végétaliennes, les vraies végétariennes (lacto-ovo) et les pesco-végétariennes (avec une exception notable sur les maladies ischémiques) ne bénéficient pas d’un taux de mortalité plus avantageux comparé aux « omnis ».
  3. Troisième résultat très intéressant, les lacto-ovo-végétariens (les végétariens de base, les hommes, j’insiste) ne bénéficient pas de protection toutes causes de mort, ni pour les maladies ischémique, ni pour les cancers et ni pour les autres catégories. Mais ils bénéficient tout de même d’un risque réduit de 23% pour toutes les maladies cardio-vasculaires.

Les autres (*) catégories concernent les maladies infectieuses, neurologiques, respiratoires, rénales et endocriniennes.

De la même manière qu’avec nos 12%, un homme a 30% de chance de mourir d’une maladie cardio-vasculaire, sauf si vous êtes lacto-végétarien, alors votre risque sera de 23%. Vous gagnez 7 points de vie supplémentaires !

Je vous laisse le soin de commenter les autres résultats pour les différentes catégories et je terminerais sur une dernière analyse.

On revient donc sur notre premier tableau qui nous indique que tous les végétariens confondus ont 12% de risque de mort en moins que les « omnis ». Si vous regardez la ligne correspondante, le seul trait significatif est « autres maladies ».

On se dirige donc sur la table « autres maladies » et on remarque que seule les maladies rénales et endocriniennes apportent une protection significative de 52% et 39%, respectivement.

Selon les chiffres officielles et les données de l’article, les maladies endocriniennes ne concernent en fait que le diabète de type 2, dont le risque de mort est de 1,73%.

39% de risques en moins signifient que votre risque passe de 1.73 à 1.06%. Pas mal.

Pour les maladies rénales, le risque le plus proche (néphropathie) tourne autour de 1.19% de risques de mort. Or, tous les végétariens auraient une 52% de risques en moins, ce qui le réduit à 0.56% (au lieu de 1.19).

Un mot sur les conflits d’intérêts

L’article ne serait évidemment pas complet si je ne parlais pas des conflits d’intérêts potentiels, mais récurrents, entre les auteurs et les sociétés végétariennes. Dans un précédent article où j’ai analysé 13 études portant sur le végétarisme, 10 présentaient un ou plusieurs conflits d’intérêts avec les auteurs.

Dans cette étude, le Dr Orlich (premier auteur) déclare avoir été payé à deux reprises par l’église des adventistes du 7ème jour pour avoir réalisé deux conférences sur les perspectives des études épidémiologiques, et sur les bienfaits du style de vie dans la prévention des maladies chroniques.

Finalement, Gary Fraser, le dernier auteur de l’étude, est également le directeur de l’AHS pour Adventist Health Study. Autrement dit, il dirige la campagne de sélection des adventistes du 7ème jour, et il est également auteur scientifique sur cette population cible de religieux. Les deux casquettes ne semblent pas déranger les médias, mais nous, un peu…

Conclusion

Cette étude épidémiologique est malheureusement du même bois que la plupart des autres études épidémiologiques que j’ai pu lire et analyser sur ce sujet, très sensible.

  • Les méthodes d’acquisitions des données, par formulaire, biaisent fortement les résultats obtenus. 1er doute.
  • Dans cette étude, les conditions d’acceptations des formulaires paraissent étranges, avec la possibilité d’ignorer 1/3 des questions sur les habitudes alimentaire. 2ème doute.
  • Les catégories générées par les auteurs autorisent les végétariens (au sens large) a consommer de la viande ou du poisson au maximum une fois par mois. 3ème doute.
  • Il n’y a aucune sous-catégorie chez les non-végétariens pour dissocier les gros mangeurs de viande, des petits mangeurs, ainsi que des mangeurs de viande de qualité versus de moins bonne qualité (élevage intensif et/ou viandes transformées). 4ème doute.
  • Les résultats de l’étude n’ont aucune légitimité pour établir des liens de cause à effet, mais uniquement des associations, générant des hypothèses. 5ème doute.

Finalement, les chiffres annoncés dans l’étude puis repris dans la presse ne traduise pas la réalité observé dans l’étude, pour les hommes et pour les femmes indépendamment.

En effet, les résultats indiquent clairement qu’il n’y aurait aucune différence entre un régime omnivore et un régime végétalien, lacto-ovo végétarien, pesco-végétarien (sauf une exception) et semi-végétarien chez les femmes.

Chez les hommes, les résultats indiquent également qu’il n’y aurait aucune différence entre le régime semi-végétarien, et lacto-ovo végétarien (avec une exception).

Pour conclure, il sort tout de même de cette étude que ce sont les hommes végétaliens qui auraient le plus a gagner de suivre un tel régime, avec des bénéfices au niveau des cardiopathies ischémiques et des maladies cardio-vasculaires.

PS: bien entendu, chères lectrices végétariennes, cela ne sert pas à rien de devenir végétarienne. Je suis bien évidemment conscient que le régime végétarien est un régime santé, mais observez bien ce que l’on peut faire dire à une étude scientifique. 


Notes et références

  1. Orlich Mj, S.P.S.J. and et al., Vegetarian dietary patterns and mortality in adventist health Study 2. JAMA Internal Medicine, 2013: p. 1-8.

- See more at: http://www.dur-a-avaler.com/regime-vegetarienne-vegetaliens-pesco-ovo-lacto-carnivores-omnivores/#sthash.oyWBAlwG.dpuf

 

Commenter cet article

boran 06/05/2015 06:37

Moi je ne suis pas un mouton, ni un etre soumis aux soi-disants chercheurs scientifico-politico-dollar

JE MANGE CE QUE JE VEUX.

Pierre 27/03/2015 01:36

J'ajouterais que je suis un végétalien pur et dur, non pas comme dans le texte ci-haut. Je n'accepte aucun écart, pas même à l'extérieur de chez moi. Aucun produit animal, ni aucun sous-produit animal, ni rien qui en contienne. On peut très bien vivre avec un petit jardin bio alors qu'il faut cultiver des terres immenses et utiliser des quantités incroyables d'eau douce pour produire un animal de consommation. Et on n'a pas encore de fruits ni de légumes. Comme c'est aberrant! Quel gaspillage de temps, d'énergie et de santé. Allons vers la simplicité. C'est pas compliquer de vivre simplement.

Pierre 27/03/2015 00:46

Je suis moi-même végétalien (vegan) depuis plusieurs dizaines d'années. Problèmes de santé AVANT, plus aucun depuis. Même pas un petit rhume... Les hôpitaux, les médicaments, les vaccins, non merci, pas pour moi. Je ne peux supporter d'ailleurs le massacre de nos frères et soeurs humains pas plus que le fait de tuer un animal pour de délecter de sa chair. Être ignorant de ce fait, c'est une chose; le faire en toute connaissance de cause en est une autre. Si on peut accepter de faire souffrir un animal de quelque façon que ce soit, la marge est mince d'accepter la souffrance humaine et même de s'y complaire. Les vrais végétariens ainsi que les végétaliens s'y opposent. La cruauté sous toutes ses formes est inacceptable. Comment l'humanité pourrait-elle évoluer vers un état supérieur de cette façon. Je sais pertinamment que cette civilisation est sur le bord de l'effondrement et que rien au monde ne pourra l'en empêcher. C'est ma consolation pour le moment...

Marie 26/03/2015 13:20

Article sans intérêt...et nul. Les végétariens défendent avant tout la cause animale. Et oui, il y a des gens empathiques sur cette planète, pas beaucoup mais il y en a.

France 26/03/2015 14:18

Tout à fait d'accord avec toi

Pierre 26/03/2015 09:13

Je suis cocacolalien, j'en bois plus de 2l par jour depuis 15 ans, avec un repas par jour et des fois pas. Diminuer l'empreinte de mon passage sur terre en mangeant le moins d'animaux possibles et malheureusement comme on ne peut éviter la chimie, autant se faire plaisir. Qui peut avoir raison ? Celui qui évite les souffrances et la dégradation ?

Gruchet Erik 26/03/2015 07:33

Végétarien depuis 25 ans dans la catégorie de ceux qui ne tuent pas ou ne font pas tuer d'animaux pour leur nourriture (des œufs rarement, des fromages parfois) , je ne le suis pas pour ne pas mourir (!) mais pour laisser vivre. De plus avec 25 ans de recul ma santé n'en a pas du tout pâti , bien au contraire!

Tom 26/03/2015 01:42

Bonsoir les gens.
Serieusement, avez vous lu l'article? Il ne fait la promotion de rien du tout.
Il demontre juste a quel point une etude dite scientifique peut etre totalement bidon et pourtant presentee comme etant une verite absolue...

Pour ce qui est du sujet traite, tout n'est qu'une question de choix, je crois qu'il n'y a pas de bon ou mauvais choix. Apres tout, essayez de demander au lion de bouffer de l'herbe on verra s'il vous causera longtemps...

Question santee, etre vagetarien il y a 100ans, pk pas. mais franchament de nos jour, manger du poulet aux hormones ou des ogm aux pesticides qu'est-ce qui est le mieux? Le bio, produit en quantite industrielle, j'ai de serieux doutes...

La condition animale, oui c'est horrible et c'est honorable de boycoter ce systeme cependant il existe d'autre possibilites, renseignez vous.

Bonne soiree.

Marie 25/03/2015 20:12

Tout un article pour nous dire quoi ?
Pour faire la promotion de la malbouffe ?

Etre végératien ça ne sert à rien ? Et tant qu'à faire boire du lait de vache c'est bon puisqu'à la télé ils disent 'les produits laitiers c'est bon pour la vie " ... C'est vrai hein puisqu'ils le disent à la télé ....
Arrêter d'endormir les gens ... Je ne me prétends pas végératienne mais j'y peux rien manger de la viande me donne la nausée ... C'est pas ma tête qui parle c'est mon corps .

Alors faire un article pour dire que ce n'est pas grâve de manger de la viande alors qu'on sait que les animaux sont nourris aux hormones , qu'ils sur-vivent dans des conditions horribles , et qu'on les tue dans des conditions inacceptables ....
Franchement arrêter d'écrire des choses qui n'ont pas de sens sauf pour les CON-sommateurs encore endormis .

Il y a quelques années les gens auraient pu croire ce genre d'articles, aujourd'hui croire que manger de la viande est bon pour la santé , en tout cas la viande qu'on nous vend ici en Europe, c'est vraiment être naïf ...

MUMU 25/03/2015 17:14

je suis végétarienne,et moi non plus ce n'est pas pour préserver ma santé, mais bien parce que je suis totalement horrifiée par ce que l'on peut faire subir aux animaux. Des associations comme L214 poste assez de vidéos édifiantes sur ce sujet ( d'ailleurs je ne peux plus les visionner) .Je milite pour la cause animale et je suis secrétaire d'une association de défense des animaux, ce que tous nos adhérents disent aujourd'hui c'est que n'avons jamais été aussi loin dans la barbarie alors qu'n 2015 nous devrions prendre conscience que nous faisons partie d'un tout. Notre civilisation ( peut-être pas le mot adéquate) est en passe de se terminée ... et bien tant mieux. Comme disait Malraux: " le XXI éme siècle sera spirituel ou ne sera pas"

Julien 25/03/2015 15:40

Osef de tout ce charabia! 90% des végétariens le sont pour la cause animale. Pas parce que soit disant cela augmente l'espérence de vie...Bien que: Viande = abbatoire = stress de l'animal (oui oui, les animaux sont conscients et réfléchissent) = adrénaline = adrénaline dans la viande = source de cancer = mauvais pour la santé. Les études peuvent dire ce qu'elles veulent, il y a bien un lobby de la viande qu'il faut protéger! Et oui, il y en a qui sont multi millionaire grace à la viande!

Julien 25/03/2015 15:40

Osef de tout ce charabia! 90% des végétariens le sont pour la cause animale. Pas parce que soit disant cela augmente l'espérence de vie...Bien que: Viande = abbatoire = stress de l'animal (oui oui, les animaux sont conscients et réfléchissent) = adrénaline = adrénaline dans la viande = source de cancer = mauvais pour la santé. Les études peuvent dire ce qu'elles veulent, il y a bien un lobby de la viande qu'il faut protéger! Et oui, il y en a qui sont multi millionaire grace à la viande!

Tom 25/03/2015 12:46

Je ne comprend pas bien les resultats?
Ils n'ont tout de meme pas attendu que les 73000 personnes claquent pour publier leurs chiffres?
Sur quoi se basent-ils?

Marvin 25/03/2015 10:57

Vouloir convaincre les gens qu'ils ont raison de continuer à manger de la viande juste parce que l'authenticité de certaines études serait contestable sous-entend encore une fois que l'argument sanitaire prévaut sur tous les autres, chose sur laquelle la majorité des végétariens (moi y compris) ne sommes pas d'accord! Ce n'est pas l'impact sur notre santé qui a motivé nos choix, mais bien la question de quelles sont les conséquence vis à vis des autres. Devenir vegan est avant tout un choix éthique, moral, responsable, écologique, humanitaire et j'en passe. Par cet article j'en vois une fois de plus l'individualisme qui prime : "est ce que c'est bon ou pas pour MA santé? Ça ne change rien? OK donc le reste on s'en fout je peux continuer à manger de la viande en toute quiétude, et fi de la souffrance animale, du réchauffement lié à la surproduction, de la famine dans le tiers monde dûe à l'élevage intensif, etc...". C'est cette vision égoïste (pour changer) du sujet qui fait qu'il y a encore une majorité de gens qui se foutent royal des conséquences de manger de la viande.

nadia 25/03/2015 09:46

Merde mon message est parti tout seul je recommence!Donc si l'on refuse que des animaux(tous ceux que l'on mange) soient tues a quelques mois alors qu'ils pourraient vivre 15 ans , si l'on refuse les tortures physiques et morales qu'on leur impose pour le plaisir de notre palais, alors désolee mais franchement rien à foutre de cette enquete.Il faut bien qu'ils soient payes ces gens alors ils font comme dans les autres domaines ils divisent en partie, sous parties, ça les occupe ça leur donne un genre et ils en oublient le plus evident.Et lorsque l'on a de la compassion pour tous et pas juste ceux qui nous ressemblent je peux dire que lesmedias font hurler.des pubs avec des poulets de batteries qui dansent, herta qui prone le gout des choses simples alors que pas un de leur cochon ne voit le jour ni sa mere, les produits laitiers indispensables alors que nous sommes le seul animal a en prendre toute notre vie en taxant celui des autres animaux là encore en les torturant.Je pourrais continuer des heures, j'arrete.Une derniere chose:l'agro alimentaire pollue plus que tous les transports reunis.Alors pour moi perso si, être végétarien mesdames et messieurs ça peut servir à quelque chose, en attendant d'etre juste une question de bon sens....

nadia 25/03/2015 09:36

Lorsque l'on est vegetarien pour des raisons morales et pas juste pour sa gueule votre article n'a absolument aucun sens.Je refuse que poules et cochons soient tues bebes alors qu'il pour

Mans 25/03/2015 09:33

Croir ou ne pas croir etre des moutons ou pas , faite et vous verez

laura 25/03/2015 08:52

Même si les résultats étaient justes, ils y auraient toujours un bienfait pour les animaux ! Entre-manger un œuf et un bœuf qu'il faut tuer, ce n'est pas la même chose ! Déjà, les anciens romains faisaient des semaines sans viande, c'est de là que vient le mot carnaval( sans carne = viande). Pourquoi les vaches deviennent folles si elle mange de la viande ? Pourquoi nous ne deviendrions pas plus méchants et fous en mangeant de la viande rouge ?
De plus, la viande que nous mangeons maintenant n'a plus rien avoir avec celle d'autrefois, car les animaux sont tellement maltraités et mangent n'importe quoi, sauf de l'herbe fraiche !
Alors je pense qu'il faut mieux manger des légumes, car certains ont même plus de protéine que la viande sans compter qu'ils contiennent l'énergie lumière en bonus.

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