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Mon Chien doit-il Manger Paléo ?

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 5 Mai 2015, 20:31pm

Catégories : #Partage

Mon Chien doit-il Manger Paléo ?

Le meilleur ami de l’Homme

Il suffit d’être égoïste sur Dur à Avaler ! Il suffit de parler de santé humaine, de végétarisme, de conflits d’intérêts et de nutrition humaine. Pour la première fois nous allons nous attarder sur le bien nommé « toutou » familiale, qui possède le prestigieux titre de « meilleur ami de l’Homme » avec un grand H, je vous prie.

L’histoire de la lignée des chiens est sous la polémique en fonction des hypothèses pro-loups, pro-hybrides ou pro-coyotes (et que sais-je encore) mais cela n’a que peu d’importance dans cet article (les curieux pourront se repaître de cet article). Les premiers restes de chiens domestiqués remontent au Paléolithique supérieur, il y a 30 000 ans environs. A cette époque, le genre Homo sapiens (ou l’Homme moderne) évolue déjà sur Terre, le feu est utilisé et les outils sophistiqués foisonnent dans les grottes préhistoriques.

Le chien est le premier animal sauvage domestiqué par l’Homme, il appartient à la famille des Canidae et à l’Ordre des Carnivores (cela semble logique lorsque l’on regarde les arbres évolutifs).

Aujourd’hui, les médor ou autres toutous à sa maman sont largement présents dans les foyers français, à hauteur de 22 % en 2010 (les chats ont une meilleure côte, et sont présents dans 26 % des foyers). Environ 1 foyer sur 5 doit donc s’occuper quotidiennement d’un animal poilu, et subvenir à tous ces besoins. Manger, boire, courir, dormir, se reproduire (ou pas), se balader, ou faire les besoins sont autant de tâches qui incombent à n’importe quel maître soucieux de la santé de son chien.

En parlant de santé et de nourriture, c’est quoi la « popote » favorite de notre meilleur « pote » ?

Des croquettes ?

Royal Canin, Pro Plan, Virbac, Science Plan ou encore Tonivet sont toutes des sociétés industrielles (ou des marques) qui transforment, fabriquent et commercialisent des croquettes sèches pour chiens (mais également pour les chats, chevaux et autres).  Le marché des croquettes représente 75 % des ventes (2009), tandis que le reste provient de recette maison ou d’autres sociétés. Trois sociétés, Mars Petcare, Nestlé Purina et Affinity Petcare, représentent 70 % du marché.

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Sur le site officiel de Royal Canin, la nutrition du chien et du chat est une priorité pour qu’ils acquièrent et conservent une santé de fer. Selon eux, les croquettes contiennent une « formule nutritionnelle constante et respectueuse des besoins précis et spécifiques des chiens et des chats ». Autrement dit, les croquettes s’approchent de l’alimentation idéale. Heu, idé-quoi ?

La composition d’une croquette moyenne, pour un chien adulte

La transparence de Royal Canin est sans limite puisqu’il affiche la composition des croquettes mis en vente. Voici la composition d’une croquette classique que la plupart des propriétaires donnent à manger à leur toutou favori :

Protéines de volaille déshydratées, farine de maïs, maïs, farine de blé, graisses animales, protéines de porc déshydratées, blé, hydrolysat de protéines animales, pulpe de betterave, huile de poisson, huile de soja, levures, sels minéraux, hydrolysat de levure (source de manno-oligo-saccharides).

Mais ce n’est pas tout, les croquettes sont également blindées de vitamine A, D3, de fer, d’iode, de cuivre, de zinc, de sélénium et de manganèse.

Vous avez sans doute remarqué, le gras aidant un peu, que les croquettes contiennent du maïs, du blé et de la betterave sous différentes formes (en farine, en pulpe, ou entier). Des céréales donc. Pour un chien, un carnivore. Dans ce paquet de croquette, les céréales occupent une place de choix, puisqu’elles sont présentes à hauteur de 40 %, alors que les protéines et le gras ne représentent que 25 et 14 %, respectivement.

Ces chiffres ne représentent en fait pas la proportion des 3 macronutriments (protéines, lipides et glucides), car il faut faire une règle de 3 pour obtenir les bons chiffres… que voici :

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Selon laNutrition.fr, les glucides ne devraient pas dépasser 45 % de l’alimentation d’un chien adulte. Les glucides ne seraient « pas indispensables » et leurs absences n’entraîneraient « pas de risques de carences ». Au niveau des protéines et des lipides, et toujours selon cet article, les quantités seraient correctes.

Nous avons donc une majorité de glucides, sous la forme d’amidon de céréales (dont les fameuses molécules du blé, comme le gluten, les agglutinines, etc.), et de la graisse et des protéines animales déshydratées. Déshydratées ? Ca veut dire quoi ? Malheureusement, Royal Canin ne fournit pas de réponses, étrange, pourquoi ?

Pour comprendre ce qui se cache derrière ces termes, il faut connaître et comprendre la chaîne de fabrication d’une croquette sèche.

De l’abattoir à la gamelle

Ce qui va suivre est véridique, et ce n’est même pas un secret pour l’industrie de la croquette qui se garde bien d’en faire la promotion. Non, la SIFOC ou le Syndicat des Industries Françaises des Coproduits Animaux s’en charge parfaitement bien.

On apprend sur leur site officiel que les sociétés qui commercialisent les croquettes sont approvisionnées à partir des sous-produits animaux, qu’il faut comprendre comme les restes des animaux morts une fois que les morceaux destinés à la consommation humaine aient été prélevés.

On parle donc des viscères, des têtes, des pattes, des cous, des carcasses de volailles, des os de porcs ou encore des pieds des vaches. Tout cela est acheminé dans des usines de transformation où tout est mixé, broyés, cuits, déshydratés et pressés selon la SIFOC et la FACCO. En fait, les croquettes subissent une cuisson – extrusion qui revient sur tous les blogs et qui consiste en une cuisson haute température (150 à 200°C, parfois 400°C) avec une pression hyperbare (35 fois celle de l’atmosphère).

Les vitamines et les enzymes sont entièrement détruites par le procédé de cuisson, et implique une forte supplémentation en vitamines retrouvées dans nos célèbres paquets de croquettes. Le produit fini est finalement recouvert d’une couche de gras pour augmenter l’appétence des croquettes, autrement dit, il faut que le toutou aime et dévore les croquettes !

Il est intéressant de noter que cette méthode de cuisson – extrusion ne pourrait se faire sans une forte concentration d’amidon, qui est justement au-delà des recommandations en vigueur et même au-delà des besoins naturels, à priori très détachés de la consommation d’amidons.

Les protéines déshydratées c’est une chose, mais un hydrolysat de protéines animales c’est quoi ? Typiquement, on hydrolyse (l’action de l’eau) des protéines afin de les priver d’allergènes, c’est le cas de la protéine du lait par exemple. Dans notre cas, ces hydrolysats servent généralement à prévenir les cas de diarrhée et de troubles de la digestion ou de l’absorption des nutriments.

Des végétaux étranges, aux provenances mystérieuses

De la pulpe de betterave dans les croquettes, pour quoi faire ? La pulpe de betterave correspond aux 1.2 % de celluloses présentes dans les paquets de croquettes de Royal Canin. D’après un site fortement anti-croquette, la pulpe de betterave est un sous-produit de l’industrie sucrière, de la betterave sucrière.

Wikipédia nous confirme l’utilisation de cette pulpe (de cellulose donc) pour l’alimentation des ruminants mais ne parle pas de l’alimentation des animaux de compagnies. L’article énonce même que les « ruminants sont les seuls capables de digérer la cellulose grâce aux bactéries de la panse).

Pour nos amis les bêtes, la réponse nous vient d’un chirurgien vétérinaire et président du groupe de chirurgie vétérinaire français, M. Duprez, qui nous confirme l’absence de cellulase, l’enzyme chargée de digérer (au moins en partie) la cellulose.

En remarque, bien que l’homme possède cette enzyme, nous ne sommes pas pour autant des ruminants.

En ce qui concerne le blé, le maïs et le soja, on peut faire les mêmes remarques et critiques émises pour les protéines animales. Toujours selon le site qui accusent les croquettes, les produits d’origines végétales sont soient des sous-produits (comme la pulpe de betterave dont la présence est avérée dans les croquettes par le fabriquant), soient des produits déclassés car impropre à la consommation humaine.

Les céréales de mauvaise qualité à cause d’un mauvais stockage ou d’une mauvaise récolte (grain de faible qualité) sont destinées en partie à l’alimentation des animaux de compagnies. L’unes des conséquences de cette qualité médiocre pourrait être la présence de mycotoxines, attestées par la célèbre association 60 millions de consommateurs. Ces mycotoxines peuvent entraîner des troubles de la reproduction.

On peut également noter la présence possible de métaux lourds, d’insecticides, de pesticides, de dioxines et de végétaux transgéniques dans les croquettes pour chiens.

Quelles conséquences pour Médor ?

Etrangement, l’espérance de vie de nos animaux de compagnies ne cesse d’augmenter, une année en 10 ans, une année par-ci ou une année par-là. Même Royal Canin s’en félicite. Pourtant, une première analyse des croquettes pour chien ne présage rien de bon pour se carnivore qui descend fièrement des loups : des céréales de mauvaises qualités, des sous-produits animaux, beaucoup d’amidon et même de la cellulose indigeste.

Comme pour l’Homme, Médor bénéficie des progrès de la médecine vétérinaire. Je pense que l’on peut attribuer ces années de vie en plus grâce aux techniques médicales et à l’industrie pharmaceutique (médicaments et vaccins).

Cela semble d’autant plus vrai que de nombreux vétérinaires corrèlent une alimentation à base de croquette avec des risques augmentés de diabète, d’obésité, de torsion de l’estomac, de désordre intestinaux (diarrhée et flatulence), de pancréatites ou d’insuffisance pancréatique (c’est un véto qui le dit). En fait, Gérard Lippert qui a publié un livre sur le sujet dénonce une espérance de vie divisée par deux pour certaines races de chiens. Il va même plus loin en affirmant que tout chien, races et sexes confondues, a une espérance de vie réduite de 3 ans avec une alimentation industrielle de type croquette.

L’alimentation industrielle serait également responsable du tarte sur les dents, de la mauvaise haleine, d’un poil terne, de dysfonction urinaire, de dysfonction oculaire, de perte d’énergie e de bien d’autres maux (d’autres exemples ici).

Bref, je ne vous ai pas vendu les croquettes et pour cause, il existe des alternatives autrement plus naturelles, évolutives… Paléo ?


A suivre…

Je déteste scinder les articles, je ne sais pas vraiment pourquoi mais je préfère offrir la totalité de mon travail pour à la fois contenter le lecteur, favoriser la viralité de l’article et les débats qui en découlent. Cependant, au fil de l’écriture, j’ai dépassé les 4.000 mots, et là j’avais vraiment pas le choix que de le découper en deux parties qui s’enchaîne plutôt bien.

Dans le prochain et dernier article nous allons voir:

1. Mon chien mange « Paléo ». Une introduction à la diète naturelle et « paléo » pour nos amis les bêtes, avec les principales offres du marché et les bienfaits pour la santé de Médor.

2. Les dangers du Paléo pour chien. Quels sont les dangers pour la santé de Médor de suivre une telle alimentation ? Qui émet ces critiques sur cette diète naturelle ? Ces critiques sont-elles justifiées et prouvée ?

3. Et les preuves scientifiques Jérémy ? Le paragraphe majeur de cette 2ème partie. J’y énonce les principales recherches scientifiques dans le domaine de la croquette, et je vous présente la guerre entre les 3 principaux « clans ». L’Homme souffre beaucoup de la malbouffe, mais dites vous bien que pour les Médors et autres Minous, c’est 10 fois pire.

 

Partie 2

- See more at: http://www.dur-a-avaler.com/croquettes-chiens-chats-barf-paleolithique-veterinaire/#sthash.6jwCO3Ta.dpuf
 

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