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Palmyre est tombée sous l'occupation des jihadistes de Daech

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 21 Mai 2015, 16:37pm

Catégories : #Société

La cité antique de Palmyre, à 215 kilomètres  au nord-est de Damas, est désormais aux mains des jihadistes.

La cité antique de Palmyre, à 215 kilomètres au nord-est de Damas, est désormais aux mains des jihadistes.

Palmyre et ses célèbres ruines antiques sont désormais aux mains des jihadistes de Daech (groupe Etat islamique). 

L'organisation islamiste s'est entièrement emparée jeudi de la ville vieille de 2000 ans.

 

Une prise stratégique puisque cette oasis ouvre sur le grand désert frontalier de la province d'Al-Anbar en Irak, qu'elle contrôle déjà en grande partie. Avec cette prise, Daech se rend par ailleurs maître de la moitié du territoire syrien, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Crainte de crimes de guerre et de destructions historiques

La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, s'est émue du risque de nouveaux «crimes de guerre» du groupe jihadiste État islamique (EI) après la chute de Palmyre. «A nouveau, des centaines de personnes ont été tuées, et des milliers risquent d'être exposées à des violences arbitraires, tandis que de nouvelles destructions de sites culturels risquent d'être perpétrées», a dénoncé Federica Mogherini, citée par un communiqué à Bruxelles.

«Palmyre est le site d'un extraordinaire héritage mondial dans le désert, et toute destruction à Palmyre serait non seulement un crime de guerre, mais aussi une énorme perte pour l'humanité», a souligné Irina Bokova, qui a réitéré son appel au Conseil de sécurité de l'ONU à se saisir du sujet. Le plus beau site archéologique de Syrie était visité avant le début de la crise en Syrie en 2011, par plus de 150.000 touristes par an.

Toutes les troupes syriennes se sont retirées de la ville

D'après l'OSDH, les troupes du régime syrien se sont retirées de toutes leurs positions dans et à la périphérie de Palmyre, notamment des renseignements militaires de toute la Badiya (désert syrien), l'aéroport militaire et la prison dans lesquels les jihadistes se sont introduits dans la nuit.

Selon Mohammad Hassan al-Homsi, un militant originaire de Palmyre, les troupes se sont retirées «sans résistance». D'après Rami Abdel Rahmane, directeur de l'ONG, une partie des habitants s'est déplacée vers la ville de Homs, chef-lieu de la province centrale dont fait partie Palmyre, tandis que le reste est resté chez soi.

«Les combattants de l'EI sont dans toutes les parties de Tadmor (nom arabe de Palmyre), y compris près du site archéologique» qui se situe dans le sud-ouest de la ville, a ajouté Rami Abdel Rahmane.


 

Palmyre, la perle antique du désert syrien

Palmyre est réputée pour ses colonnades torsadées romaines, ses temples, ses tours funéraires vestiges d'un brillant passé. Située à 210 km au nord-est de Damas, la «perle du désert», inscrite par l'Unesco au patrimoine mondial de l'humanité. Point de passage des caravanes entre le Golfe et la Méditerranée et étape dans la route de la soie, Tadmor (Cité des dattes, nom officiel en Syrie, NDLR) connaît un essor remarquable avec la conquête romaine à partir du 1er siècle avant JC et durant quatre siècles. En 129, l'empereur romain Hadrien en fait une cité libre et elle prend le nom d'Adriana Palmyra. C'est à cette époque que les principaux temples, comme celui de Bel, ou l'Agora ont été construits. Au 3e siècle, la ville s'érige en royaume. Elle défie les Perses et la belle Zénobie devint reine. En 270, Zénobie conquiert toute la Syrie, une partie de l'Égypte, et arrive même en Asie mineure. Mais l'empereur romain Aurélien reprend la ville, la reine Zénobie est conduite à Rome et la ville connaît son déclin.

Avant le début du conflit en Syrie en 2011, plus de 150.000 touristes visitaient la ville aux 1.000 colonnes, aux statues, et à la formidable nécropole de 500 tombes où les riches Palmyréniens avaient construit une série de monuments funéraires somptueusement décorés, dont certaines ont été récemment pillés. En 2013, le plus beau site de Syrie portait déjà les stigmates - notamment la chute de piliers et des chapiteaux corinthiens - des combats qui opposèrent entre février et septembre 2013 les rebelles à l'armée qui prit le dessus.



Des centaines de morts en une semaine à Palmyre

Avec la prise de Palmyre, qui ouvre sur le grand désert syrien frontalier de l'Irak, Daech contrôle «désormais plus de 95.000 km2 en Syrie, soit 50% du territoire du pays», souligne par ailleurs l'OSDH. En outre, l'organisation de jihadistes est désormais maître de la quasi-totalité des champs pétroliers et gaziers de Syrie après la prise de deux champs gaziers ces derniers jours près de Palmyre. Le régime ne détient plus que le champ de Chaer dans la province de Homs, dont fait partie la ville, tandis que les forces kurdes détiennent les champs de Ramilane dans la province de Hassaké (nord-est).

Depuis le début de l'offensive de l'EI le 13 mai, la bataille dans Palmyre et ses environs a fait au moins 462 morts selon un bilan de l'OSDH. Parmi eux figurent 71 civils, dont de nombreux exécutés par Daech, 241 membres des forces du régime et 150 jihadistes.

leparisien.fr

Commenter cet article

sam 23/05/2015 09:56

...les chrétiens et les musulmans Christian !

christian 21/05/2015 19:09

pour ma part je ne pleure pas pour les ruines.... mais pour les chrétiens qu' ont assassines...

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