Le Nouveau Paradigme

Le Nouveau Paradigme

Commencer à penser par soi même c'est déjà faire partie de la solution


Un homme sur mille aura un cancer du sein dans sa vie

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 27 Mai 2015, 09:49am

Catégories : #Santé

Un homme sur mille aura un cancer du sein dans sa vie

Une nouvelle étude internationale souligne le rôle des œstrogènes dans l'apparition de ce cancer rare chez l'homme.

 

«Pour un homme, le risque d'avoir un cancer du sein au cours de sa vie est d'environ un pour mille», estime la Société américaine du cancer. Un risque trop faible pour que des campagnes nationales soient organisées, mais suffisant pour que chaque homme connaisse les symptômes de ce cancer.

«Le diagnostic est souvent beaucoup plus tardif que chez la femme, car il n'y a pas de sensibilisation ni de campagne de dépistage pour les hommes», explique le Dr William Jacot, oncologue sénologue à l'Institut du cancer de Montpellier.

Symptômes

En pratique, les hommes ne doivent donc compter que sur eux-mêmes pour la détection d'une anomalie. La découverte d'une «boule» dans le sein, d'un écoulement ou d'une rétraction du mamelon, d'une ulcération ou de rougeurs, ou encore de la perception d'un ganglion gonflé sous l'aisselle, doivent amener à consulter un médecin.

Un documentaire de la journaliste Jenny Bardelaye est l'un des rares sur le cancer du sein qui n'oublie pas les hommes (en accès libre sur YouTube avec le mot clé «sacro seins»). Dominique, 55 ans lors du diagnostic, témoigne ainsi de sa surprise: «Je ne souffrais pas. C'est par hasard, en me faisant des massages aux huiles essentielles parce que j'avais une bronchite, que je me suis aperçu que j'avais une petit boule minuscule de 6-7 mm sous le sein gauche.»

Dosages hormonaux

Ils ne sont que quelques centaines chaque année en France à se trouver comme lui confrontés à la maladie. Mais la mortalité reste cependant importante: «200 décès en 2009, 170 en 2010 et 106 en 2011», détaille Laureen Ribassin-Majed, biostatisticienne à Gustave-Roussy (Villejuif).

Grâce aux efforts conjoints du Dr Fatima Cardoso, coordinatrice pour l'Europe, et du Pr Sharon Giordano, pour les États-Unis, un vaste programme de recherche sur le cancer du sein masculin a été lancé ces dernières années. Les premiers résultats montrent que 90 % de ces cancers surviennent entre 57 et 79 ans. Ils révèlent aussi que seul 77 % des patients bénéficient d'un traitement par anti-œstrogènes alors que 90 % le devraient.

Taux d'œstrogènes

Car le taux d'œstrogènes, des hormones qui sont également fabriquées par l'homme, est un facteur de risque évident. Le Pr Louise Brinton, des Instituts américains de la santé, a coordonné une étude internationale dont les résultats viennent d'être publiés dans le Journal of Clinical Oncology. Elle repose sur des dosages hormonaux effectués chez des hommes de 50 ans, soit dix-sept ans en moyenne avant le diagnostic de cancer du sein. Un taux élevé d'œstrogène à 50 ans multipliait par 2,5 le risque de cancer à 67 ans.

«Ces résultats soulignent le rôle primordial des œstrogènes, commente, pour Le Figaro, le Pr Laura Ottini, oncologue du département de médecine moléculaire de l'université Sapienza de Rome. Plus intriguant, le lien est encore plus fort pour les cancers des hommes les moins âgés» (moins de 67 ans, NDLR). «Ceci soulève de nouvelles questions sur le rôle causal possible des hormones dans la survenue de cancers du sein chez des hommes jeunes et les interactions possibles avec des facteurs génétiques comme les mutations BRCA1/2, qui pourraient y prédisposer», conclut le Pr Ottini.

http://sante.lefigaro.fr

Commenter cet article

claude 27/05/2015 18:52

Souvenez-vous, le houblon utilisé ("gra^ce" à Hildegard Von Bingen parce qu'il prolonge la durée de vie de la bière...) dans les bières est la plante qui contient le plus d'oestrogène, tant que dans un litre de bière on trouve 30 fois la dose journalière d'oestrogène métabolisé par une femme mature chaque jour. Le cancer du sein aux mecs, elle est bonne celle-là! J'ai deux amours, Heineken et Kronenburg...., c'est comme pour la bouffe, au lieu de dire: "Bon appétit", on ferait mieux de se souhaiter: "Bonne chance...!" Cincin!

Master Mustache 27/05/2015 11:16

Absolument, mais la "rareté" des cas fait que peu s'y interressent. Si je ne me trompe pas, il me semble avoir vu des cas chez les agriculteurs, à cause de l'utilisation de certains produits chimiques. Pour eux l' atteinte est principalement pulmonaire(neo pulm, bpco...) mais je crois qu'il y a une incidence hormonale. A vérifier

Nous sommes sociaux !

Articles récents