"Nous le laisserons pas Israël être submergé par une vague de migrants illégaux et d'activistes terroristes", a affirmé M. Netanyahu lors du conseil hebdomadaire des ministres, au lendemain d'un appel du chef de l'opposition, Isaac Herzog, à accueillir des Syriens fuyant la guerre civile. "Israël n'est pas indifférent à la tragédie humaine des réfugies syriens et africains (...) mais Israël est un petit État, très petit qui ne dispose pas d'une profondeur démographique et géographique, c'est pourquoi nous devons contrôler nos frontières", a-t-il ajouté, selon un communiqué de son bureau.

Pour y parvenir, le Premier ministre a annoncé qu'Israël "commence aujourd'hui à construire une clôture à la frontière avec la Jordanie", le quatrième "mur" érigé par l'Etat hébreu.

Israël a déjà achevé d'ériger en 2013 une clôture électronique de 240 kilomètres le long de sa frontière avec l'Egypte. Cet ouvrage a réduit quasiment à zéro le nombre de migrants africains entrant illégalement en Israël. Plus de 50.000 d'entre eux venus essentiellement d'Érythrée et du Soudan avaient auparavant réussi à passer en Israël par le Sinaï égyptien.

Officiellement, Israël et la Syrie sont toujours en état de guerre et l'Etat hébreu interdit par la loi à ses ressortissants de se rendre en Syrie.

Depuis le début du conflit en Syrie il y a quatre ans, plus de quatre millions de réfugiés ont fui vers les pays voisins comme la Jordanie, le Liban et la Turquie, mais aucun n'a tenté de rejoindre Israël.

Le Vif