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France: tous les salariés nés après 1957 devront devoir travailler plus pour ne pas gagner moins

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 17 Octobre 2015, 18:12pm

Catégories : #Economie-politique

Un "accord de principe" a été trouvé vendredi entre le Medef et trois syndicats pour son projet visant à renflouer les régimes de retraites complémentaires Agirc-Arrco.

Un "accord de principe" a été trouvé vendredi entre le Medef et trois syndicats pour son projet visant à renflouer les régimes de retraites complémentaires Agirc-Arrco.

afp.com/Philippe Huguen

Le Medef a conclu ce vendredi avec trois syndicats un accord visant à préserver les régimes de retraites complémentaires Agirc-Arrco. Pour les salariés, l'accord se traduit par un allongement de la durée de cotisation.

Les négociations ont finalement abouti. Un "accord de principe" a été trouvé vendredi entre le Medef et trois syndicats (CFE-CGC, la CFDT et la CFTC) pour son projet visant à renflouer les régimes de retraites complémentaires Agirc-Arrco. 

Ces régimes, gérés par les partenaires sociaux, souffrent d'un déficit abyssal. Il dépassait les 3 milliards d'euros en 2014, en raison de la hausse du chômage et de l'arrivée des papy-boomers à la retraite. 

 
 

Pour sauver le système, qui permet aux salariés de bénéficier d'une pension supplémentaire à celle versée par la Sécurité sociale, les salariés devront travailler plus pour... ne pas gagner moins. L'accord crée un système de bonus-malus qui allonge d'un an, à partir de 2019, la durée de cotisation nécessaire pour bénéficier d'une retraite complémentaire à taux plein. Plusieurs cas de figure sont possibles. 

Ceux qui partent en retraite à 62 ans

Il faut aujourd'hui remplir deux conditions pour bénéficier d'une retraite complémentaire à taux plein : respecter l'âge légal de 62 ans et une durée de cotisation de 41,5 ans. Des règles identiques à celles applicables à la retraite de base. 

L'accord change la donne. Un salarié qui déciderait de partir à 62 ans verra sa retraite complémentaire amputée de 10% la première année, 10% la seconde et 10% la troisième, avant de récupérer une retraite à taux plein à 65 ans. Et cela, même dans l'hypothèse où il aurait cotisé tous les trimestres nécessaires. 

Une baisse de 10% de la pension du régime complémentaire pour un salarié gagnant 1800 euros et dont la retraite tout régime confondu atteint 1300 euros, dont 500 euros de complémentaire, aurait "un effort de 50 euros par mois à fournir pendant au minimum deux ans", a détaillé Jean-Louis Malys (CFDT). 

Ceux qui partent en retraite à 63 ans

Si le salarié travaille jusqu'à 63 ans et respecte la durée de cotisation, ce malus sera annulé. Il bénéficiera d'une retraite complémentaire à taux plein. 

Ceux qui partent en retraite à 64 ans ou plus tard

Ils bénéficieront d'une surcote. Des bonifications de 10, 20 et 30% seront appliquées pendant un an pour les salariés restant en activité deux, trois ou quatre ans de plus après avoir atteint la durée de cotisation légale. 

Ceux qui n'ont pas leurs annuités à 62 ans

L'objectif de l'accord est d'augmenter la durée de travail des salariés pour maintenir à flot le régime Agirc-Arrco. Ceux qui n'ont pas leurs trimestres de cotisation à 62 ans devront travailler plus longtemps pour jouir d'une pension complémentaire à taux plein.  

Un salarié disposant de ses annuités à 64 ans devrait ainsi attendre 65 ans pour partir à la retraite sans subir de décote. Selon Les Echos, les syndicats ont tout de même obtenu qu'un plafond soit fixé à 67 ans. 

http://lexpansion.lexpress.fr

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