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La disparition des grands animaux a des conséquences plus graves qu'on ne pensait

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 29 Octobre 2015, 18:45pm

Catégories : #Environnement

Selon une nouvelle étude, la disparition des grands animaux sur la planète a une conséquence plus importante qu'on ne pensait. C’est un fait qui n’échappe à personne : au cours des années d’évolution, la Terre a perdu beaucoup de ses plus grandes créatures. Il suffit de jeter un coup d’œil à l’inventaire des espèces disparues pour s’en rendre compte.

Notre planète autrefois parcourue par des dinosaures, mammouths et immenses spécimens marins, compte aujourd’hui parmi ses espèces records quelques baleines et éléphants dont les populations se maintiennent encore avec difficulté.

En cause : la surchasse et la destruction des habitats naturels. Cette disparition des grands animaux est à double tranchant. Que ce soit sur terre ou dans les mer du globe, les sols nécessitent de leurs excréments pour être plus fertiles.

Sans les grands animaux, cette source de nutriments vient sérieusement à manquer, altérant le cycle nutritif terrestre. Cette réalité serait actuellement bien plus préoccupante qu’on ne le pensait, selon une nouvelle étude.

Une source de nutriments indispensable

Une équipe de chercheurs s’est attelée à quantifier l’ampleur du phénomène et leurs conclusions sont plutôt préoccupante. Selon les auteurs de l'étude parue dans les Comptes-rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS), cette "mégafaune" serait à la base même de la production et de la propagation des nutriments à travers la planète.

Or, ce rôle a jusqu’à présent, était minimisé. Pour en arriver à une telle conclusion, les auteurs de l’étude ont analysé à l’aide de modèles mathématiques la distribution du phosphore, un élément essentiel à la croissance des plantes.

Ils expliquent : "Nous voulions savoir si le monde du passé avec tous ses animaux endémiques était plus fertile que notre monde actuel".

Leurs résultats suggèrent une véritable chute du phosphore produit par les mammifères marins.

Il y a trois ans, juste avant le début de la chasse à la baleine, ce niveau s’élevait à 340.000 tonnes par an, aujourd’hui il n’est qu’à 74.000 tonnes.

L’importance de la propagation de ces nutriments

Selon les scientifiques, ce phénomène est préoccupant pour l’environnement. Les mammifères marins participent en effet activement au transport des nutriments. Les baleines, par exemple, couvrent de grandes distances.

Grâce à ces déplacements, leurs excréments atteignent des écosystèmes lointains et sont ensuite acheminés jusqu’à la terre via les oiseaux migrateurs et les poissons. La disparition progressive de ces animaux a ainsi engendré une chute de plus de 75% de leur capacité à transporter ces nutriments.

Ce constat met en évidence l’importance jusqu’à présent ignorée de la participation des grands animaux dans la fertilisation des écosystèmes de la planète. "Jusqu'alors, on ne pensait pas que les animaux jouaient un rôle important dans la production et la circulation des nutriments", conclut Christopher Doughty, écologiste à l'Université d'Oxford et co-auteur de l’étude. Publié par Emmanuel Perrin,
 http://www.maxisciences.com

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