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Les populations d’animaux autour de Tchernobyl s’épanouissent en l’absence d’activité humaine

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 7 Octobre 2015, 19:44pm

Catégories : #Environnement

Loup-tchernobyl

Une longue étude confirme ce que d’autres études à plus petite échelle indiquaient, que les populations d’animaux autour de Tchernobyl s’épanouissent en l’absence d’activité humaine. Une équipe de scientifiques a sondé la zone d’exclusion humaine entourant le site, en observant que les grands animaux, comme les cerfs et les wapitis, proliféraient malgré les persistantes radiations. (Image d’entête, loup dans le centre de Tchernobyl – Sergey Gashchak)

Alors que les particules radioactives s’échappaient de la centrale nucléaire de Tchernobyl en 1986, une zone d’exclusion humaine de 4200 kilomètres carrés a été créée autour du site. Des relevés aériens antérieurs ont suggéré que le nombre d’animaux sauvages dans la région avait un peu récupéré du drame, mais cette première étude à grande échelle de la région suggère que, bien que le rayonnement soit nocif pour leur bien-être, les effets engendrés par des populations humaines peuvent être plus dommageables.
Cervidés-Tchernobyl

Selon le professeur Jim Smith de l’université de Portsmouth (Angleterre) :

Cela ne signifie pas que le rayonnement est bon pour la faune, juste que les effets de la présence humaine, qui se traduisent par la chasse, l’agriculture et la sylviculture, sont bien pires.

Smith a dirigé une équipe internationale de scientifiques chargée d’analyser les données historiques de relevés aériens et de pointages des traces d’animaux dans la neige, constatant que le nombre de mammifères, comme les wapitis, chevreuils, cerfs, sangliers et loups, correspond à celui de quatre autres réserves naturelles dans la région. Ils ont même repéré un cheval de Przewalski et un lynx européen, qui avaient auparavant disparu de la zone et qui sont apparemment de retour.

Selon Jim Smith : 

Il y a eu de nombreux rapports sur l’abondance de la faune de Tchernobyl, mais c’est la première étude à grande échelle pour prouver combien ils sont résilients. Il est très probable que les chiffres sur la faune de Tchernobyl soient beaucoup plus élevés qu’ils ne l’étaient avant l’accident.

L’étude publiée dans Current Biology : Long-term census data reveal abundant wildlife populations at Chernobyl.

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