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Aprés leTchad et le Cameroun, le Sénégal pense à interdire le voile intégral

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 23 Novembre 2015, 11:00am

Catégories : #Société

L'annonce la semaine dernière du président sénégalais, Macky Sall, d'interdire le port du voile intégral dans son pays dont la population est très largement musulmane a relancé le débat. Certes, depuis, c'était dimanche, il a légèrement fait machine arrière, mais la question, toujours selon le président du Sénégal, sera forcément débattue.

Dimanche à Bamako au Mali, meurtri par la prise d'otages qui a succédé aux attentats de Paris, Macky Sall a expliqué que "le voile ne pose aucun problème. Mais lorsque son port ne permet pas l'identification de la personne et de ce qu’elle porte, il y a un problème de sécurité publique. Il ne doit pas être permis un accoutrement qui puisse permettre de camoufler des armes ou des explosifs".

 

Actuel président de la Cedeao (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest qui regroupe 15 pays), Macky Sall a donc relancé un débat que certains pays d'Afrique sub-saharienne ont déjà tranché.

C'est le Tchad qui a été le premier à prendre une telle décision (comme le rapporte le site Jeune Afrique). Son président, Idriss Déby Itno, avait ainsi demandé à son gouvernement en juin d'interdire le port du voile intégral à l'ensemble du pays. Le 15 juin, un attentat avait fait 33 morts à N’Djamena. Le Cameroun avait suivi le 15 juillet après le double attentat commis par des femmes voilées dans la ville de Fotokol. D'abord limitée à une parti du pays, les autorités avaient ensuite décidé d’étendre l’interdiction aux régions de l’Est et du Littoral. Enfin, le Niger, fin juillet, a décidé que le port du voile intégral serait interdit à Diffa et dans sa région. La capitale de la province avait déjà fait l’objet d’attentats, notamment le 8 février 2015, et d’autres tentatives avaient été déjouées depuis.

Macky Sall, n'exclut pas que la question soit prochainement débattue à la Cedeao. Toujours à Bamako, il a ainsi déclaré : « Au moment où les gens posent des bombes et font sauter toutes sortes d’engins, il ne doit pas être permis un accoutrement, quel qu’il soit, qui puisse permettre de camoufler des armes ou des explosifs. La question est posée, elle va être traitée au niveau de la Cédéao et le Sénégal, en fonction des mesures qui seront prises, devra s’y (conformer) ». Aucun calendrier n'est cependant fixé.

Guillaume Clavaud /

http://www.lindependant.fr/

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