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Face à la désaffection du public, la filière du spectacle appelle à l’aide

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 24 Novembre 2015, 17:35pm

Catégories : #Société

Face à la désaffection du public, la filière du spectacle appelle à l’aide
Martine Robert / Journaliste

Le secteur, déjà fragile, demande à l’Etat 50 millions d’euros après le choc des attentats.

Après le choc des attentats, vient l’évaluation de l’ampleur des dégâts pour l’ensemble de la filière du spectacle vivant (concerts, festivals...). Et c’est à 50 millions d’euros que le Prodiss, le syndicat représentant les producteurs, les salles, les diffuseurs, les organisateurs, évalue le plan de soutien nécessaire. Car au-delà du fonds d’urgence de 4 millions d’euros décidé par la ministre de la Culture Fleur Pellerin, ce sont des mesures pérennes et un changement de modèle économique auxquels vont devoir faire face les professionnels du secteur. « 50 millions, cela représente le surcoût lié à la sécurisation des lieux, à la communication nécessaire pour rassurer et faire revenir le public, et au manque à gagner généré par les annulations, la baisse de fréquentation, etc. », précise Guy Marseguerra, président du Prodiss. Ainsi la chute des ventes de billet a atteint 80 % après les attentats et s’élevait encore à 50 % le week-end dernier (35 % en région). Sans parler des annulations.

Vers des billets nominatifs

Les seules ressources des professionnels ne pourront absorber cette onde de choc : « Sur nos 340 adhérents, la plupart sont de petites structures, sous-dotées en fonds propres, ne disposant quasiment d’aucun actif et d’une fragilité extrême », souligne le syndicat. De fait, « le résultat net des entrepreneurs de spectacles, divisé par trois depuis 2008, est inférieur à 1 % du chiffre d’affaires » et la plupart sont des TPE, avec un chiffre d’affaires, pour 75 % d’entre elles, de moins de 1 million d’euros.

Afin d’obtenir ce plan de soutien de 50 millions d’euros, c’est vers Bercy et le ministère de l’intérieur que le Prodiss se tourne. Le syndicat souhaite aussi aller au-delà des consignes de sécurité en vigueur. Il propose l’instauration du billet nominatif, pour mieux tracer les spectateurs. Mais cette mesure nécessiterait une loi pour l’avaliser.

 

En attendant, la profession est très inquiète pour la période des fêtes, cruciale pour son équilibre économique. Et pas seulement à Paris. « Dans le Nord où j’opère, de 20 % à 30 % des ventes de billets sont effectuées sur cette période », note Guy Marseguerra, également directeur de 20h40 Productions à Lille. Les spectacles familiaux ou jeune public sont les plus touchés. Quant aux festivals, il ne sont pas en reste : les Transmusicales prévues du 2 au 6 décembre à Rennes sont « à 200 % mobilisés sur la sécurité ». Une campagne de sensibilisation pour convaincre les spectateurs de revenir est déjà lancée et un guide des bonnes pratiques de sécurité a été réalisé pour le public et les professionnels.

http://www.lesechos.fr

 

 

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le brebis galleux blog 24/11/2015 19:23

J'ai connu ce milieu qui ne vit que de subventions...c'est pitoyable...

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