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Menace sérieuse d'une attaque chimique: la France va fournir au Samu des antidotes de l'armée

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 17 Novembre 2015, 15:36pm

Catégories : #Nouvel ordre mondial

Un exercice de contamination chimique à La Défense, le 19 novembre 2011. Un exercice de contamination chimique à La Défense, le 19 novembre 2011. - ALEXANDER KLEIN / AFP

 Nicolas Beunaiche

Après les attentats de vendredi à Paris, le gouvernement craint des attaques terroristes chimiques. En prévision de la COP21, un arrêté a donc été signé samedi et publié dimanche au Journal officiel autorisant l’utilisation par le Samu de sulfate d’atropine, le seul antidote efficace pour la prise en charge des personnes exposées à des risques neurotoxiques, longtemps réservé à l’armée.

L’arrêté, signé par le directeur général de la santé (DGS), Benoît Vallet, par délégation de la ministre de la Santé, Marisol Touraine, vise à réagir à des attaques aux gaz VX et VR, mais aussi au tabun, au soman, au cyclosarin et surtout au sarin, précise Le Journal de l’environnement (JDLE). Un mode opératoire que la France, frappée par des kamikazes armés de kalachnikovs vendredi, n’a pas encore connu, mais qui inquiète visiblement les autorités.

 

Un produit autorisé en novembre

La coïncidence de la publication de cet arrêté avec les attentats commis à Paris semble toutefois fortuite. Dans son arrêté, le ministère de la Santé explique simplement que « le risque d’attentats terroristes et le risque d’exposition aux neurotoxiques organophosphorés constituent des menaces sanitaires graves qui appellent des mesures d’urgence », et mentionne expressément la COP21. Le Service de santé des armées, contacté par le JDLE, indique par ailleurs que la publication de l’arrêté était prévue avant les attaques de vendredi.

Le produit lui-même, utilisé pour les militaires sur des zones de combat, n’a de toute façon reçu son autorisation de mise sur le marché français, sous sa forme injectable 40 mg/20 ml, par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) que début novembre. Il est donc régulé désormais comme un médicament classique, mais reste fabriqué uniquement, à haute dose, par la pharmacie des armées. Seulement, pour un usage civil, il doit être étiqueté comme tel, rappelle le JDLE.

 

« Pas assez de produit étiqueté »

Le gouvernement s’est en fait aperçu que si les stocks de sulfate d’atropine sont « suffisants », « il n’y a pas assez de produit étiqueté », selon les explications fournies par le Service des armées au JDLE, pour subvenir à d’éventuels besoins au moment de la conférence sur le climat. Le texte publié dimanche permet donc au Samu d’utiliser l’antidote à titre dérogatoire pour des personnes exposées à ces gaz sous le conditionnement habituellement réservé aux armées.

En cas d’attaque, les victimes devront se voir injecter des doses de 2mg de sulfate d’atropine toutes les cinq minutes, jusqu’à ce que les symptômes disparaissent.

http://www.20minutes.fr

 

Mise à jour

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Ce n’est hélas pas du « complotisme ». C’est un arrêté ministériel – on ne peut plus officiel – qui a été pris le 14 novembre 2015, le lendemain des attentats parisiens, et qui a paru au Journal Officiel d’hier, 15 novembre.

Ce texte autorise l’utilisation pour le grand public du sulfate d’atropine fabriqué par la Pharmacie centrale des armées.

Et pourquoi cet arrêté ministériel autorise-t-il soudain le recours à ce produit fabriqué par les Armées ?

Pour les raisons suivantes, figurant dans ce que les juristes appellent « l’exposé des motifs », toujours situé en haut des arrêtés ministériels :

1°) parce qu’il va y avoir de nombreux chefs d’État à Paris à partir du 29 novembre 2015.

=> Dans l’exposé des motifs de l’arrêté ministériel, cette idée figure sous la formulation suivante :
« Considérant l’accueil sur le territoire français d’un sommet de chefs d’État, préparatoire à la COP21, le 29 novembre 2015 »;

2°) parce que l’on craint des attentats terroristes massifs avec des gaz neurotoxiques.

=> Dans l’exposé des motifs de l’arrêté ministériel, cette idée figure sous la formulation suivante :
« Considérant que le risque d’attentats terroristes et le risque d’exposition aux neurotoxiques organophosphorés constituent des menaces sanitaires graves qui appellent des mesures d’urgence » ;

3°) parce que le sulfate d’atropine, en solution injectable 40 mg/20 mL, est l’antidote spécifique dans les intoxications aiguës par des gaz neurotoxiques de guerre, dans un contexte de catastrophe.

=> Dans l’exposé des motifs de l’arrêté ministériel, cette idée figure sous la formulation suivante :
« Considérant les données disponibles sur le sulfate d’atropine, solution injectable 40 mg/20 mL PCA comme antidote spécifique dans les intoxications aiguës par les anticholinestérasiques (insecticides organo-phosphorés, neurotoxiques de guerre et carbamates) ou par les médicaments parasympathomimétiques ou cholinomimétiques, dans un contexte d’urgence ou de catastrophe » ;

4°) parce qu’il n’y a pas actuellement suffisamment de sulfate d’atropine disponible pour le grand public, en dehors de celui détenu par le ministère de la défense.

=> Dans l’exposé des motifs de l’arrêté ministériel, cette idée figure sous la formulation suivante :
« Considérant que, malgré l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché français délivrée par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé pour le sulfate d’atropine 40 mg/20 mL PCA, les contraintes de fabrication et d’étiquetage ne permettent pas sa mise à disposition dans des délais compatibles avec l’organisation de la COP 21 ;

5°) parce que l’on envisage une attaque massive au gaz, avec un nombre potentiellement important de victimes à des neurotoxiques de guerre.

=> Dans l’exposé des motifs de l’arrêté ministériel, cette idée figure sous la formulation suivante :
« Considérant qu’aucun autre médicament adapté à la prise en charge en urgence n’est à ce jour autorisé en cas d’exposition de personnes à des neurotoxiques organophosphorés (insecticides organo-phosphorés, neurotoxiques de guerre et carbamates, médicaments parasympathomimétiques ou cholinomimétiques) et qu’il convient de prendre toute mesure utile pour prévenir les atteintes graves pour la santé, en cas d’exposition d’un nombre potentiellement important de victimes à des neurotoxiques organophosphorés » ;

Cet arrêté a paru au Journal Officiel de la République française, la référence est le JORF n°0265 du 15 novembre 2015 page 21381, texte n° 8.

On peut le lire en ligne ici : LegiFrance.gouv.fr

COMMENTAIRES

La parution de cet arrêté ministériel prouve que le gouvernement envisage froidement qu’une attaque avec des armes chimiques hautement dangereuses pourrait être lancée sur Paris dans les semaines qui viennent. Or le gaz de type Sarin peut provoquer des milliers de morts…

Cela donne à penser que le gouvernement dispose d’informations alarmantes sur les risques encourus par la population française, notamment à Paris.

 

La parution de cet arrêté ministériel obéit peut-être à une propagande vicieuse. Elle n’est peut-être qu’une partie d’un vaste plan de communication, conçu par le gouvernement et destiné à affoler la population française.

Dans quel but ? Dans le but de lui faire accepter sans broncher la prorogation de l’état d’urgence pendant 3 mois, voire la proclamation de l’état de siège, voire même la décision de François Hollande de prendre les pleins pouvoirs en application de l’article 16 de la Constitution.

Ce n’est pas une affabulation, le Figaro notamment a déjà envisagé cette hypothèse :http://www.lefigaro.fr/politique/2015/11/14/01002-20151114ARTFIG00216-hollande-a-nouveau-confrontea-l-horreur-du-terrorisme.php

Du reste, François Hollande a annoncé aujourd’hui même une réforme de la Constitution, et notamment de l’article 16 qui accorde les pleins pouvoirs au chef de l’État :http://www.liberation.fr/france/2015/11/16/francois-hollande-annonce-une-revision-de-la-constitution_1413859

 

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