Maître Jean Pierre Joseph du barreau de Grenoble et le jeune papa ce lundi au tribunal.
Maître Jean Pierre Joseph du barreau de Grenoble et le jeune papa ce lundi au tribunal. - G. Varela / 20 Minutes

Gilles Varela

Comme l’avait demandé son avocat, Maître Jean Pierre Joseph, le jeune père qui refusait de vacciner son enfant a été relaxé, l’infraction n’ayant pas été constatée en raison de l’âge de l’enfant au moment des poursuites. Une décision judiciaire dont il appartient au parquet de faire (ou non) appel, car la vaccination, comme l’a rappelé le procureur, reste obligatoire en France.

Peu avant en début d’après-midi, c’est un jeune père calme et fort de ses arguments qui s’était présenté au tribunal correctionnel de Strasbourg, pour avoir refusé de vacciner son fils âgé de 14 mois au moment des faits (actuellement âgé de 21 mois), notamment du DT Polio, un vaccin obligatoire.

Méfiant envers le contenu des vaccins, le jeune père et son avocat, Maître Jean-Pierre Joseph, du barreau de Grenoble, présentent ce vaccin vendu en pharmacie sous prescription des médecins comme étant trop dangereux, mais aussi parce qu’il est uniquement disponible en addition à d’autres vaccins, une sorte de cocktail en une même dose, censé protéger également de cinq autres maladies comme l’hépatite B. Un vaccin qui contiendrait une forte concentration d’aluminium au-delà des seuils autorisés et de dérivés du mercure.

Quel danger pour l’enfant ?

Le jeune père, qui risque « légalement » six mois de prison et 3.750 euros d’amende, s’est défendu de sectarisme ou « d’être influencé par des sites médicaux en tout genre trouvés sur internet, souvent en défaveur de la vaccination », ce que lui a reproché la partie civile, représentée par Maître Fabienne Hagemann administratrice ad hoc de l’enfant par l’intermédiaire de l’association de droit de l’enfant Thémis. Même si cette dernière lui a vivement reproché de mettre en danger son enfant, elle a cependant regretté le manque de réponse précise du monde médical mais aussi argué que l’on ne peut pas « s’autoproclamer médecin » et que la protection de l’enfant passe avant tout.

Des questions, pas de réponse

« Si vous êtes prêt à signer qu’il n’y a aucun risque, si un médecin nous signe un papier, nous courrons tout de suite le vacciner », s’est exclamé Maître Jean Pierre Joseph. « Ce père de famille ne combat pas la vaccination en général mais il recherche un produit efficace et pas dangereux pour son enfant. Il n’est en aucun cas sectaire mais il demande des réponses a des questions pertinentes ». L’avocat a ensuite dénoncé une sorte « d’Omerta totale sur l’information » en France, reprochant à la vaccination d’être pour les Français « comme un sacrement ».

Le père a ajouté que « Cela fait mal d’être accusé de maltraitance, de subir des pressions. J’ai une démarche honnête, je n’ai pas essayé de frauder, car l’intérêt de mon enfant est primordial. Je n’ai subi aucune influence sinon il y a longtemps qu’il serait vacciné ».

Pour sa part, la partie civile a notamment signalé son inquiétude sur le fait que le jeune père compte emmener son fils non vacciné rejoindre sa femme, militaire basée au Gabon. Ce qui pourrait mettre l’enfant en danger. « S’il n’y a pas de contre-indication médicale », a toutefois tempéré le père. Sinon nous resteront ici » avant de rappeler que la vaccination n’est pas obligatoire dans la plupart des pays du nord de l’Europe, en Allemagne, en Angleterre…

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