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Déchéance de nationalité: Manuel Valls est donc bien de droite?

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 29 Décembre 2015, 11:21am

Catégories : #Economie-politique

Déchéance de nationalité: Manuel Valls est donc bien de droite?
Déchéance de nationalité: Manuel Valls est donc bien de droite?

En déclarant qu'une partie de la gauche, opposée à l'extension de la déchéance de nationalité, "s'égare au nom de grandes valeurs", Manuel Valls s'est mis un peu plus à dos une partie de sa majorité. Ce n'est pas la première fois.

Où situer Manuel Valls sur l'échiquier politique? Longtemps, le Premier ministre a été présenté comme "le socialiste de droite" pour ses prises de positions singulières et parfois à rebours du PS. Depuis la semaine dernière, et le maintien de l'extension de la déchéance de nationalité dans le projet de réforme de la Constitution - uneextension défendue par le Premier ministre - le curseur semble avoir encore bougé. A "Valls est-il de gauche?" a succédé une question plus radicale: "Valls est-il de droite?" 

Dimanche, le chef de la majorité y est allé très franchement pour défendre le projet de réforme constitutionnelle qui prévoit l'extension de la déchéance de nationalité aux binationaux nés français et condamnés pour terrorisme. La proposition fait hurler la gauche de la gauche. "Une partie de la gauche s'égare au nom des grandes valeurs en oubliant le contexte, notre état de guerre", lui a-t-il répondu dans le Journal du dimanche. Ce qui lui vaudra en retour des réactions aigres-douces de Jean-Marc Ayrault, son prédécesseur à Matignon, de Benoit Hamon, son ancien collègue au gouvernement, de Martine Aubry et même du très Hollandais Julien Dray.  

Les (nombreuses) partitions dissonantes de Valls

Depuis le début du quinquennat, et même avant, Manuel Valls aime à faire entendre sa petite musique. En 2011, il avait enchaîné les partitions dissonantes, avec les 35 heures à "déverrouiller", l'évocation, pendant la primaire socialiste, de l'âge de la retraite, "qui ne reviendra pas à 60 ans", ou la défense, bien avant Nicolas Sarkozy, d'une TVA dite "sociale". 

En 2013, il avait provoqué un tollé à gauche en évoquant les Roms qui "ont vocation à rentrer en Roumanie ou en Bulgarie". La même année, Jean-François Copé expliquait que "le discours de Manuel Valls est bien souvent celui de l'UMP". 

Désormais, il y a l'extension de la déchéance de nationalité, une mesure "inspirée et soutenue" par l'extrême-droite selon plusieurs responsables de gauche, à laquelle est favorable une grande partie de la droite

Pourtant, ce n'est pas Manuel Valls qu'il faut incriminer à ce sujet, explique à l'Express Barbara Romagnan, députée PS du Doubs, mais bel et bien François Hollande. Le premier ne fait qu'appliquer ce qu'a décidé le second. 

Même son de cloche chez cet autre député frondeur, en guerre ouverte depuis plusieurs mois avec la ligne défendue par le gouvernement: "C'est facile de s'en prendre au Premier ministre. Mais celui qui a été élu au suffrage universel, c'est Hollande", grince-t-il. Et d'embrayer sur la politique économique conduite par l'exécutif, "qui, elle, est bien de droite et n'a plus aucun effet sur les objectifs fixés, notamment en matière de lutte contre le chômage". 

La droite récuse l'étiquette

Alors, Manuel Valls, "de droite"? La gauche n'est pas tout à fait d'accord, la droite encore moins. "Il aime la provocation et la triangulation tactique: il s'efforce parfois de prendre des intonations qui ne sont pas celles de la majorité", analyse Guillaume Larrivé, député de l'Yonne et proche de Nicolas Sarkozy. 

De là à mettre Manuel Valls ou Nicolas Sarkozy dans le même panier... Le Premier ministre "fait semblant de parler à la droite, corrige le député sarkozyste". 

Certes, il y a eu en octobre 2014 le désormais fameux "my government is pro business", "mais derrière cette musique 'pro-business', il y a la grosse caisse d'un socialisme archaïque et fiscaliste", tacle Guillaume Larrivé. 

Autre exemple brandi par l'élu de l'Yonne, celui de la TVA dite "sociale", une hausse de la taxe sur la valeur ajoutée voulue par Nicolas Sarkozy en 2012 contre une baisse des charges patronales. Une idée évoquée par le même Manuel Valls, alors lancé dans la primaire socialiste, quelques mois auparavant dans une interview auxEchos. "Manuel Valls a fait partie du gouvernement qui l'a abrogée et il ne l'a pas rétablie, raille Guillaume Larrivée. Le Premier ministre est manifestement socialiste". 

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Anonyme 29/12/2015 20:37

Ce mec est un fou dangereux, c'est un dictateur... J'espère qu'il ne sera jamais président.. heu ROI.

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