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Les cours du pétrole proches de leur plus bas depuis sept ans

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 8 Décembre 2015, 08:24am

Catégories : #Economie-politique

 

 
Anne Feitz / Journaliste

 

Les cours du pétrole sont tombés près de leurs plus bas niveaux depuis 2009. L’OPEP a renoncé vendredi à fixer un plafond de production.

Où s’arrêtera la chute du baril ? Le pétrole a poursuivi sa dégringolade lundi, après la réunion de l’OPEP du 4 décembre. Le cours du Brent pour livraison en janvier est tombé à moins de 42 dollars autour de 41,20 dollars en fin d’après midi, soit une baisse supérieure à 4,20 %. Le WTI à New York s’enfonce de son côté sous la barre des 40 dollars, ayant chuté de 1,3 dollar à l’ouverture, à 38,64 dollars le baril. Vers 18h le baril s’échangeait contre environ 38 dollars, soit une baisse d’environ 4,8 % par rapport à la clôture de la veille. Un niveau proche des cours les plus bas depuis la crise de 2009, il y a sept ans.

La décision de l’OPEP était pourtant attendue. Rares étaient les experts à s’attendre à ce que le cartel réduise volontairement sa production pour soutenir les cours. Mais le fait que les douze pays membres n’aient même pas réussi à s’entendre sur un chiffre pour leur plafond de production confirme ce que chacun constatait depuis de nombreux mois : le plafond était devenu inutile, n’étant de toutes façons plus respecté depuis plusieurs années. L’OPEP en prend acte, au moins temporairement : le secrétaire général de l’organisation, Abdullah Al Badri, a indiqué qu’un objectif de production serait fixé lors de la réunion de juin.

En attendant, en assumant son impuissance à contrôler la production de ses membres, l’OPEP a provoqué de nouvelles chutes des cours. « Il y a une perte de confiance dans le marché, et les gens s’attendent à voir les prix rester bas pendant longtemps  », note Oystein Berentsen, directeur général de Strong Petroleum, cité par Reuters. Les opérateurs anticipent notamment l’arrivée prochaine du pétrole iranien, qui pourrait ajouter 1 million de barils par jour sur le marché une fois les sanctions levées, à plus ou moins longue échéance.

D’un autre côté, la chute des cours devrait finir par réduire la production aux Etats-Unis, où de nombreux puits de pétrole de schiste ne sont plus rentables

http://www.lesechos.fr

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