Le Nouveau Paradigme

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Grandes compagnies pharmaceutiques et crime organisé : ils se ressemblent plus qu’on ne le pense

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 23 Janvier 2016, 18:49pm

Catégories : #Nouvel ordre mondial

compagnies pharmaceutiques

 

« Le professeur Peter C Gøtzsche a obtenu une Maîtrise en biologie et en chimie en 1974 et en tant que médecin en 1984. Il est spécialiste en médecine interne ; a collaboré avec des essais cliniques et des affaires réglementaires dans l’industrie pharmaceutique entre 1975 et 1983, et dans les hôpitaux de Copenhague de 1984 à 1995. Avec l’aide d’environ 80 personnes, il a aidé à lancer la Collaboration Cochrane en 1993 avec le fondateur,  Iain Chalmers et a établi le Centre Nordic Cochrane la même année. Il est devenu professeur de  la conception et de l’analyse de la recherche clinique en 2010 à l’Université de Copenhague.
Peter a publié plus de 70 articles dans le « Top Cinq » (BMJ, Lancet, JAMA, Ann Intern Med and N Engl J Med) et ses travaux scientifiques ont été cités plus de 15 000 fois. Peter est également l’auteur de :
Psychiatrie mortelle et déni organisé (2015)
Remèdes mortels et crime organisé : comment l’industrie pharmaceutique a corrompu les services de santé (2013)
Dépistage par mammographie : vérité, mensonges et controverse (2012)
Diagnostic et traitement rationnel : des prises de décisions cliniques fondées sur des preuves ».

 


Une grande partie de la carrière universitaire du Dr Gøtzsche a mis l’accent sur la synthèse des 

préjugés, essais cliniques et preuves.

Dans son livre « Remèdes mortels et crime organisé« , Gøtzsche révèle la corruption derrière les 

prix exorbitants des médicaments de marque, attirant l’attention sur le fait que les médicaments 

ne sont pas chers à cause du coût de développement, mais à cause du lobbying politique, du 

marketing et des bénéfices exagérés. Il précise également que de nombreux essais ne sont rien 

d’autre que des écrans de fumée, où les entreprises pharmaceutiques organisent la recherche de 

façon à ce que les meilleurs populations et groupes témoin soient sélectionnés de manière à ce 

qu’ils soutiennent le résultat préféré de la société ; ils contrôlent les données et font faire des 

analyses en interne et embauchent des rédacteurs professionnels pour écrire les articles. Les 

compagnies pharmaceutiques choisissent ensuite les résultats qui s’ajustent à leurs besoins de 

marketing, au lieu de ce qui est dans le meilleur intérêt des patients. Régulièrement, on paye des 

universitaires pour mettre leur nom en tant que contributeurs à l’étude, mais en fait, ils n’y ont 

pratiquement pas contribué et ne peuvent pas justifier les données. Selon Gøtzsche, « Les 

‘meilleurs’ médicaments pourraient simplement être ceux avec les données les plus 

honteusement biaisées ».

 

De plus, Gøtzsche fait bien comprendre la vérité selon laquelle les produits pharmaceutiques sont tout simplement dangereux pour de nombreuses raisons :

« Nos médicaments sur ordonnance sont la troisième principale cause de décès après les maladies cardiaques et le cancer aux États-Unis et en Europe. Près de la moitié de ceux qui meurent ont pris leurs médicaments correctement ; les autres meurent à cause d’erreurs,  comme une dose trop élevée ou l’utilisation d’un médicament malgré les contre-indications. Nos agences responsables des médicaments ne sont pas particulièrement utiles, car elles se fient sur des correctifs bidons, qui sont une longue liste de mises en garde, de précautions et de contre-indications pour chaque médicament, bien qu’ils sachent qu’aucun médecin ne peut ensuite maîtriser toutes ces données. Les principales raisons des nombreux décès liés aux médicaments résident dans la réglementation impuissante des médicaments, la criminalité généralisée qui inclut la corruption des preuves scientifiques sur les médicaments et la corruption des médecins, puis dans la commercialisation du médicament, qui est aussi nocive que le marketing du tabac et par conséquent devrait être interdite. Nous devrions prendre beaucoup moins de médicaments, et les patients devraient lire attentivement les notices des médicaments prescrits par leur médecin, puis les sources de données indépendantes sur les médicaments comme celles de la revue Cochrane, ce qui leur permettra de dire plus facilement « non merci ». » (2)


Avant de hausser les épaules à l’argument de Gøtzsche comme si c’était seulement le point de vue d’un seul homme sur une question complexe, envisagez l’histoire entachée du géant pharmaceutique Merck.
Listes de personnes ciblées, fausses revues, harcèlement et gros budget
« Nous pourrions avoir besoin de les chercher et de les détruire là où ils vivent… »Lors de témoignages dans une affaire de plainte collective en Australie, des e-mails entre les employés de Merck indiquaient des mentions comme « neutraliser », « neutralisé » ou « discréditer» à côté des noms de médecins qui critiquaient le médicament Vioxx.


Un e-mail disait :


Le tribunal a appris que James Fries, professeur de Médecine à l’université de Stanford, avait écrit au PDG de Merck en octobre 2000, se plaignant du harcèlement que certains membres de son équipe subissaient pour avoir critiqué ce médicament.
« Pire encore, les allégations selon lesquelles Merck limite les dégâts par l’intimidation », a-t-il écrit, … « C’est arrivé à au moins huit enquêteurs (cliniques) … Je pense que je suis moi-même légèrement menacé mais je n’en ai jamais parlé ou n’ai jamais écrit à ce sujet. »


En 2001 la société se livrait encore à des tactiques contraires à l’éthique. Merck a apparemment :
Produit une fausse revue « examinée par des pairs » sous le nom de « Australian Journal of Bone and Joint Medicine » afin de commercialiser des articles pro-Vioxx.


Publié un article de revue rédigé totalement anonymement et l’a fait signer par un médecin, tandis qu’un employé de Merck sentait que les données présentées étaient «une pensée magique ».
Cette corruption planifiée pourrait s’amplifier à l’avenir, l’American Medical Association (AMA) a – juste au bon moment – présenté de nouvelles directives qui serviront essentiellement à placer un bâillon sur les médecins qui ne s’alignent pas, y compris ceux qui dénoncent les produits pharmaceutiques.


« Il y a beaucoup de dissidence parmi les professionnels de santé en matière de santé naturelle, et beaucoup refusent d’accepter l’idée que la guérison ne se limite pas aux produits chimiques pharmaceutiques. L’American Medical Association a récemment mis en avant de nouvelles directives qui : « créeront des directives éthiques pour les médecins dans les médias, écriront un rapport sur la façon dont les médecins peuvent être sanctionnés pour violation de l’éthique médicale à travers leur implication dans la presse, et publieront une déclaration publique dénonçant la diffusion d’informations médicales douteuses par la radio, la télévision, les journaux, ou les sites Web » », a déclaré le Dr Edward Group, fondateur du global Healing Center.
Chose incroyable, l’AMA ne représente que 17 % des médecins, dont la plupart sont des étudiants en médecine qui ont reçu une adhésion gratuite. Et pourtant, l’organisation est le cinquième groupe d’intérêts le plus puissant sur Capitol Hill , accordant une somme stupéfiante de 19,7 millions de dollars pour le lobbying rien qu’en 2014.

 

 

 

Pour en savoir plus sur la mise sous silence des dissidents médicaux – et comment prendre des mesures –cliquez ici .

 

Article sources:

 

 

wakeup-world.com 

 

 

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