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Reflux et brûlures d'estomac : les risques des médicaments anti-reflux (IPP)

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 12 Janvier 2016, 06:57am

Catégories : #Santé

Les IPP sont massivement prescrits dans les ulcères, RGO, oesophagites, et souvent à tort. Ils comportent des risques réels lorsqu'on les prend longtemps. A manier avec précaution.

nutrition.fr  Sylviane Passard - 
Reflux et brûlures d'estomac : les risques des médicame...

 

Les inhibiteurs de pompe à protons (IPP) sont des médicaments du reflux gastro-œsophagien ou RGO (oméprazole, ésoméprazole, lansoprazole, etc...). On les prescrit aussi dans les ulcères, les oesophagites érosives. Ils diminuent la sécrétion acide de l’estomac. On les utilise aussi protéger les muqueuses digestives de l’agressivité des anti-inflammatoires oraux (anti-inflammatoires non stéroïdiens, aspirine, stéroïdes). Pris au long cours, ces médicaments qui figurent parmi les plus prescrits et les plus profitables pour l’industrie comportent des risques. Or 70% des patients à qui ils sont prescrits ne devraient pas en prendre, alors qu’il existe des alternatives naturelles.

 

Pour en savoir plus sur les moyens naturels de prévenir et traiter les brûlures d'estomac, lire le livre du Dr Martine Cotinat : Soignez le reflux naturellement

 

Ils perturbent la flore intestinale et favorisent des infections

Une étude récente trouve des altérations de la flore intestinale chez les utilisateurs d’IPP, avec des populations accrues de lactobacilles et streptocoques, et d’autres familles retrouvées d’habitude dans les cavités orales et nasales et dans la peau.  En temps normal, pensent les chercheurs, l’acidité de l’estomac empêche ces communautés de bactéries de se propager plus bas dans le tube digestif, mais les IPP lèvent cette barrière naturelle.

Ces altérations pourraient expliquer pourquoi la prise d’IPP augmente le risque d’infections du tube digestif par la bactérie Clostridium difficile, qui tire parti d’une augmentation de la population de streptocoques. Ces bactéries clostridium difficile sont dangereuses, difficiles à traiter, à l’origine de diarrhées infectieuses. Elles sont souvent multi-résistantes aux antibiotiques, et sont fréquemment retrouvées dans les infections contractées à l’hôpital.

On a aussi observé une augmentation du risque de pneumonie à streptocoques chez les patients qui prennent ces médicaments.

Ils sont liés à un risque cardiovasculaire accru

Des chercheurs californiens, dans un article paru dans PLOS One, ont analysé les données portant sur 2,9 millions de personnes. Ils ont constaté que les patients souffrant de reflux gastro-œsophagien qui avaient pris des IPP avaient une augmentation de 16 % de leur risque d’infarctus du myocarde. Le risque de mortalité cardiovasculaire était même multiplié par deux. Les chercheurs pensent que les IPP agissent sur la production de monoxyde d’azote (NO), qui joue un rôle important dans la santé vasculaire.

Ils augmentent les déficits en vitamine B12

Les inhibiteurs de pompe à protons (IPP) et les antihistaminiques H2 augmentent de manière significative le risque de déficit en vitamine B12 à long terme.

La vitamine B12, ou cobalamine, se trouve dans les produits animaux : viandes, poissons, œufs, fromages... Un déficit en vitamine B12 peut augmenter le risque de démence, de troubles nerveux, ou d’anémie. Comme les acides de l’estomac favorisent l’absorption de cette vitamine, le fait de supprimer ces acides pourrait conduire à une défit en vitamine B12.

 

Le risque apparaîtrait avec deux ans de prise et augmente avec la dose : plus d’1,5 cachet par jour c’est un risque accru de 95 %, contre 63 % pour moins de 0,75 cachet par jour.

Ils entraînent de la fatigue

Vous prenez des IPP depuis plus de 2 ou 3 mois et vous êtes fatigué(e) ? Il y a des chances que ce soit dû aux médicaments. C’est aussi le cas avec les antihistaminiques (prescrits dans les allergies) surtout de première génération, des antidépresseurs comme le Prozac, des anxiolytiques, des corticostéroïdes, des antihypertenseurs, des diurétiques, des statines (traitement du cholestérol élevé), et certains antibiotiques (Bactrim).

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