Alors que la Martinique vient d’être placée au niveau 3 du programme de surveillance, d’alerte et de gestion des épidémies pour faire face à la propagation du Virus Zika, l'inquiétude monte. "Les dernières données connues sur la propagation du virus montrent un doublement du nombre de cas biologiquement confirmés depuis la fin de la semaine dernière pour atteindre 102", selon un communiqué de la préfecture, alors que "les cas cliniquement évocateurs sont évalués à plus de 1000". 

Ce virus si il n'est dans la plupart des cas pas grave représente toutefois un danger pour les femmes enceintes, car la maladie peut être fatale pour l'enfant à naître. De graves malformations neurologiques pouvant entraîner la mort touchent en effet les bébés infectés in-utero. C'est pourquoi les autorités appellent à une grande vigilance et les campagnes de démoustication se multiplient. Mais un laboratoire anglais a peut-être trouvé la solution.

Rendre les moustiques incapables de s'accoupler

Le virus Zika est transmis par la piqûre d'un moustique, explique Aedes. C'est le même insecte qui transmet le virus de la dengue et du chykungunya.

Ainsi des scientifiques britanniques ont travaillé sur la possibilité de modifier génétiquement l'animal pour affaiblir l'espèce sans totalement l'éradiquer par le biais de produits hautement chimiques.

Ils sont parvenu à modifier l'ADN du moustique Aedes. Quand le spécimen génétiquement modifié est lâché dans la nature il s'accouple avec des femelles mais leur progéniture sera incapable d'atteindre l'âge adulte et succombera avant d'avoir été elle-même, en âge de s'accoupler. De nombreux pays ont eut recours à cette innovation, ainsi en Amérique du Sud et en Asie, des milliers de moustiques OGM ont été lâchés dans la nature depuis 2013 avec des résultats mitigés puisque les épidémies continuent leur progression.