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Poitiers : les étudiants en médecine opérent des "morts-vivants"

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 19 Février 2016, 21:17pm

Catégories : #Sciences

Pour former les étudiants à la chirurgie, la Faculté de médecine de Poitiers a créer un centre de simulation plus vrai que nature. Les cadavres respirent et ont un pouls. 

Poitiers : les étudiants en médecine opérent des \RIEDMILLER/CARO FOTOS/SIPA
 
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Depuis plusieurs années, les mannequins hyperréalistes se sont imposés dans les cours pratiques des études médicales. Les étudiants en médecine, pharmacie ou encore infirmier s’entraînent à placer des perfusions, réaliser des sutures et faire des massages cardiaques. L’apprentissage par simulation a un objectif simple : jamais la première fois sur un patient.

A la Faculté de médecine de l’université de Poitiers, ce précepte a bouleversé les méthodes d’enseignement. Depuis fin janvier, les élèves chirurgiens peuvent se faire la main sur des cadavres « animés ». Leurs poumons se remplissent d’air, leur cœur pompe du sang artificiel… Tout est fait pour mimer la réalité et leur redonner vie. Ce système baptisé « SimLife » est unique au monde. Il a été inventé, fabriqué et breveté par Cyril Brèque, maître de conférences en biomécanique à l’Université de Poitiers.

Jusqu’à présent, ces futurs chirurgiens apprenaient sur des corps sans vie, des organes de cochon ou des mannequins interactifs. Mais « on se rendait bien compte que les dissections classiques ne répondaient plus aux attentes», a expliqué à l’AFP le Pr Jean-Pierre Richer, responsable du Centre de simulation de la faculté. Il fallait évoluer alors que dans le même temps, la formation pratique de l'interne a beaucoup diminué (...) On n'apprend plus au bloc, à côté du chirurgien et d'un vrai patient », a-t-il souligné.


Une machinerie artisanale

Ce dispositif vise avant tout à donner confiance aux étudiants, les familiariser avec les gestes de base et les outils qu’ils vont utiliser à l’hôpital. Et cela fonctionne. Très vite, ils se prennent au jeu et oublient que c’est une simulation. Mieux, lorsqu’une hémorragie survient, le stress gagne toute l’équipe médicale. « Seule l'odeur forte et une couleur verdâtre trahissent le fait qu'il s'agit d'une dépouille, décongelée avec soin pour passer en seulement quelques jours de -22°C à +37°C », note l’Agence de presse.

Un drap devant le visage du « patient » dissimule la machinerie qui permet de recréer les pulsations cardiaques et la ventilation. Un système artisanal : des tuyaux et des valves du système d’arrosage et le tour est joué. Pour reproduire le sang, Cyril Brèque a tout simplement utilisé un peu de peinture et un additif pour épaissir le liquide. Au total, 4 modèles SimLife ont été conçus pour seulement 20 000 euros.

« À terme, tout cela sera miniaturisé et piloté en wifi depuis une tablette. Nous sommes en train de travailler sur un logiciel qui permettra d'intégrer à l'avance un certain nombre de scenarii. Ce qui rend notre système unique, c'est qu'il est adaptatif », a assuré le Pr Richer. Après la phase de test, une vingtaine d'internes en fin de cursus s'exerceront à la chirurgie sur Simlife dès la rentrée 2016.

Antoine Costa

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daniel 20/02/2016 09:12

oui, mais derriere tout ca il y a une realité qui fait froid dans le dos si l'on regarde la loi arbitraire,totalitaire de l'ordre des medecins via nos defroqués de politiques sur loi don d'organes : un toubib a la tele exoliquait: " bien,vous comprenez bien que si l'on demande a la famille de prelever un organe sur la personne qu'ils viennent de perdre,personne dira oui ! d'ou le fait que nous avons fait voter cette loi et APRES on dira aux familles qu'on a fait ca " !!!! c'est du commerce d'organes avoué,combien cela va leur rapporter sur le dos des familles etc...c'est la folie pure,et aujourd'hui avec un raisonnement de sophiste leur cacul est tout a fait macabre on peut le dire ;desormais il faut montrer que l'on refuse en s'inscrivant a l'entité qui gere ca ! ces toubibs doivent verifier ca avant de piquer un organe : mais combien savent, combien vont le faire ? le corps medical peut etre fier de son vandalisme avec complicité toujours de nos politiques verreux! il faut savoir: qu'une personne qui prend un organne d'un decede,non seuleument retient ce defunt sur un plan proche u notre ,mais a forte probabilité peut changer de personnalité,ce qui n'ai pas souhaitable pour ses proches;ca c'est deja vu : quand un etre doit partir ,il doit partir pour etre libre,la vie continue.......en notre ame et conscience ,pour ce qu'il en reste sur ce monde que chacun reflechisse................

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