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Retrait de la vente en libre-service des pesticides : les jardineries se mobilisent

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 15 Février 2016, 11:50am

Catégories : #Environnement

Retrait de la vente en libre-service des pesticides : les jardineries se mobilisent

Il y a du changement dans l’air du côté des jardineries. Pour remplir l’obligation d’arrêter la vente en libre-service des pesticides chimiques aux jardiniers amateurs à partir du 1erjanvier 2017, les magasins s’organisent. Explications.

  • Au 1er janvier 2016, les distributeurs doivent engager un programme de retrait de la vente en libre-service des pesticides chimiques.
  • Au 1er janvier 2017, la vente en libre-service des pesticides chimiques ne sera plus autorisée. Ces produits seront délivrés après un conseil personnalisé donné par un vendeur certifié. Les produits de biocontrôle ou à faible risque ne sont pas concernés par cette mesure.
  • Au 1er janvier 2019, la vente des pesticides chimiques sera interdite aux particuliers.

  

Aménagement des rayons, conseils personnalisés, solutions alternatives… L’interdiction de la vente en libre-service des pesticides chimiques aux utilisateurs non professionnels à partir du 1er janvier 2017, inscrite dans la loi de transition énergétique pour la croissance verte, pousse les jardineries à accélérer leurs démarches en faveur d’un réaménagement de leurs surfaces de vente et de la formation de conseillers-vendeurs spécialisés.

Un aménagement adapté

Ne plus vendre un produit en libre-service nécessite des aménagements spécifiques. Et la taille des magasins influe fortement sur le choix des enseignes. Pour les plus grands, la démarche est souvent orientée vers la création d’un nouvel espace adapté et dédié au conseil. « Chez Truffaut, nous avons prévu un comptoir avec un conseiller formé et une borne interactive qui permet de rendre les problématiques très concrètes et de développer l’information auprès de nos jardiniers amateurs » explique Christian de Luzy, directeur qualité. De nouveaux concepts émergent donc comme la Pharmacie des plantes chez Jardiland : « Comme dans une pharmacie traditionnelle, les produits naturels autorisés sont placés devant le comptoir tandis que les produits phytosanitaires sont placés derrière » annonce Thierry Sonalier, président-directeur général. Et dans les plus petits magasins ? Les pesticides chimiques sont le plus souvent placés dans une vitrine fermée à clef. C’est le cas chez Gamm vert : « Nous avons expérimenté la vente assistée avec les produits phytosanitaires rassemblés dans une armoire fermée et la possibilité de faire appel à un vendeur qualifié » explique Carole Fischel, chef produit semences et produits de jardin. 

Des conseillers spécialisés

Ces nouveaux aménagements fonctionnent grâce à des vendeurs formés au Certiphyto, un certificat individuel obligatoire depuis 2013 pour tous les professionnels qui travaillent avec les produits phytosanitaires. Ils sont là pour répondre aux questions des clients et leur conseiller la solution la plus adaptée : « Dans notre Pharmacie des plantes, le comptoir est équipé d’une loupe. Cela permet au conseiller d’observer avec précision la feuille ou le segment de plante malade apporté par le jardinier amateur et d’établir un diagnostic en direct » dit Thierry Sonalier. La tendance est donc de plus en plus au conseil et à la sensibilisation aux pratiques alternatives. « Nos conseillers Certiphyto sont là pour accompagner et orienter le jardinier amateur vers les solutions de prévention et de biocontrôle » explique Christian de Luzy. Car le jardinier amateur a le choix entre différentes méthodes : appliquer en préventif les principes du jardin plus nature, intervenir manuellement quand un problème se manifeste ou alors avoir recours aux solutions de biocontrôle. Considérées comme une méthode alternative à l’usage des pesticides chimiques, elles consistent à utiliser des ennemis naturels produits ou élevés pour l’occasion, comme des insectes prédateurs et des vers parasites, ou des dérivés de substances naturelles. « Nous voulons faire évoluer nos clients vers des solutions alternatives et des façons de faire différentes » conclut Carole.

D’ici la fin de l’année, les enseignes auront déployé sur leur réseau les aménagements nécessaires. Il faudra ensuite passer à l’étape supérieure : préparer les jardineries au prochain objectif de la loi de transition énergétique qui prévoit qu’au 1er janvier 2019 la vente des pesticides chimiques sera interdite aux particuliers.

Crédits photo : Jérome Berquez/Fotolia

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