Le Nouveau Paradigme

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Commencer à penser par soi même c'est déjà faire partie de la solution


Selon un éminent scientifique, les humains auront disparu dans moins de 100 ans

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 1 Février 2016, 16:24pm

Catégories : #Société

Et s'il n'y avait plus rien à faire pour sauver l'humanité ? S'il était déjà trop tard ? The Australian rapporte une interview bien pessimiste du célèbre scientifique australien Frank Fenner. Pour lui, nous avons déjà scellé le destin de l'Humanité : dans moins de 100 ans, les sociétés humaines ne seront plus...

Dans une interview accordée au quotidien national The Australian, et publiée le 16 juin 2010, Frank Fenner[1], professeur émérite de microbiologie à l'Université nationale australienne, prédit la disparition de l'Humanité dans les 100 prochaines années.

Ce mauvais augure pourrait prêter à sourire, mais le scientifique de 95 ans a une carrière impressionnante : Membre de l'Académie des sciences australienne et de la Royal Society, son travail a été récompensé par de nombreux prix et il est l'auteur de centaines de textes scientifiques. Il a notamment été impliqué dans la disparition du virus responsable de la variole et dans la lutte contre la surpopulation de lapins en Australie via l'introduction volontaire du virus de la myxomatose dans les années 50.

Officiellement en retraite depuis des dizaines d'années, ce scientifique renommé poursuit toujours ses travaux de recherche et ses écrits, en se déplaçant quotidiennement à l'Institut de médecine John Curtin de l'Université nationale australienne, dont il fut directeur de 1967 à 1973.

Sa compréhension approfondie de l'évolution des espèces n'a jamais entamé sa fascination pour l'observation sur le terrain. Du niveau moléculaire aux planètes, Frank Fenner s'intéresse à tous les écosystèmes. Il a commencé à publier ses premières études environnementales au début des années 70 lorsque l'impact des sociétés humaines sur notre planète devenait problématique.

De quoi inspirer confiance, ou au moins de l'intérêt pour ses déclarations.

 

"Nous allons disparaître. Quoique nous fassions maintenant, il est trop tard"

Cette affirmation de Frank Fenner a de quoi inquiéter, d'autant plus qu'il ne s'agit pas d'une vision sur des millions d'années mais d'une prédiction pour le siècle en cours !

Pour Frank Fenner et d'autres scientifiques reconnus comme Paul Crutzen, prix Nobel de chimie, la Terre est entrée dans une nouvelle époque géologique, l'Anthropocène, depuis 1800 avec la révolution industrielle et l'exploitation massive des combustibles fossiles. Cette nouvelle époque géologique succéderait à l'Holocène débuté il y a dix mille ans.
Bien que non officielle sur l'échelle des temps géologiques, l'Anthropocène a été admis dans la terminologie scientifique et correspond au moment où les Hommes ont pu rivaliser avec les forces de la nature dans la capacité à modifier l'écosystème de la Terre.

En effet, nos activités réchauffent le climat planétaire d'une ampleur aussi importante que les grands cycles naturels et nous entamons la sixième extinction massive de la biodiversité, avec une vitesse sans doute plus rapide encore que celle qui a conduit, il y a 65 millions d'années, à l'extinction des dinosaures suite à la chute d'un astéroïde, comme le souligne Eric Lambin, membre de l'Académie des sciences des Etats-Unis[1]...

 

L'explosion démographique en cause : "il y a déjà trop de monde"

A l'origine de ces déséquilibres planétaires qui menacent la survie même de l'Humanité, Frank Fenner incrimine l'explosion démographique et la "consommation effrénée".

Selon l'ONU, le nombre d'humains a dépassé les 7 milliards en 2011. Vu l'inertie de nos sociétés et décideurs politiques sur l'urgence et l'importance des mesures à prendre pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre, Fenner demeure pessimiste : "Nous allons subir le même sort que les personnes sur l'île de Pâques. Le changement climatique ne fait que commencer. Mais nous pouvons déjà voir des changements remarquables dans la météo."

"Les Aborigènes nous ont montré qu'en l'absence de science et d'émissions de dioxyde de carbone responsables du réchauffement climatique, ils pouvaient survivre pendant 40 000 à 50 000 ans. Mais notre monde ne le peut pas. L'espèce humaine est susceptible de prendre le même chemin que beaucoup d'espèces que nous avons déjà vu disparaître." déclare t-il dans son interview.

"Homo sapiens devrait disparaître, peut-être dans 100 ans", dit-il. "Un grand nombre d'autres animaux également. C'est une situation irréversible. Je pense qu'il est trop tard. J'essaie de ne pas trop le dire car il y a des gens qui essaient de faire changer les choses. Les efforts de réduction ralentissent un peu les choses, mais il y a déjà trop de monde [sur Terre]" ajoute-t-il.

L'explosion démographique et ses corollaires : la boulimie énergétique, productiviste et consumériste mènent l'humanité à sa perte. Ce constat, tabou, est pourtant de plus en plus partagé par certains scientifiques et de plus en plus évoqué, mais étouffé par les sceptiques sur le changement climatique et une partie des personnes croyantes pour qui la reproduction est une recommandation divine, souligne Frank Fenner

 

Un peu d'optimisme avant le naufrage de l'Humanité ?

Stephen Boyden, collègue et ami de Fenner, pense qu'il y a un profond pessimisme chez certains écologistes, mais que d'autres sont plus optimistes : "Frank a peut-être raison, mais certains d'entre nous nourrissent encore l'espoir que la situation entraînera une prise de conscience et, par conséquent, les changements révolutionnaires nécessaires pour atteindre la durabilité écologique". Malheureusement, cette prise de conscience radicale, tant attendue depuis des années, ne se manifeste pas ou de manière marginale.

Stephen Boyden ajoute : "C'est là que Frank et moi sommes différents. Nous sommes tous deux conscients de la gravité de la situation, mais je n'accepte pas qu'il soit forcément trop tard. Bien qu'il n'y ait qu'une lueur d'espoir, cela vaut la peine de résoudre le problème. Nous avons la connaissance scientifique pour le faire, mais nous n'avons pas la volonté politique."

A ce titre, Frank Fenner a ouvert le 23 juin 2010 le symposium "Healthy Climate, Planet and People" à l'Académie australienne des sciences. Cette conférence vise justement à combler le fossé entre la science et les politiques environnementales.

En conclusion de son interview, Frank Fenner, qui a pourtant eu l'honneur d'annoncer l'éradication mondiale de la variole à l'ONU en 1980, contemple avec dépit le chaos de l'espèce humaine au bord de l'extinction de masse : "Les petits-enfants des générations actuelles vont être confrontés à un monde beaucoup plus difficile..."

Notes
Frank Fenner est décédé le 21 novembre 2010

The Australian

church and state

Commenter cet article

Gabriel 02/02/2016 09:23

La consommation effrénée ? C'est fini :http://www.hellenicshippingnews.com/baltic-dry-index-falls-to-317-down-8-points/
La surpopulation ? N'entendez-vous pas tous ces bruits de bottes ?
D'autres éléments sont à prendre en compte : la réussite de l'inversement du vieillissement par manipulation des gènes ; l'instauration de dictatures grâce à l'effet provoqué des "migrants " dindons de la farce ; les energies nouvelles, comme la fusion froide "rossi" dont les brevets ont été vendus aux américains, que va elle devenir ? Bref, , beaucoup d'éléments à venir font que ce scientifique se trompe ( d'ailleurs, la mixomatose, quel catastrophe. Ca s' ' est répandu partout.les américains et leurs amis sont responsables et créateur de : sida, ebola, zika, grippe aviaire et autres...) emminent scientifique, mon oeil !

Jean-Yves 01/02/2016 20:51

La flore et la faune connaîtront de grandes transformations pour s'adapter aux changements naturels. Des espèces disparaîtront et des nouvelles apparaîtront. Chez les humains, seuls ceux qui sont capables de s'adapter survivront. Étrangement, les plus pauvres et démunis de notre société, dont beaucoup parmi les sdf et ceux qui n'ont pas besoin de grand-chose pour vivre seront parmi les survivants à ces changements qui SONT à se produire.

tierrie 01/02/2016 20:18

Même si c'est pas sympa et égoïste de ma part j’espère que sa ce passera avant j'aimerais être vivant le jour ou l'extinction commencera

Le Nouveau Paradigme 01/02/2016 20:45

Surprenant comme démarche!

Jean-Yves 01/02/2016 19:47

Nous sommes présentement à vivre de nombreux changements de cycles au niveau planétaire et systémique et même galactique. Notre planète s'ajustera à ces nouveaux cycles sans problème, mais ces ajustements planétaires ne se feront pas sans difficultés pour l'Humanité. Seuls ceux qui seront capables de s'adapter aux changements seront en mesure de survivre à ceux-ci. La Terre et l'Humanité survivront. Combien survivront ? Dans le meilleur des scénarios, environ le tiers. Le plus probable est que les trois quarts disparaîtront.

Jean-Yves 02/02/2016 04:14

Pour Calimero : Rassurez-vous et consolez-vous. Ceux qu 'on appelle maintenant "l'élite" seront parmi les premiers à disparaître, bunkers ou pas. Ce n'est pas tellement à la Terre, la Nature et à son environnement que la pollution fait du tort mais aux humains et surtout à ceux qui sont fragilisés par toutes leurs dispositions prises pour éviter les pollutions, les virus, les malbouffes, etc... Par contre, ceux qui sont habitués à vivre à la "dure" n'éprouveront pas trop de problèmes à s'adapter et à s'acclimater aux restructurations terrestres.

Calimero 02/02/2016 02:04

Pas si surprenant si on prend en compte que 65 personne détiennent la richesse de la 1/2% de la population mondial et si on continu combien de ces 65 personnes participe de prêt ou de loin a la destruction de la terre, environnement et on peut continuer...Après on veut mettre la faute sur la toute l’humanité quand la faute réel est par ces groupes d’élitiste en moyen avec leur influence immonde que la majorité aime bien aduler par cette illusion monétaire.
Je compatis avec tierrie car moi aussi en tant que spectateur de ce désastre en direct, j'aimerai bien voir le début de la fin.

Narkos 01/02/2016 18:24

pas d'accord, sauf si toute la faune et la flore disparait.

par contre un effondrement de la société + une mortalité a 90% voir plus est clairement possible, il restera toujours du monde même 0.1% de la population...

sauf si bien sur tout disparait avec nous !

Calimero 02/02/2016 02:06

oups, voulais répondre au poste plus haut, @nouveau paradigme

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