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ASPARTAME: LEUCÉMIES, CANCERS DU REIN, DU NERF CRÂNIEN...

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 4 Mars 2016, 17:28pm

Catégories : #Santé

Cet article date de 2011, un peu ancien mais tellement actuel! L Pr Soffritti a réalisé 3 études sérieuses mais il semble que le poids des industriels agro-alimentaires aient gagné la partie! quoique...
LNP
 
Aspartame: Leucémies, cancers du rein, du nerf crânien...© Philippe Petit
Le 07 décembre 2011

Lestravaux du Dr Soffritti sont à l’origine de la polémique actuelle sur l’aspartame. Ses conclusions s’appuient sur des études réalisées sur près de 4 000 rongeurs qui ont absorbé l’édulcorant pendant trois ans. Sur une trentaine d’organes étudiés, l’équipe italienne a confirmé une atteinte cancéreuse pour les organes mammaires, les reins, les poumons ou le sang. Ces résultats doivent, selon lui, conduire les autorités de santé à déconseiller l’E951 à certaines populations à risques.

Paris Match. Quelle fut la teneur de vos travaux ?
Dr Morando Soffritti. Nous avons publié trois études, entre 1997 et 2010, sur un total d’environ 4 000 rongeurs, rats et souris. La première étude a été réalisée sur un échantillon de 1 800 animaux qui ont absorbé des doses d’aspartame de 4 000 à 5 000 mg/ kilo / jour sur trois années. Une période qui correspond à leur durée de vie. Même en ingurgitant 5 000 milligrammes d’aspartame, cette quantité ne représente qu’une faible proportion de leur ration alimentaire. Le rat mange chaque jour de 25 à 40 grammes de nourriture (la souris, plus petite, un peu moins). Nous avons pourtant constaté une incidence importante des leucémies et des cancers du rein chez les femelles. Chez les mâles, ce sont les cancers des nerfs crâniens qui ont été constatés. Même avec des doses deux fois plus basses que la dose journalière admissible actuelle, qui est de 40 mg/kilo/jour (DJA), des cancers sont apparus. Ce qui prouve que l’aspartame est cancérogène pour l’animal, même à de faibles doses. En revanche, nous n’avons rien trouvé en matière de cancer du cerveau. Une seconde étude, réalisée sur 600 rats, a confirmé les résultats précédents et laisse apparaître d’autres cancers comme celui du sein. Enfin, notre troisième étude, réalisée en 2010 sur 800 souris, a confirmé, là aussi, ces résultats précédents et dégagé une augmentation des cancers du foie et des poumons chez les mâles.  Ces cancers ne concernent pas qu’une seule espèce puisque les rats et les souris sont touchés. Pourquoi ne pas imaginer que cet impact cancérogène de l’aspartame touche une autre espèce, comme l’être humain ?

Vos détracteurs contestent vos méthodes de recherche. Que leurs répondez-vous ?
On nous reproche, à tort, de ne pas avoir respecté les bonnes pratiques de laboratoires et notamment d’avoir réalisé des études animales sur une période jugée trop longue, trois ans, et non sur deux ans. Je tiens à rappeler que 80 % des cancers ­humains apparaissent surtout après 60 ans. Donc si on n’observe pas la troisième partie de la vie d’une espèce, on passe à côté de tumeurs. De toute façon, nous avons constaté des cancers du foie même sur deux ans de vie des souris étudiées. Par ailleurs, je veux rappeler que les seules études que Searle, le découvreur de l’aspartame, ait accepté de publier concernent des groupes de 30 animaux alors que le seuil acceptable pour une bonne étude en laboratoire se situe au moins à 50 animaux. On est loin du compte.

Vous êtes cancérologue de formation. Considérez-vous que l’aspartame est dangereux pour l’être humain ?
Si cet édulcorant est dangereux pour l’animal, il l’est aussi pour l’homme. Il doit être déconseillé aux femmes enceintes et aux jeunes ­enfants. Mais c’est difficile de l’éviter car il est présent partout, dans 6 000 produits de consommation ­courante. J’espère que la nouvelle ­réglementation va abaisser la dose ­admissible à 20 mg/kilo/jour car nos études l’ont montré, en dessous de cette dose il n’y a pas de risques de cancer.

Comptez-vous poursuivre vos études ?
Nous allons étudier un autre édulcorant, naturel, issu d’une plante, de la marque Stevia. Nous voulons savoir comment il est conçu et transformé, et surtout, comme pour l’aspartame, ­mesurer s’il est dangereux ou pas pour les consommateurs.

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