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Des peintures rupestres découvertes en Egypte ne seraient pas toutes d'origine humaine

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 7 Mars 2016, 21:35pm

Catégories : #UFO

Une nouvelle étude suggère que les empreintes de main minuscules, identifiées parmi les peintures rupestres de Wadi Sūra II en Egypte, ne seraient pas celles de bébés humains comme on le pensait jusqu'ici.

Reconstruire le passé n’est pas une tâche facile, d’autant plus lorsque les événements datent de plusieurs millénaires. En témoignent nos connaissances sur le site de Wadi Sūra II, au sud-ouest de l’Égypte.

Cet abri, découvert en 2002 dans le désert lybien, recèle une foule de peintures rupestres dont l’origine remonte à l’Holocène Moyen, environ 8.000 ans av. J.-C.

Parmi cette série de représentations, on compte notamment des centaines de mains de toute taille réalisées au pochoir. Celles-ci se présentent sous la forme d’une vaste fresque à travers laquelle se dessinent les traits délicats de minuscules paumes au milieu de silhouettes de membres adultes. Cette amalgame a amené les chercheurs à penser qu’il s’agissait de mains de bébés voire de prématurés.

Une étude comparative

Pour tester cette hypothèse, une équipe de chercheurs franco-britannique a relevé les mesures de chacun de ces petits pochoirs et a comparé ces données aux caractéristiques des mains de bébés humains nés à terme ou avant terme. Leurs résultats, publiés dans le Journal of Archaeological Science, suggèrent que l’un et l’autre ne correspondent pas. Il existe en effet une différence significative entre les mesures des empreintes et la morphologie des membres humains.

Une conclusion qui n'a pas étonné Emmanuelle Honoré, anthropologue du McDonald Institute for Archaeological Research de l'Université de Cambridge. Elle a confié avoir même été "choquée" la première fois qu'elle a vu ces empreintes en 2006. "Elles étaient bien plus petites que des mains de bébé humain, et les doigts étaient trop longs", a-t-elle expliqué reprise par le National Geographic. Mais cette première conclusion a rapidement soulevé d'autres questions. "Nous étions complètement choqués par notre propre recherche [...] si ce n'est pas des bébés alors qu'est-ce que c'est ?", a-t-elle poursuivi.

Des empreintes de reptile

Au départ, l'anthropologue a pensé qu'il pouvait s'agir des mains de petit singe, mais des comparaisons ont permis d'écarter cette hypothèse.

Étonnamment, les résultats ont fini par conclure que la forme et l’envergure des pochoirs semblent se rapprocher des dimensions de la pattes d’un tétrapode et plus précisément d’un reptile. Le rapprochement le plus étroit a été obtenu avec la patte avant d'un varan du désert. Mais il pourrait s'agir d'un bébé crocodile, même si cela implique que l'animal a dû être ramené d'un fleuve ou d'une région pourvue d'eau.

En tout cas, les chercheurs pensent que les peintures ont été réalisée de la même manière que pour le reste des empreintes. Autrement dit, on aurait placé le membre de l’animal à la surface de la roche et projeté un pigment directement avec la bouche pour obtenir une image négative. Cette découverte unique dans le domaine de l’art rupestre soulève de nombreuses questions.

De nouvelles interprétations

Plusieurs cultures préhistoriques sont connues pour avoir utilisé des animaux dans le cadre de peintures rupestres. Mais ce n'était jusqu'ici pas le cas pour la culture ayant créé les peintures de Wadi Sūra II. "Nous n'avons jamais imaginé qu'ils avaient des pratiques aussi complexes dans cette région à cette époque", a souligné Emmanuelle Honoré. "Cela change complètement la façon dont nous considérons cette culture préhistorique", a-t-elle ajouté reprise par LiveScience. La découverte laisse ainsi entrevoir de nouvelles perspectives quant aux significations des représentations découvertes en Égypte. Selon les auteurs, cet arrangement témoigne d’une connexion entre les animaux et les hommes. Emmanuelle Honoré et ses collègues prévoient maintenant de poursuivre les travaux afin de trouver les raisons potentielles à une telle pratique. "Je pense que nous devons rester un peu prudent. Nous devons explorer toutes les hypothèses en ne prenant rien pour acquis", a-t-elle conclu.  

Publié par Maxime Lambert, le 07 mars 2016

En savoir plus : http://www.maxisciences.com

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