Le Nouveau Paradigme

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Jeûner 6 jours: l’histoire de Léa

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 14 Mars 2016, 21:08pm

Catégories : #Partage

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Vous allez découvrir dans cet article le témoignage d’une jeune demoiselle qui vient de terminer un long jeûne, d’une durée de 6 jours pour être précis.

Le hasard m’a fait rencontrer personnellement Léa dans le cadre de mon travail, et c’est avec grand plaisir que j’ai découvert son habitude occasionnelle à jeûner.

Je vous propose de lire les quelques questions posées à Léa à propos de son jeûne (et de tous les autres passés) afin de vous apporter expérience et retour sur une méthode naturelle intéressante afin de retrouver, entres autres choses, la santé.

L’interview… c’est parti !

Question n°1 : Salut Léa, peux-tu te présenter rapidement ?

Certaines caractéristiques du déroulement d’un jeûne et la manière de le vivre peuvent dépendre de la personne considérée, de son hygiène de vie, de son état de santé au moment du jeûne, etc… Je vais donc prendre la peine de vous parler un peu de mes habitudes de vie en dehors des périodes de jeûne. Pour ceux que ça n’intéresse pas, vous pouvez toujours passer directement à la question 2 !

J’ai 24 ans, je suis originaire de Nouvelle-Calédonie où j’ai passé 20 ans en tout. J’ai passé 4 ans en France pour mes études (biologie) et je me destine a priori à faire une thèse de doctorat.

Je mesure 1m54 et mon poids peut varier entre 47 et 50 kg.

A Toulouse où j’étudie, je me déplace dans la ville uniquement à vélo. Je pratique quotidiennement (les exceptions sont plutôt rares) de nombreux sports que j’adapte selon la saison et le lieu (escalade, course à pied, randonnée, ski, voile, roller, vélo, surf).

Côté alimentation, la quasi-totalité de ce que j’achète provient de magasins biocoop ou de marchés. Je n’achète pas de viande, pas de lait de vache, pas d’aliments raffinés, pas de jus, pas de sodas, pas de biscuits, pas de chips, pas de boites de conserve, pas de plats préparés. La principale raison est que je n’en éprouve pas le besoin, et d’ailleurs tant mieux ! Mais je ne suis pas une inconditionnelle… Et j’ai bien dit « je n’achète pas », je n’ai pas dit « je ne mange pas ». Je peux très bien manger de la viande (et j’aime beaucoup ça quand elle est bonne), des pâtes blanches, des biscuits, des chips, des légumes en conserve, des pizzas surgelées et je suis capable de boire du lait de vache, des sodas et du jus industriel si on m’en propose ou si c’est ce qu’il y a à disposition lors d’une soirée. J’ai la phobie du gaspillage, ce qui peut me pousser dans certaines situations à manger trop ou mal.

J’ai un sommeil de bonne qualité. Je dors moins de 8h par nuit. J’aime les mini-siestes (15 min) même si j’ai rarement l’occasion d’en faire. Je suis plus une couche tôt-lève tôt que le contraire. Je me lève généralement à la même heure le week-end et la semaine (je ne suis pas fan des grasses matinées).

Question n°2 : Rentrons dans le vif du sujet si tu veux bien, tu as donc fait un jeûne de 6 jours il y a peu, mais comment as-tu découvert cette méthode ? Tes parents ?

J’ai effectivement jeûné pendant six jours dernièrement et c’est en effet d’avoir vu mes parents le faire et d’avoir entendu leurs témoignages extrêmement positifs qui m’ont donné envie de tenter l’expérience. Avant d’avoir fait mes premiers jeûnes mon père avait déjà fait quelques jeûnes très occasionnellement, allant jusqu’à 7 jours, et lu des bouquins sur le sujet. Mais plusieurs années se sont écoulées avant que j’envisage réellement de le faire moi aussi. L’idée a donc eu le temps de faire son chemin en douceur dans ma tête jusqu’au jour où un pari un peu idiot avec un ami m’a amené à jeûner pendant 24h. Je savais très bien, avec l’exemple de mon père, que ne pas manger pendant 24h était largement faisable et c’était donc pour moi l’occasion d’essayer. J’ai été assez étonnée de la facilité avec laquelle j’ai gagné mon pari. Mon père m’avait déjà dit que les premiers jours étaient les plus durs, j’ai donc voulu essayer un jeûne plus long. Je me suis arrêtée au bout de 2 jours et demi au bout desquels j’ai été bien contente de recommencer à manger.

Peu de temps après, ma mère, très sceptique sur les bienfaits du jeûne, n’a rien pu avaler pendant 2 ou 3 jours à cause d’antibiotiques qui la rendaient malade. Mes premiers essais de 24h puis 2.5 jours lui ont donné envie de continuer sur sa lancée et de prolonger son jeûne à 5 jours. Ce jeûne a été pour elle une révélation. Le récit de ce qu’elle venait de vivre était tellement élogieux que j’ai voulu essayé, par curiosité mais aussi pour le défit que cela représentait. J’ai donc jeûné pendant 4 jours quelques temps plus tard et c’est effectivement, pour ma part, après le troisième jour sans manger que le corps accepte enfin de ne plus être alimenté. Finalement ma mère et moi avons commencé quasiment en même temps mais les jeûnes très réguliers qu’elle a pu faire dans les mois qui ont suivis font qu’elle a maintenant beaucoup plus d’expérience que moi dans le domaine.

Question n°3 : Tu n’en es donc pas à ton premier coup d’essai, tu jeûnes depuis longtemps ? Peux-tu nous détailler ton expérience ?

Cela fait exactement un an que j’ai fait mon premier jeûne de 24h suite au pari dont j’ai parlé. Si j’essaie de récapituler ceux qui ont suivis depuis ce premier jeûne, j’ai donc fait en un an les jeûnes ci-dessous. Je ne pourrais pas donner les dates exactes mais il me semble qu’ils ont été espacés plutôt régulièrement au cours de l’année (de manière totalement involontaire, je tiens à le préciser) :

24h
2.5 jours
4 jours
5 jours
3 jours
2 jours
6 jours
Je ne me suis jamais fixé d’objectif concernant la fréquence et la longueur des jeûnes que j’ai pu réaliser depuis un an.

Pour des jeûnes de moins de trois jours, les contraintes sont plutôt faibles. Personnellement, je n’ai aucun souci physiquement les deux premiers jours et ma forme est largement suffisante pour faire ce qu’il y a à faire au quotidien (travail et activités de loisirs y compris sport). Je dirais que pour un jeûne de 2 jours la plus grosse contrainte est sociale. Mais bon, faut pas déconner, deux jours sans apéro et sans bouffe entre amis, c’est pas non plus la mort ! Après faut savoir ce qu’on veut…

Pour des jeûnes de plus de trois jours ça devient beaucoup plus compliqué. D’un point de vue social forcément, je ne vous fais pas de dessin. Du point de vue de l’état physique, il y a l’étape fatidique du troisième jour à passer ! Au niveau de l’organisation c’est donc assez difficile à gérer : pour les sportifs, il ne faut pas avoir de performance ou d’exploit physique à réaliser, niveau boulot bah c’est un peu pareil, il vaut mieux choisir une période pas trop speed et niveau social, et bien c’est un peu compliqué de débarquer à un repas de famille en disant : « désolée mais je ne vais rien manger ce soir ». Personnellement, entre les études, la vie sociale et mon addiction au sport, j’ai donc un peu de mal à trouver le moment adéquat pour des jeûnes de trois jours ou plus. En effet, je reconnais que dire non, pour cause de jeûne, à une magnifique, longue et donc difficile randonnée est une chose que je n’arrive pas à faire. En revanche l’aspect social est quand même selon moi le moins contraignant car ne pas manger n’empêche pas de passer une bonne soirée entre amis et puis ça fait des sujets de conversation intéressants ;-) ! Bon au final ça fait quand même trois jeûnes d’au moins trois jours dans l’année ! C’est pas mal non ?

Question n°4 : Tes parents t’ont en quelque sorte initiée au jeûne, mais pourquoi toi tu jeûnes ? Quels sont les principaux bienfaits que tu en retires ?

Avec un peu de recul, je pense avoir réalisé mes premiers jeûnes plus par curiosité que par réelle conviction. Peut-on réellement ne pas manger pendant plusieurs jours tout en restant actif ? Même si mes parents m’avaient dit qu’on se sentait mieux après 5 jours de jeûne qu’après 1 jour de jeûne, j’avoue avoir eu beaucoup de mal à les croire et j’avais envie de le vérifier. Comme je l’ai déjà dit plus haut c’est aussi le défi que cela représentait et ma tendance à vouloir repousser mes limites qui m’ont poussée à tenter l’expérience.

Mais après avoir fait mon premier jeûne supérieur à 3 jours les raisons ne sont plus les mêmes. Jeûner 5 jours n’est plus un défi. Ce sont donc les bienfaits psychologiques mais aussi physiques que les jeunes procurent qui m’incitent maintenant à en faire. Je ne parlerai ici que des jeûnes de plus de trois jours qui sont ceux auxquels je trouve le plus d’avantages.

Un des avantages les plus évidents est la disparition de l’addiction physiologique à la nourriture au-delà de trois jours de jeûnes. Cette disparition de l’addiction à la nourriture est pour moi une source de plaisir car elle me procure une sensation de liberté extrême liée à la disparition d’un besoin, celui de manger.

Mon odorat me semble aussi plus affûté pendant un jeûne ce qui me permet de satisfaire ma curiosité culinaire sans goûter les aliments mais uniquement en les sentant. Pendant les jours qui suivent le jeûne cet odorat légèrement surdéveloppé continue et s’accompagne d’un développement du goût ce qui permet de se REGALER avec de nombreux aliments natures que l’on aime plus en tant normal une fois cuisinés, assaisonnés, salés, sucrés, etc…

Pendant un jeûne et même les jours qui suivent, mes besoins en sommeil diminuent et les coups de barre de milieu se journée disparaissent.

Finalement, le jeûne et tous les changements qui l’accompagnent m’ont beaucoup appris sur mon corps, son fonctionnement, ses capacités, ce qui permet plus de le maîtriser et moins de le subir.

Le jeûne me permet aussi de travailler mon rapport psychologique à la nourriture. Par exemple, lors de la reprise alimentaire suite à un jeûne, la nourriture est perçue comme un besoin occasionnel et non comme une chose indispensable quotidiennement (et encore moins pluriquotidiennement). De plus les quantités de nourriture ingurgitée hors des périodes de jeûne deviennent aberrantes aux yeux d’un jeûneur, ce qui, selon moi, est affectivement le cas dans une société où de la nourriture abondante est à portée de main en permanence. C’est donc de la lucidité que m’apporte le jeûne dans ce cas.

Enfin, il existerait certains bienfaits non discernables par le jeûneur mais assez communément admis dans la littérature sur le jeûne. Un jeûne de plusieurs jours aurait par exemple pour effet d’augmenter les taux sanguins en zinc, de stimuler les défenses immunitaires ou bien encore de prévenir voire guérir les cancers en autolysant les cellules cancéreuses.

Question n°5 : Un jeûne de 6 jours n’est pas anodin, j’entends beaucoup dire qu’un suivi médical est indispensable pour une durée aussi longue, qu’en penses-tu ? Est-ce justifié ?

Personnellement je n’ai absolument pas éprouvé le besoin d’être suivie par un médecin, à vrai dire ça ne m’est même pas venu à l’esprit. Idem pour mes parents d’ailleurs. En fait je n’y vois pas d’intérêt (dans mon cas du moins) car je ne considère pas le jeûne comme un acte thérapeutique à proprement parler c’est-à-dire que je ne jeûne pas pour soigner un mal en particulier. Un des objectifs du jeûne est de mieux connaître, par l’expérience, le fonctionnement de mon corps. De plus, je jeûne un peu quand l’envie me prend mais aussi quand j’estime le moment approprié. Je ne me fixe pas vraiment d’objectif de durée à l’avance et je garde toujours à l’esprit que je jeûne par choix, que je peux arrêter quand j’en ai envie que je n’ai aucune obligation. Lorsque je jeûne, je le fait donc au « feeling » en quelques sortes, en me basant sur mes envies, mes sensations et mon état physique. Je ne pense donc pas qu’un suivi médical me dictant ce que je dois faire serait très compatible avec ma manière de jeûner (je ne dis pas que c’est la bonne manière mais elle me convient, pour le moment en tout cas).

Je pense qu’un suivi médical permet essentiellement de rassurer le jeûneur. En revanche je trouve tout de même très intéressant de suivre sa courbe de poids et pourquoi pas aussi son pouls et sa tension. En y réfléchissant, le seul réel intérêt que je trouve à une surveillance médicale serait le suivi d’autres variables biologiques (analyses sanguines, sécrétions hormonales, etc…) dans un but purement scientifique afin d’enrichir les connaissances sur la physiologie des jeûnes longs.

Question n°6 : Je vais rester dans le domaine des idées reçues, mais comment s’est passé concrètement ton dernier jeûne ? Est-ce que tu ressemblais à une loque sans énergie comme certains s’imaginent ?

Pour être honnête, tout dépend du moment du jeûne. C’est pendant le troisième jour qu’on pouvait dire qu’effectivement je ressemblais à une loque sans énergie mais le reste du jeûne absolument pas. Lors de mon dernier jeûne (de 6 jours) j’ai même fait du sport pendant les deuxième et cinquième jours.

Le premier jour j’ai faim mais pas plus que d’habitude avant de passer à table, et sans malaise ou crise d’hypoglycémie.

Le deuxième jour, j’ai quand même plus faim et je commence à avoir envie de manger un peu tout ce qui me passe devant le nez. Je commence aussi à me sentir moins énergique mais je me sens bien, particulièrement sereine et un peu euphorique, et je peux encore faire tout ce que j’ai à faire dans une journée normale sans problème.

Le troisième jour, je commence à me sentir vraiment très faible au point que me lever de ma chaise pour aller aux toilettes me demande un effort considérable. Je me sens comme si j’étais malade (nauséeuse, courbaturée, chaud et froid en même temps, etc…) et je n’ai rien envie d’autre que de m’allonger et dormir. Cet état léthargique dure environ 24h.

Et c’est donc à partir de la fin du troisième jour que ces symptômes disparaissent et laissent place à un sentiment de bien être général, comme si mon corps avait enfin accepté de ne pas être nourrit. Et là, je me sens revivre. L’envie de manger disparait comme si le corps avait trouvé une autre source de nourriture. Le manque physiologique de nourriture (que je considère en fait comme une addiction) et qui se manifeste par la faim intense et par un état maladif avant le début du quatrième jour finit donc par disparaître. A partir du quatrième jour, c’est finalement un léger manque que je qualifierais de psychologique qui apparait, lié à l’environnement social et accentué par le fait que j’aime prendre du plaisir à manger. Mais malgré ça, au bout de 6 jours sans manger, mon corps continue de gérer le jeûne sans aucun malaise. La tête peut me tourner légèrement par moments si j’entreprends un effort un peu trop intense (porter un objet lourd, monter des escaliers en courant…) mais rien de bien méchant. Lors de ce dernier jeûne, je n’avais pas réellement envie de recommencer à manger mais je l’ai fait à cause d’une compétition 4 jours plus tard et pour me laisser le temps de reprendre l’alimentation progressivement.

Question n°7 : Je me rappelle d’un repas du midi passé avec les collègues qui étaient stupéfaits de te voir jeûner aussi longtemps. Quelles sont les remarques les plus fréquentes que l’on a pu te faire à propos de tes jeûnes ?

Voilà quelques exemples de dialogues récurrents voire systématiques que je peux avoir avec les personnes à qui j’explique que je jeûne :  

Mr X : Ca fait vraiment 5 jours que t’as rien mangé du tout !?
Moi : Bah oui.
Mr X : Même pas des jus ou du bouillon ?
Moi : Bah non.
Mr X : Même pas du sucre dans ton thé ?
Moi : Non rien qui ne puisse être digéré et assimilé par l’organisme
Mr X : Mais tu bois quand même de l’eau ?
Moi : Evidemment !

 …

Mr X : C’est fou, on dirait pas que ça fait 5 jours que t’as pas mangé ! !

 …

Mr X : C’est pour maigrir ?

Moi : Non puisque je reprends tous mes kilos ou presque quand je recommence à manger. Mais pour quelqu’un en surpoids je pense que ça peut être une solution.

 …

Mr X : T’es sûre que c‘est pas mauvais pour la santé ?

Moi : Non, au contraire. Ma mère n’a plus de tension et des analyses de sang de bien meilleure qualité depuis qu’elle jeûne.

 …

Mr X : Tu va te faire un méga gueuleton quand tu va recommencer à manger !

Moi : Ca risque pas ! Premièrement j’en n’aurai absolument pas envie et deuxièmement je serais malade si je le faisais ! Quand on fait 1 ou 2 jours de jeûnes c’est possible de s’empiffrer juste après mais quand on jeûne plus de 3 jours c’est même pas envisageable.

 

Mr X : Mon métabolisme est trop rapide ! Mon corps a besoin d’être alimenté.

Que répondre à ça … ?

Et le must (et pourtant quasi-systématique) :

 Mr X : Je meurs si je ne mange pas pendant 5 jours !

Moi : Et oui ! Cet instinct primitif de survie qui nous poursuit mais qui n’est pas adapté à notre mode de vie contemporain ! (Ca je le dit pas forcément à haute voix…)

Question n°8 : Pour terminer Léa, est-ce que tu penses que tu continueras à l’avenir tes jeûnes de 2 à 6 jours 

Oui bien sûre, il n’y a priori aucune raison pour que j’arrête de jeuner de temps en temps.

Je pense à l’avenir faire plus régulièrement des jeunes de 2 jours qui ne sont vraiment pas contraignants d’un point de vue physique et sont donc possibles un peu n’importe quand.

J’aimerai aussi associer ces jeunes occasionnels de plusieurs jours à des jeunes intermittents (1 jour par semaine). Mais j’aimerais le faire en m’accordant la liberté de choisir chaque semaine le jour qui m’arrange le plus (le but étant de jeûner 1 fois par semaine en moyenne). L’assiduité sera forcément plus difficile à gérer mais dans l’éventualité où je parviendrais à m’y tenir, je m’adresse à ceux qui pourraient m’informer sur le jeûne intermittent : est-il important de jeuner à intervalles réguliers lorsqu’on entreprend un jeûne intermittent ? Ou le seul (mais tout de même primordial) intérêt est-il d’imposer une certaine assiduité sur le long terme ?

Pour les jeûnes de 5 jours je reconnais que c’est quand même plus compliqué, à la fois socialement et physiquement (cf question n°7). Je ne me fixe donc pas d’objectif à ce niveau là, le feeling décidera de la suite des évènements ! Et pourquoi ne pas tenter un jour un jeûne de plus d’une semaine ? Je suis vraiment curieuse de savoir comment le corps réagit à cela et comment il parvient à le gérer.

NB : J’aimerai préciser que les affirmations écrites dans ce témoignage sont basées sur mon expérience personnelle et que par conséquent rien de ce qui a été dit ne doit être interprété comme vérité générale. A vous de vous faire votre propre opinion ! Et pour cela… quoi de mieux que de tenter l’expérience ?

Merci à Léa !

Jérémy Anso

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Catherine 15/03/2016 09:16

Merci pour ce très beau témoignage très intéressant.
Pour avoir navigué un certain nombre d'année, j'ai aussi constaté que le mal de mer disparaît après 2 à 3 jours de navigation. Le corps s'adapte. Dans un premier temps, il recherche une corrélation entre ce que les yeux voient et ce que le corps ressent. C'est d'ailleurs pour cela qu'il est conseillé de s'allonger et de fermer les yeux pour apaiser le mal de mer. Après trois jours environ, le corps accepte de briser le lien entre la vision et les sensations.
Voilà, je voulais juste apporter cette constatation quant à ce laps de temps de trois jours qui semble correspondre à un temps de réponse de notre corps. Laissons les scientifiques se pencher là-dessus !
Catherine

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