Le Nouveau Paradigme

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Commencer à penser par soi même c'est déjà faire partie de la solution


Si on ne fait rien, un désastre se produira dans de nombreuses villes

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 31 Mars 2016, 20:09pm

Catégories : #Climat


© NORBERT WU / MINDEN PICTURES / BIOSPHOTO

Si les émissions de gaz à effet de serre gardaient leur rythme actuel, le recul de la calotteAntarctique pourrait à lui seul faire monter les mers d'un mètre d'ici 2100, doublant quasiment les précédentes estimations globales d'élévation des eaux, pointe une étude parue dans Nature mercredi. A plus long terme, cette montée liée à la seule Antarctiquepourrait frôler les 15 mètres d'ici 2500.

«Ce pourrait être un désastre pour de nombreuses villes à basse altitude», souligne Robert DeConto, de l'Université du Massachusetts à Amherst, co-auteur de l'étude avec David Pollard de la Pennsylvania State University. «Cela serait catastrophique pour les côtes et certains archipels qui seront rayés de la carte. Mais aussi pour la ville de New York, par exemple, qui a basé son plan de construction sur une hausse du niveau des mers de plus de 1,40 mètre en pensant avoir une marge d’erreur. Ces nouveaux résultats montrent qu’en cas d’échec des accords de Paris, cette ville sera inondée», alerte au «Monde» Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologie et coprésidente du Giec.

 

Une réduction de 40% à 70% des émissions mondiales indispensable d’ici 2050

 

Robert deConto affirme qu'une réduction drastique des émissions limitera ce risque de retrait majeur de la calotte Antartique. Selon la spécialiste du Giec, il faut réduire de 40% à 70% les émissions mondiales d’ici 2050 et parvenir à la neutralité carbone d’ici la fin du siècle pour limiter les dégâts.

Rappelons que jusqu'ici, le Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (Giec) prévoyait une hausse globale du niveau des océans de 26 à 82 cm à l'horizon 2100 par rapport à la fin du XXe siècle, dont environ 12 cm seulement liés à l'Antarctique.

 

Un nouveau mode de calcul

 

Pour calculer cette estimation, les chercheurs ont procédé à une nouvelle modélisation 3D, qui a la particularité d'intégrer réchauffement atmosphérique et dynamique des glaces (fractures produites par les eaux de pluie, effondrement des falaises de glace). Et elle confronte ces hypothèses à de précédents épisodes de chaleur, lors du dernier Interglaciaire (il y a quelque 125 000 ans) et du Pliocène (il y a 3 millions d'années).

«A une époque où les températures moyennes étaient à peine plus élevées qu'aujourd'hui, les niveaux des mers étaient bien plus hauts», par exemple de 6 à 9 m au cours du dernier Interglaciaire, soulignent les auteurs.

Paris Match

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