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Attentats de Paris : un traitement contre le stress post-traumatique

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 16 Avril 2016, 17:35pm

Catégories : #Santé

 

Un bêtabloquant va être testé auprès de victimes des attentats de Paris en partenariat avec l'université McGill au Canada. Il a fait ses preuves chez des patients traumatisés.

Attentats de Paris : un traitement contre le stress post-traumatiqueFrancois Mori/AP/SIPA
 
 

La France s’associe à ses cousins québécois. Cinq mois jour pour jour après les attentats de Paris et de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) lance une étude en partenariat avec l'université McGill (Montréal, Canada). Douze établissements de la capitale et sa banlieue vont tester une nouvelle approche dans le traitement du stress post-traumatique : le propranolol, un bêtabloquant indiqué dans l'hypertension artérielle, en complément d'une thérapie par la parole. Près de 400 patients devraient être inclus dans ces travaux.
 

Aussi efficace qu'un antidépresseur

 

Le Pr Alain Brunet, du département de psychiatrie de l'université McGill, effectue des recherches sur le propranolol depuis 12 ans. A travers différentes publications, il a démontré l'efficacité de ce médicament qui inhibe la norépinéphrine, neurotransmetteur qui joue un rôle dans les émotions négatives et le renforcement de certains circuits de la mémoire. 
Le traitement, étalé sur six semaines, suit un protocole particulier. « Il s'agit de repenser au point chaud de son traumatisme sous l'influence du propranolol qui est pris une heure avant, explique Alain Brunet. Le médicament devrait, semaine après semaine, émousser le souvenir pour en faire un souvenir ordinaire. »

De fait, le trouble de stress post-traumatique (PTSD) est souvent décrit comme un trouble lié à la mémoire : au lieu de s'estomper naturellement, le souvenir reste aussi vive qu'au premier jour. Face à ce type de trouble, deux approches sont possibles : l'utilisation d'antidépresseurs, ou le recours à une psychothérapie. Dans le premier cas, les effets secondaires sont lourds, à tel point qu'un tiers des patients abandonnent le traitement au bout de trois mois. « Au bout d'un an de psychothérapie, on a 50 % de rechutes et former les praticiens est très long », ajoute le Pr Brunet.
 

Six semaines de traitement

 

En France, plus de 5 000 personnes ont été accueillies au sein des cellules d’urgence médico-psychologique dans les semaines suivant les attentats du 13 novembre. C'est le nombre impressionnant de victimes qui a poussé le Pr Brunet à proposer ses services à l'AP-HP. « Ces événements m'ont énormément touché », se souvient-il. A ses côtés pour coordonner les recherches, le Pr Bruno Millet de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Il était aux urgences le soir des attentats. La détresse des soignants et des proches l'a frappé : « J'ai noté une très grande détresse de la part des soignants et des personnes qui attendaient une orientation. J'ai aussi mesuré le traumatisme que cela avait entraîné au niveau de la population. »

L'étude sur le propranolol devrait améliorer la situation pour les soignants et les patients. En six semaines de traitement, pendant dix minutes, la technique obtient une efficacité similaire aux antidépresseurs ou à la psychothérapie. 
 

Les travaux d'Alain Brunet, réalisés avec une IRM fonctionnelle, ont montré l’effet précis de ce traitement. Après l’administration de propranolol, les zones de l’amygdale et du thalamus sont moins activées lorsque les participants sont confrontés à un visage effrayé. Une étude sur la souris a permis d’en démontrer l’impact sur le comportement. Le propranolol n’affecte pas l’évitement des objets traumatisants chez les animaux, ou les aversions conditionnées. En revanche, il modifie le poids émotionnel du souvenir.
 

Hyper éveil, cauchemars...

L’étude se déroulera auprès de 400 personnes dont le stress post-traumatique s'est manifesté après les attentats de Paris et Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Une ampleur inédite. « Cela va nous permettre d'avoir une sorte de photographie de ce que représente l'état de stress post-traumatique, de son retentissement et de comment les patients évoluent sous l'impact d'un traitement », résume Bruno Millet.


Un numéro est mis à disposition de toute personne qui souhaite intégrer cette étude : 01.42.16.15.35. Rendez-vous sera pris avec chaque appelant. « L'essai s'adresse à toute personne qui est en détresse ou a de la difficulté à fonctionner, souligne Alain Brunet. Il n'est pas nécessaire d'avoir été déjà diagnostiqué. » Les principaux signaux d'alerte sont les cauchemars, les pensées intrusives, les sensations d'hyper-éveil. S'ils persistent depuis plus de cinq mois, les chercheurs invitent chaque personne à demander une évaluation.

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AS 16/04/2016 22:50

Décidément, la pharma ne recule devant rien pour faire du fric ET faire de nouveaux lobotomies !

Le seul remède efficace est de permettre à ceux qui ont été traumatisés de pouvoir parler de ce qui les hante !!! La chimie ne fera qu'au mieux camoufler provisoirement avec des effets secondaires à la pelle qui seront découvert dans le temps ! et à terme de très probables futures suicidés !

Bref, les innombrables études sur les effets des psycho-neuro cachetons prouvent qu'il est dangereux de faire joujou avec le cerveau et que la pharma ne maîtrise absolument pas ses "bonbons du bonheur superficiel" qui lui rapporte des millions ou milliard d'euros et dollars !!! !

GB 17/04/2016 08:52

Tout à fait d'accord. Ce n'est pas un médica-ment qui efface notre inconscient. C'est juste une nouvelle drogue psychotrope qui va rendre encore les gens en zombie...

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