Le Nouveau Paradigme

Le Nouveau Paradigme

Commencer à penser par soi même c'est déjà faire partie de la solution


Nucléaire : la centrale de Garoña, aux portes du Pays basque, condamnée?

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 13 Avril 2016, 14:59pm

Catégories : #Environnement


Action de Greenpeace en octobre 2003 devant la centrale de Garoña © ARCHIVES AFP PEDRO ARMESTRE


Cette centrale arrêtée, située dans la province de Burgos, est un gouffre financier. Pour le fournisseur d'électricité, le couperet pourrait bientôt tomber

Garoña, la plus vieille centrale nucléaire d'Espagne, située dans la province de Burgos, aux portes du Pays basque, semble plus proche de sa fermeture définitive que jamais. Son réacteur s'est éteint fin 2012, après quarante-deux ans d'activité, certes. Mais officiellement, cet arrêt a toujours été présenté comme « provisoire ». Il s'agissait de vider sa cuve pour éviter un impôt de 153 millions d'euros, liée à la nouvelle loi sur l'énergie de 2013.


Gouffre financier


À Madrid, le gouvernement du conservateur Mariano Rajoy (s'il se maintient au pouvoir) n'exclut pas de donner son "feu vert" pour prolonger la durée de vie des centrales espagnoles jusqu'à soixante ans. Et pourquoi pas d'envisager le redémarrage de Garoña. Une hérésie pour les écologistes qui mettaient en doute la sécurité de l'installation construite en 1971.

Autre argument: la centrale, qui ne produit plus d'électricité, est un gouffre financier. Chaque année, Nuclenor, sa société de gestion, dépense près de 50 millions d'euros (salaires des ouvriers de la centrale, coût d'entretien, etc.) pour la maintenir ouverte.


Le nucléaire français, stop ou encore ?


Une petite phrase qui fait grand bruit
"Garoña fermera pour des questions économiques. Vu les conditions actuelles, la centrale n'est pas viable", aurait affirmé à plusieurs syndicalistes, Ignacio Sanchez Galan, le patron du fournisseur d'électricité basque Iberdrola, qui possède, avec l'Espagnol Endesa, la moitié de Nuclenor. La petite phrase a fait grand bruit. D'autant que son auteur s'exprime rarement à ce sujet. Le syndicat abertzale ELA, qui révèle l'indiscrétion dans la presse, refuse pourtant de se réjouir et attend la confirmation officielle.

http://www.sudouest.fr/

Commenter cet article

Nous sommes sociaux !

Articles récents