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Corrida : un torero repenti prend la défense des taureaux !

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 22 Mai 2016, 17:08pm

Catégories : #Partage

Il a tué des animaux pour faire le spectacle. Aujourd'hui, il ne se le pardonne pas et milite pour l'interdiction des corridas. Un témoignage très fort.

 

Alvaro Munera déteste la corrida. Et il sait de quoi il parle : c’est un ancien torrero ! Du coup, son témoignage et sa prise de position en faveur des taureaux n’en sont que plus précieux et touchants.

Les toreros repentis ne sont pas nombreux. Et, à vrai dire, rien ne prédestinait Alvaro Munera à rejoindre ce cercle très fermé. D’ailleurs, si le Colombien a arrêté sa carrière, ce n’est pas pour des raisons morales… mais physiques : en 1984, alors qu’il n’avait que 18 ans, un taureau l’a embroché par la jambe et l’a projeté en l’air dans une arène d’Espagne. Depuis, il vit en fauteuil roulant…

Source : inconnue
Source : inconnue

Suite à une telle « défaite », l’ex-vedette des arènes aurait même pu nourrir une haine farouche des taureaux. Pourtant, c’est tout l’inverse qui s’est produit…

Après son accident, Alvaro Munera a quitté la Colombie pour aller vivre aux Etats-Unis, y être soigné et suivre des études. Pour la première fois de sa vie, il s’est alors retrouvé confronté à une culture qui n’a aucune tolérance pour la tauromachie.

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C’est là, entouré de ses nouveaux amis, qu’il a ouvert les yeux et pris pleinement conscience de la cruauté de son ancien métier. Lui qui vivait dans l’univers de la corrida depuis toujours ouvrait enfin les yeux sur la cruauté d’un quotidien qui lui était si familier…
 

Au cours de sa carrière, Alvaro Munera avait bien été alerté par quelques scènes particulièrement cruelles. Mais, malheureusement, il avait « tenu bon ». Voici notamment ce qu’il a confié au site Vice.fr :

« Un jour, j’ai tué une génisse pleine et j’ai vu comment le fœtus était extrait de ses entrailles. C’était si horrible que j’ai gerbé et que je me suis mis à chialer. J’ai voulu tout arrêter à ce moment-là mais mon manager m’a donné une tape dans le dos en disant que je ne devais pas m’en faire, que j’allais devenir une figure importante de la tauromachie et que des scènes comme celles-ci étaient banales dans la profession. Je suis navré d’avoir manqué cette première occasion d’arrêter. J’avais 14 ans et je manquais de bon sens. »

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On n’échappe pas si facilement à son destin, à sa culture… et encore moins aux plans que d’autres ont fait pour vous.

Seul le combat de trop du 22 septembre 1984 a pu mettre fin à une carrière qui n’aurait jamais dû commencer :

« C’est comme si Dieu s’était dit : « Si ce gars-là ne veut pas écouter la voix de la raison, il devra apprendre à la dure. » Et bien sûr, j’ai appris. »

Source : Natursports / Shutterstock.com
Source : Natursports / Shutterstock.com

Depuis donc, Alvaro Munera a changé du tout au tout. Il vient en aide aux personnes en situation de handicap et milite avec ferveur et passion pour l’interdiction de la corrida  :

« J’ai dû accepter que c’était moi qui avais tort et que les 99 % de la race humaine qui sont fermement opposés à ça avaient totalement raison. »

Cette prise de conscience lui a fait tellement de bien qu’il ne regrette même pas l’accident :

« Je pense que c’était une bonne chose parce que ça a fait de moi un homme meilleur. Après la rééducation, j’ai senti le besoin de réparer mes erreurs (…) Mon seul espoir est d’avoir une vie suffisamment longue pour que je puisse m’amender de tous mes crimes. »

Source : Shutterstock
Source : Shutterstock

Avec Alvaro Munera, la cause anti-corrida a trouvé un témoin et un allié de poids. Ses revendications sont d’ailleurs sans ambiguïté ni détour :

« Ceux qui considèrent que la torture et la mise à mort d’un animal innocent sont une source de plaisir et d’inspiration sont mesquins et méprisables. »

La bonne nouvelle, c’est que tout le monde peut changer. Alvaro Munera en est la preuve vivante ! Un témoignage fort.

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