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Hécatombe d'espèces marines au Chili

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 6 Mai 2016, 15:53pm

Catégories : #Environnement

Source: AFP© ap.

Des saumons et sardines asphyxiés, un échouage massif de baleines : les plages chiliennes ont été ces derniers mois le théâtre d'un bien triste spectacle, sans doute dû au phénomène climatique El Niño, qui réchauffe la mer.

Le premier signal d'alarme est venu l'an dernier, quand plus de 330 baleines ont été retrouvées mortes dans un fjord isolé de la Patagonie, à l'extrême sud du pays. L'épisode, qui pourrait être l'un des plus grands échouage de cétacés jamais constaté, a surpris la communauté scientifique internationale.

Pas un incident isolé
Mais il n'est pas resté un incident isolé: début 2016, une prolifération anormale de micro-algues dans la région de Los Lagos (sud) a tué par asphyxie 40.000 tonnes de saumon, soit 12% de la production annuelle du pays, numéro deux mondial du secteur. Quatre mois plus tard, ce sont 8.000 tonnes de sardines mortes qui ont été découvertes à l'embouchure du fleuve Queule, dans la région de La Araucania (sud). Et la semaine dernière, des dizaines de milliers de machas, coquillage typique du Chili, ont connu le même sort près de l'île de Chiloé, dans la région de Los Lagos, nouvel indice d'un océan perturbé. 

"Marée rouge"
Pour les autorités, le décès massif de machas est dû à la présence, dans cette zone, de la "marée rouge", liée à la multiplication d'algues. Par précaution, elles ont interdit l'extraction de fruits de mer dans toute la région, privant de travail des milliers de pêcheurs. "Tous les ans nous avons des marées rouges dans la partie australe du Chili, mais cette fois la marée a avancé plus vers le nord, affectant ces populations de mollusques qui n'y avaient jamais été exposés auparavant", explique à l'AFP Jorge Navarro, expert du Centre de recherche en écosystèmes marins en haute altitude (Ideal). 

Calamars géants échoués
Durant l'été austral (décembre-février), des milliers de calamars géants ont eux aussi échoué sur le littoral de l'île de Santa Maria, tandis que de nombreuses plages de la côte centrale ont dû être fermées au public face à la présence massive d'une méduse appelée "galère portugaise".

El Niño, principal suspect
Pour les scientifiques, derrière la majorité de ces épisodes étranges se trouve le phénomène météorologique El Niño, qui touche l'Amérique latine depuis environ un an. Il provoque, entre autres, un réchauffement des eaux de l'océan Pacifique, propice à la prolifération d'algues consommant l'oxygène des poissons ou entraînant une forte concentration en toxines comme dans le cas de la marée rouge. 

Plus de 4.000 km de côtes
Le Chili, avec ses plus de 4.000 kilomètres de côtes, a l'habitude d'être confronté à El Niño, qui survient tous les quatre à sept ans en moyenne, mais cette fois le phénomène est plus violent. "Nous supposons qu'un facteur commun à tous ces cas de mortalité survenus tant chez les saumons d'élevage dans le sud du Chili que chez les poissons des côtés (les sardines principalement) est l'actuel phénomène d'El Niño, l'un des plus intenses de ces 65 dernières années", a indiqué à l'AFP un panel d'experts de l'Institut de la pêche du Chili (Ifop). 

"Manifestations diverses"
"L'océan chilien est bousculé et changeant, il y a eu une série d'événements montrant la présence d'un "Niño" aux manifestations assez diverses", renchérit Sergio Palma, docteur en océanographie de l'Université catholique de Valparaiso. 

Autres facteurs
Mais les scientifiques citent aussi d'autres facteurs. Laura Farias, océanographe de l'Université de Concepcion, soupçonne le développement croissant de la pêche dans la zone d'avoir entraîné les morts de saumons et coquillages. "Il y a des études qui indiquent qu'en Patagonie, la plus forte fréquence de 'bloom' (prolifération d'algues, ndlr) toxique pourrait être une conséquence de l'aquaculture", explique-t-elle, assurant qu'"il n'y a pas de phénomène écologique, océanographie ou climatique" reliant tous ces incidents. 

"Manque d'information"
Alors que El Niño semble perdre en intensité, permettant aux eaux chiliennes de retrouver peu à peu leur température normale, le pays se rend compte qu'il doit mieux étudier son océan à l'avenir. "Le Chili manque encore d'information sur la mer", souligne Valesca Montes, spécialiste de la pêche au sein de l'organisation WWF Chili. Selon elle, "il faut investir dans l'information océanographique, afin d'être capables de prédire certains événements" et mieux se préparer aux effets du changement climatique.

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JeanFLAMME 07/05/2016 02:02

Ce n'est pas un problème climatique de réchauffement des mers puisque ce problème ne concerne que l'océan Pacifique avec Fukushima en toile de fond (Centrale nucléaire construite par les américains). Pourquoi donc rien de bien particulier côté Atlantique, Méditerranée, Golf du Bengale, Océan Indien ? Notons que si les animaux marins ont vraiment chaud comme leur nourriture, il peuvent toujours plonger dans les profondeurs, ou allez vers les pôles. Cela ne leur est pas encore interdit. Il semblerait que le problème soit tout autre. Très certainement moins avouable. Alors, c'est encore une fois le prétexte climatique qui permet de sauver la mise tout en faisant croire que le climat est perturbé bien que le GIEC soit sujet à une très forte contestation concernant la véracité et la manipulations de ses prétention. Les contestataires sont les climatologues libres, les non corrompus et les scientifiques dans d'autres spécialités démontrant ue le GIEC vous ment.

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