Le Nouveau Paradigme

Le Nouveau Paradigme

Commencer à penser par soi même c'est déjà faire partie de la solution


Les difficultés d’approvisionnement en carburant persistent

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 23 Mai 2016, 15:22pm

Catégories : #Société

+ VIDEO. En dépit des promesses du gouvernement de "libérer" les dépôts occupés par les opposants à la loi Travail, les difficultés d'approvisionnement en carburant persistent ce lundi. Six raffineries sur huit sont en grève selon la CGT.

Le gouvernement espérait un relâchement ce lundi. Mais la CGT et Force ouvrière renouvellent leur appel à bloquer les raffineries et les dépôts de carburants pour protester contre le projet de loi Travail.

Cinq des huit raffineries françaises étaient "à l'arrêt ou en cours d'arrêt" ce lundi, selon la CGT. Par ailleurs, plusieurs dépôts de carburant restent eux aussi bloqués. Des blocages et une crainte de la pénurie qui ont déjà provoqué de longues files d'attente devant les stations services.

Plus de 1600 stations services en pénurie

"Sur 12.000 stations services en France", "816 sont en rupture de stock total, et 800 sont en rupture partielle", a indiqué le secrétaire d'Etat chargé des Transports Alain Vidalies. Invité d'Europe 1 dimanche matin, il a souligné que cela représentait "moins de 20 % des points de ravitaillement d'essence".

 

"Dans le pire des cas, dans les agglomérations les plus touchées, il reste 60 % des stations qui fonctionnent, donc on ne peut pas parler de pénurie." a-t-il ajouté.

Les stations services en situation de pénurie totale ou partielle ont été recensées par dans une carte interactive consultable en ligne . Les zones les plus touchées sont dans le nord et l'ouest de la France :

 

A cette situation de blocage s'est ajoutée une ruée de certains automobilistes à la pompe - certaines stations-service ont enregistré une consommation "trois fois supérieure à la moyenne", précise Laurent Michel, directeur général de l'Energie et du Climat, au ministère de l'Environnement.

 

Pénurie de carburant : début de la bataille dans le sud de la France

La situation devrait toutefois s'améliorer au cours de la journée car, alors qu'aucun camion n'a effectué de chargement dans les dépôts du groupe dimanche, 710 véhicules étaient mobilisés lundi matin, soit deux fois et demi plus que d'habitude, et ils devraient faire "deux voire trois rotations" dans la journée pour ravitailler le réseau, contre une seule habituellement, a souligné un porte-parole de Total auprès de l'AFP.

"Un effort très important" est actuellement fourni par les distributeurs pour réalimenter les stations, en ciblant les zones souffrant de pénurie, a confirmé Laurent Michel. « Cent camions » circulent depuis le site Esso de Port-Jérôme-Gravenchon (Seine Maritime), contre 30 d'habitude, et « 230 camions sont positionnés depuis ce matin » aux dépôts de Dunkerque, a-t-il ajouté. A condition que la consommation de carburant revienne à la normale, "cela devrait porter ses fruits d'ici ce soir", a-t-il encore estimé.

Le point sur les dépôts bloqués

Un nouveau dépôt pétrôlier a été bloqué dans la nuit de dimanche à lundi par plusieurs centaines de militants CGT : celui de Fos-sur-Mer. L'ensemble du complexe pétrochimique de l'étang de Berre, qui comprend des raffineries et des usines chimiques, pourrait bientôt être à l'arrêt.

 

Sur "une centaine de gros dépôts" en France, "cinq sont actuellement bloqués", précisait dimanche Laurent Michel, directeur général de l'Energie et du Climat, au ministère de l'Environnement : à Donges en Loire-Atlantique et à Dunkerque dans le Nord (en raison d'une grève des salariés) ; au Havre (Seine-Maritime), à Cournon-d'Auvergne (Puy-de-Dôme) et entre Douchy-les-Mines et Haulchin (Nord) (en raison d'actions extérieures).

Dimanche matin, plusieurs dizaines de CRS avaient déjà délogé de deux autres dépôts de Dunkerque les manifestants qui les bloquaient depuis jeudi matin, tandis que deux autres avaient été débloqués samedi, à Rouen (Seine-Maritime) et Lorient (Morbihan), et qu'un, en Normandie, a été "levé spontanément", a rappelé Laurent Michel.

Cinq raffineries sur huit à l'arrêt

Cinq raffineries sur les huit installées en France sont soit à l'arrêt, soit en phase d'arrêt : "Quatre de Total et Petroineos à Lavera près de Martigues", précise ce lundi matin Emmanuel Lépine, responsable de la branche pétrole à la CGT. "Seules deux raffineries Esso continuent de marcher: celle de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) et celle de Notre-Dame-de-Gravenchon (Seine-Maritime)"

A savoir pour les jours suivants

La situation va-t-elle "s'améliorer" dans la semaine comme le promettait le gouvernement ? Certaines actions de blocage ne sont en tout cas pas "légitimes", a estimé ce lundi le ministre des Finances Michel Sapin, fustigeant notamment l'attitude de la CGT. Aussi, de tels mouvements n'auront "évidemment pas la moindre indulgence de la part du gouvernement", qui utilisera "tous les instruments qui sont dans (ses) mains" pour faire "en sorte que ça se débloque", a-t-il ajouté.

Un discours auquel n'a pas tardé à répliquer le numéro un de la CGT, Philippe Martinez. Regrettant que le gouvernement choisisse "de bomber le torse, (de) gonfler les muscles" au lieu d'être à "l'écoute de ceux qui ne sont pas contents" il a affirmé ce lundi sur RTL que les mobilisations allaient "continuer" si la loi Travail n'était pas retirée.

Une nouvelle journée de mobilisation nationale est prévue jeudi à l'appel de l'intersyndicale (CGT, FO, Solidaires, FSU, Unef, Fidl, UNL), avec l'objectif d'étendre le mouvement aux entreprises.

Cet appel au durcissement ne "fait pas peur" à Alain Vidalies : "ce discours n'est pas nouveau et entre ce que souhaite Martinez et ce que souhaitent les Français, il y a une grande différence", a-t-il déclaré sur Europe 1 . Sur la même ligne, le Premier ministre a déclaré : "La loi travail va suivre son cours au Parlement et sera adoptée définitivement en juillet".

 
 

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/

Commenter cet article

hubert 23/05/2016 17:50

encore les FRANCAIS Pris en otage ! serait plus efficace que ts les FRANCAIS s'entendent pour ne plus payer d'impots donc les salaires de ts ces politiques de pacotille

Nous sommes sociaux !

Articles récents