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Après les crues, la France bientôt envahie de moustiques?!

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 13 Juin 2016, 12:16pm

Catégories : #Partage

Le Parisien© LP/Infographie - C. Têche. Le Parisien

 

 

 

 

 

 

Les inondations n'ont pas fini de mettre les nerfs des sinistrés à rude épreuve. En plus du nettoyage de leur maison, des démarches administratives, ils devront bientôt faire face à des nuées de moustiques ! Gare aux piqûres... C'est en tout cas ce que craint le syndicat de l'Orge dans l'Essonne après les pluies exceptionnelles tombées ces dernières semaines sur l'Ile-de-France, le Centre, la Normandie et la Lorraine. Par mesure de précaution, il va ainsi envoyer, à partir d'aujourd'hui, un guide des bons gestes aux 37 communes du bassin qui s'étend d'Arpajon à Savigny-sur-Orge et qui constitue l'une des zones d'Ile-de-France traditionnellement les plus touchées par ce type d'invasions en été.

L'initiative est saluée par Stéphane Robert, président-fondateur du site Vigilance-moustiques.com. « Après les crues de 2013 dans le quart nord-est de la France, nous avions déjà constaté une prolifération inhabituelle d'insectes, rappelle le spécialiste. Et toutes les conditions sont réunies pour que cela se reproduise. » L'hiver doux a en effet épargné la plupart des larves. Les récentes inondations n'ont rien arrangé. « Parfois, les crues lessivent et détruisent les gîtes larvaires », explique Stéphane Robert. « Sauf que là elles ont laissé derrière elles beaucoup d'eaux stagnantes. » Or c'est précisément ces endroits que les femelles moustiques choisissent pour pondre... « Heureusement, les départements qui ont été touchés par les inondations ne sont pas ceux où les températures grimpent le plus, rassure Christian Bréchot, directeur général de l'Institut Pasteur. Le risque de propagation est donc a priori plus limité. »

La vigilance doit néanmoins rester de mise. « Nous allons surveiller les flaques deux à trois fois par semaine dans les zones boisées, annonce Jean-Marc Bouchy, directeur du syndicat. Car les poches d'eau ne vont pas s'assécher suffisamment. Et il faudra peut-être à nouveau traiter dans les prochains jours. » Le 30 mai, avant même la montée brutale des eaux, un larvicide peu nocif pour la faune et la flore avait déjà été répandu sur la prairie du Perray, située à cheval sur plusieurs communes autour de Sainte-Geneviève-des-Bois. Le hic, c'est que le moustique est une espèce coriace qui évolue et s'adapte aux insecticides. « C'est comme avec les antibiotiques, constate Stéphane Robert. Plus on en prend, moins le produit est efficace. »

L'Hérault en sait quelque chose. Là-bas, le combat contre ces insectes a commencé dans les années 1960. Sans grand succès. La faute à la paupérisation extrême de la panoplie antimoustiques, selon l'Entente interdépartementale de démoustication (EID) Méditerranée, qui regroupe les conseils généraux des Pyrénées-Orientales, de l'Aude, de l'Hérault, du Gard, du Var et des Bouches-du-Rhône, ainsi que la région Languedoc-Roussillon - Midi-Pyrénées. Seuls deux insecticides restent homologués contre onze au début des années 2000.

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