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Météo : va-t-on avoir un bel été ?

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 19 Juin 2016, 10:32am

Catégories : #Climat

Le Parisien© Fournis par Le Parisien Le Parisien

 

FAIT DU JOUR. Il commence officiellement dans deux jours. Et on l’attend impatiemment, avec soleil et ciel azur ! Pourtant, les prévisionnistes misent sur un été plutôt mitigé.

 

« Au bord de l’ébullition ! » Souvenez-vous. C’était début juillet, l’année dernière. L’ébullition n’avait rien à voir avec le contexte social, mais avec le mercure, scotché en haut des thermomètres. On suffoquait, réactivait les plans Canicule, courait après des bouteilles d’eau salvatrices.

Cette année, à deux jours du solstice marquant l’entrée officielle dans l’été, on rêverait de la revendre, l’eau, tant elle dégouline à n’en plus finir. « Chaque matin, j’y crois, et puis je vois que ça ne sera encore pas pour aujourd’hui », soupire Odile, remballant un projet de pique-nique dans l’attente de jours meilleurs. Mais quand au juste ?

Avant-goût estival mercredi

Que la garde-robe d’été soit encore au placard et que les orteils n’aient pas eu d’autorisation de sortie en sandales un 19 juin, soit. Mais faut-il craindre que toute la saison soit à l’avenant, vacances moisies à la clé ? Pas tout à fait. D’un mois de juin pourri démarré dans les inondations, d’un printemps qui a battu des records de pluie, on ne peut pas déduire que l’été entier sera noyé, préviennent les météorologistes. En partie rassurants. La preuve : à partir de mercredi, et les deux jours suivants, le temps est annoncé estival, avec pic de chaleur à 35 °C du côté de Carpentras.

Après, c’est une autre histoire, de hauts, de bas et de perturbations. S’ils ne peuvent s’engager à des prévisions localement fiables à plus de cinq jours, les spécialistes peuvent en revanche, nez rivé sur les masses d’air et les calculateurs moulinant des modèles prévisionnels, donner une tendance.

Un anticyclone baladeur

Des estimations, qui pour certains secteurs professionnels, très météo-dépendants, valent de l’or. Pour ceux-là, comme pour le simple adepte de bronzette et barbecue, l’été 2016 ne sera pas un long fleuve de soleil tranquille. La faute à un anticyclone des Açores baladeur, qui boude l’Hexagone, tandis qu’un de ses cousins flirte au nord avec l’Islande : ce sera plutôt plus chaud au nord et plus frais au sud, le tout pimenté de maints orages. Que l’on opte pour le Var ou la Normandie, mieux vaut donc prévoir une place pour le coupe-pluie dans la valise, au cas où. Et pour le moral, chronobiologiquement accro au combiné d’hormones mélatonine-sérotonine sécrétées par notre cerveau, si dépendantes de la luminosité des jours et des saisons ? Prévoir ce que les médecins recommandent habituellement aux dépressifs hivernaux : dehors à la lumière dès qu’on le peut !

Comment lire les cartes ci-dessous 

Ces prévisions pour notre été s’appuient sur les interprétations de Lachainemeteo.com de données moulinées à grande vitesse par le modèle américain CFS (Coupled Forecast System). L’un des plus puissants supercalculateurs spécialisé au monde, parce que dans l’univers de la météorologie, c’est la puissance informatique qui compte. Les physiciens de Lachainemeteo.com ont ensuite analysé les résultats pour les présenter sous cette forme lisible par tous. Contrairement aux bulletins de tous les jours pour connaître le temps du lendemain ou de la semaine à venir, l’information n’est pas détaillée ni chiffrée. Ces prévisions saisonnières disent si la température ou les précipitations vont s’écarter de la moyenne, si elles seront oui ou non dans les fameuses « normales de saison ». 

 

Sous le signe des orages

Les dieux seraient-ils tombés sur la tête ? En tout cas, à en croire les prévisionnistes, notre été ne sera pas des plus classiques. La superstar du beau temps, l’anticyclone des Açores, est aux abonnés absents. « Il garantit d’habitude un temps chaud et sec sur le sud de la France, explique Régis Crépet, spécialiste des prévisions à long terme pour Lachainemeteo. com. Cette année, on a bien un anticyclone mais très, très, au nord, au-dessus de l’Islande. » Il faut donc s’attendre à un été « atypique et instable».

La pluie, ce n’est pas fini

Les inondations de juin, surtout dans l’Ile-de-France et le Centre, n’auront pas d’effet mécanique, mais comme météorologiquement nous sommes entrés dans l’été depuis le 1er juin, on peut craindre que le temps « continue dans ce mouvement, changeant et orageux », explique le prévisionniste. Sans provoquer à coup sûr de telles catastrophes. Pour certains, c’est encore la faute à El Niño (courant chaud du Pacifique qui influence les températures du globe) qui s’est achevé le mois dernier. « Statistiquement, les étés de fin d’El Niño font des saisons variables. » Au final, le météorologue anticipe « un été ni vraiment pourri ni radieux ».

Chanceux aoûtiens

« Sans être transcendant, août sera plus sympathique », décrit Régis Crépet. Il faudra tout de même s’attendre à des orages jusque dans le Languedoc-Roussillon. Ce qui n’est pas forcément une mauvaise nouvelle pour le sud du pays : « pas de sécheresse ou de gros incendies à craindre », poursuit-il.

Côte d’Opale versus

Côte d’Azur Le débat fait rage. Chez Météo France, on ne donne aucun signal pour l’été, « sauf sur le pourtour méditerranéen où le temps devrait être plus sec et chaud que d’habitude », glisse le prévisionniste Emmanuel Demael. Les calculs de Lachainemeteo.com qui font tourner d’autres modèles plébiscitent eux les plages de la Manche. Selon Régis Crépet, le nord de la France aura plus de journées « grand bleu » que d’habitude. « Pour autant, les thermomètres de Nice n’afficheront pas des températures inférieures à ceux de Cherbourg », relativise-til. Mais les hôtels et les campings de Berck-Plage comme du Touquet devraient en profiter pour faire le plein.

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Collectif REC 19/06/2016 19:35

Comme vous le signalez au début, " les prévisionnistes"... ont dit !
Météo France, 3000 personnes qui ne servent à rien comme l'a démontré le reportage d'Élise LUCET.
Des bureaux partout en France avec un directeur d'agence, secrétaire , prévisionniste et agent commercial.
Météo France a investit une centaine de millions d'euros dans un super ordinateur et pourquoi faire, des statistiques et des prévisions basées sur des approximations. Pas étonnant qu'ils se plantent une fois sur deux !
Certes, ts les matins, le prévisionniste sort sur son balcon ou la terrasse du bâtiment de son bureau afin de confirmer la situation estimé durant la nuit pas le super ordinateur.
Et c'est lui, l'ordi, qui aura de toutes façon gain de cause...
Cette institution, c'est comme le sénat, il faut tous les virer sauf une dizaine pour la maintenance !

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