Le Nouveau Paradigme

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Commencer à penser par soi même c'est déjà faire partie de la solution


Attention à la colère qui monte en France!

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 21 Juillet 2016, 17:19pm

Catégories : #Société

 

Le défouloir improvisé sur la promenade des Anglais a beau avoir été nettoyé,

il symbolise l'écoeurement d'une partie de la population face aux attentats

à répétition qui frappent le pays. 

(LP / Philippe de Poulpiquet.)
 

FAIT DU JOUR. Incidents à répétition, agressions verbales, colère... Après le troisième attentat de masse, jeudi à Nice, la « résistance » cède le pas au risque de débordement.

Attention, pays au bord de la crise de nerfs. Pas la guerre civile, certes, tant s'en faut. Mais partout en France, depuis l'attentat du 14 Juillet à Nice, ces signes d'une société remplie de colère, en proie au piège de la division, du repli sur soi, de la défiance envers tous et chacun. Des Français prêts à montrer du doigt d'autres Français, sous prétexte de leur religion. On a beau répéter, partout, depuis l'attentat contre « Charlie Hebdo » en janvier 2015, que « ces abominations n'ont rien à voir avec l'islam, les mots ne suffisent plus »,comme le constate le sondeur Brice Teinturier. « Les terroristes veulent nous diviser, nous monter les uns contre les autres », a déclaré François Hollande hier, en visite au Portugal. Depuis janvier 2015, ce risque de fracture dans le pays, de violences à l'encontre de communautés, est la hantise du président. Cela a tenu après « Charlie », après le Bataclan.

 

Mais cette fois, la tension monte. « Ce qui nous menace aujourd'hui, c'est moins une guerre civile qu'un délitement, une fragilisation extrême de la société », analyse le sociologue Alain Mergier. « Le danger, c'est d'avoir une population qui cherche à se faire justice elle-même, renchérit Bruno Le Maire (LR). On entre dans une zone à risque, le dérapage est possible à tout moment. »

 

Pour preuve, dans la rue, et jusqu'au cœur des cérémonies d'hommage aux victimes, cette parole raciste qui éclôt, attaque et blesse sans complexe. Telle cette jeune femme sèchement priée de « retourner où elle est née »... et obligée de répondre, protégée par des policiers, que « son pays, c'est la France », où elle est née.

 

Le standard du FN submergé d'appels

 

Colère, défiance et rejet, plus encore, contre les responsables politiques. Gauche et droite confondus. Les uns, hués en pleine minute de silence à Nice pour leur incapacité à « protéger la maison France », comme le promettait François Hollande quelques heures avant l'attentat. Alors que la réalité, admet Manuel Valls lui-même, c'est qu'il faut s'habituer à vivre avec un risque auquel la France devra faire face « pendant au moins dix à vingt ans » ! Et les autres, à droite, fustigés pour l'indécente surenchère à laquelle ils se sont livrés, dans un festival de propositions sécuritaires — allant jusqu'aux lance-roquettes aux carrefours d'Henri Guaino. La course à la présidentielle enflammant — et embrouillant — les esprits.

 

Et, comme d'habitude, dans ce climat électrique, l'extrême droite engrange. Vendredi, au lendemain du carnage, le standard du Front national au siège de Nanterre était submergé d'appels : « Des gens exaspérés par les images qu'ils ont vues et révoltés d'entendre toujours les mêmes politiques donner toujours les mêmes réponses, sans vraies solutions », commente, non sans satisfaction, un cadre FN. Marine Le Pen, contrairement à tous ses rivaux, n'a quasiment pas besoin de s'exprimer pour voir son parti « enregistrer un boom des adhésions dans les quarante-huit heures » qui ont suivi le drame, selon ce même responsable.

 

Pas besoin d'en rajouter dans le discours, peut-être, mais n'y aurait-il pas d'autres moyens de souffler sur les braises ? Hier, après l'agression au couteau d'une fillette dans un village de vacances à Gap (Alpes-de-Haute-Provence), les ténors frontistes ont crié à l'agression islamiste, sourds aux démentis insistants des autorités.

 

Pour tous les Français, malgré la peur et la colère, il est urgent de faire retomber la pression.

Olivier Beaumont (@olivierbeaumont) et Henri Vernet (@HenriVernet), avec Elodie Chermann)

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Cristovao 22/07/2016 01:00

Moi une femme c'est fait casser le nez en plein centre ville (Beauvais) car elle portait un haut avec nombril apparent...Alorw certe l'agresseur n'a pas crier A LES CAREMBARES' mes c'était un musulman et nous savons aujourd'hui que lagression de la mère et de la jeune fille au couteau était musulman et que BIZARREMENT les politiques et les médias ne relaient pas cette information. Alors je veux bien croire que c'est peut etre une malheureuse coïncidence mais c'est bien de musulmans dont on parle et pas d'islamistes radicalisés. Alors je veux bien ne pas céder a la connerie de mettre tous les musulmans dans le même bateau, mais les faits recents et s'accumulent démontre malheureusement un sérieu problème de ce coter. Je peu vous l'assurer, quelque chose c'est rompus au fur et a mesure des attaques et les prochaines vont voir émerger de lourdes représailles. C'est dramatique, mais a un moment donné il faut savoir arrêté de faire la sourde oreille et en profiter par la même occasion, pour ouvrir les yeux et se defendre avant qu'il ne soit trop tard.....

LYTHIUM 22/07/2016 14:44

C'est si triste mais telle est la réalité... depuis la nuit des temps, le pouvoir se prend que par le mensonge et la trahison.C'est belle est bien LE NERF DE LA GUERRE!!!!!!

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