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Une plante zombie terrifie le Québec

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 7 Juillet 2016, 22:29pm

Catégories : #Environnement

Au Canada, une plante extrêmement invasive est en train de tuer à petit feu les lacs du pays. Les habitants mènent une guerre sans merci pour l’éradiquer. 

Les Québécois n’en peuvent plus. Dans les régions des Laurentides et de la Mauricie, les habitants font face à un «monstre aquatique» appelé «myriophylle à épi». Cette plante invasive se propage à grande vitesse dans les lacs et menace directement les écosystèmes naturels.

«Ca monte au nord. Et ce n’est qu’un début», clame Hélène Godmaire, qui a mené des études sur la prolifération de cette plante. «Il y a quatre ou cinq ans, il n’y avait qu’une cinquantaine de tiges de myriophylle dans le lac. Aujourd’hui on retrouve la plante sur une superficie de 50 000 mètres carrés», déplore Benoît Huet, président de l'association des propriétaires du lac Quenouille, cité par «La Presse».

Le myriophylle a en effet tendance à former de grands tapis végétaux à la surface des points d’eau qu’elle envahit. Ces derniers empêchent le soleil et l’air d’oxygéner les lacs, altérant le développement d’algues, la principale source de nourriture des organismes vivants.

Une plante zombie terrifie le Québec© SIPANY/SIPA Une plante zombie terrifie le Québec

 

 

Plan d'eau envahi par le Myriophylle du Brésil à @Viriat. Le SBVR en appui des propriétaires http://urlz.fr/3KQl 

 

 

"On se bat contre quelque chose qui est équipé pour survire"

 

Problème : ce végétal est doté de propriétés uniques. Lorsqu’elle est sectionnée, sa tige crée une bouture capable de contaminer d’autres endroits. Elle s’accroche aux coques, remorques ou pales de bateaux qui se déplacent d’un lac à un autre, délogeant ensuite les plantes aquatiques déjà installées. «On se bat contre quelque chose qui est équipé pour survivre», déplore ainsi le biologiste Sébastien Duchesne. Le quotidien canadien «La Presse» a même utilisé le mot «zombie» pour qualifier le myriophylle.

 

 

 

Selon le journal, le ministère de développement durable, de l’environnement et de la lutte contre les changements climatiques a affirmé que cette plante était présente dans toutes les régions du Québec, sans avoir donné de statistiques. Pour lutter contre ce fléau, la ville de Sawinigan, qui possède le lac de la Tortue, a installé 30 000 mètres carrés de tapis de jute dans les profondeurs. Dans la région des Laurentides, où se trouve le lac de Quenouille, une centaine de propriétaires riverains auraient quant à eux déboursé 100 000 dollars pour sauver leur étendue d’eau.

«La clientèle touchée par le myriophylle est plus fortunée. Les gens qui habitent au bord de l'eau sont prêts à payer des sommes considérables pour éliminer la plante. Ça a fait apparaître beaucoup de vendeurs de solutions miracles et de gugusses technologiques», explique Claude Lavoie, un biologiste à l’université de Laval. Selon le maire d’une des villes touchées, certaines propriétés auraient en effet perdu 10% de leur valeur initiale. 

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actiwish 08/07/2016 16:37

ce que je remarque en fin d'article, c'est que les gens se battent non pas pour la diversité mais pour la valeur de l'immobilier. Si c'est le cas, c'est totalement aberrant.
L'argent ou plutot le veau d'or est tellement encré dans les consciences qu'il ne remarque rien d'autre que les problèmes écnomiques.
Exemple:
http://www.bbc.com/news/world-africa-36734578 -> les chinois ont vidé leur mer du coup partent vider celle des autres.

Collectif REC 08/07/2016 00:13

Et dire que certains abrutis de chercheurs sous tutelle des lobbys, voudraient développer la production d'algues pour en faire de l'énergie afin d'alimenter nos voitures...
Totalement incontrôlables, les algues comme c'est déjà le cas sur de nombreuses plages bretonnes, remonteraient nos rivières et ce serait la fin des haricots...

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