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Contrairement aux autres, l'arrêté anti-burkini de Sisco validé

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 6 Septembre 2016, 17:34pm

Catégories : #Société

Le tribunal administratif de Bastia a rejeté mardi la requête en référé de la Ligue des droits de l'homme demandant la suspension de l'arrêté anti-burkini pris par le maire de Sisco (Haute-Corse) au lendemain d'une rixe entre des Marocains de Furiani et des villageois dans sa commune à la mi-août.

Désormais, porter un burkini sur une plage Cannoise est passible d'une amende de 38 euros.

C'est un fait divers, une rixe sur une plage, qui a déclenché la polémique sur le port du burkini (photo d'illustration). (Sipa)

C'est une décision rare : le tribunal administratif de Bastia a décidéde ne pas suivre l'avis du Conseil d'Etat et de valider, mardi, l'arrêté dit "anti-burkini" pris par le maire de Sisco (Haute-Corse). Ainsi, le juge des référés a rejeté la requête en référé de la Ligue des droits de l'homme demandant la suspension de l'arrêté, comme dans d'autres communes françaises. "Le juge des référés a fait application de la récente décision du juge des référés du Conseil d'Etat du 26 août 2016 suspendant un arrêté comparable pris par le maire de Villeneuve-Loubet", explique le tribunal administratif dans un communiqué.

"Tout le monde parlait du burkini, moi j'ai jamais parlé de burkini"

"En l'espèce, compte tenu des récents événements du 13 août 2016, de leur retentissement et du fait que l'émotion n'est pas retombée, la présence sur une plage de Sisco d'une femme portant un costume de bain de la nature de ceux visés" serait "de nature à générer des risques avérés d'atteinte à l'ordre public qu'il appartient au maire de prévenir", poursuit le tribunal, qui rejette ainsi la requête de la LDH. "C'est un soulagement pour moi et ma population, et même, je crois, pour toute la Corse", a réagi auprès de l'AFP le maire de Sisco Ange-Pierre Vivoni qui a précisé : "Tout le monde parlait du burkini, moi j'ai jamais parlé de burkini."

L'arrêté interdit en effet "l'accès aux plages et la baignade à toute personne n'ayant pas une tenue correcte, respectueuse des bonnes moeurs et de la laïcité ainsi que le port de vêtements pendant la baignade ayant une connotation contraire à ces principes", une formulation très proche des autres arrêtés. "Mon arrêté n'était pas de la prévention, je l'ai pris pour la sécurité des biens et personnes de ma commune, je risquais d'avoir des morts", avait expliqué l'édile à l'AFP.

Une violente rixe à l'origine de toute la polémique

Une violente rixe s'est déroulée sur une plage de Sisco le 13 août. La bagarre avait opposé des villageois de la région de Sisco à trois frères marocains de Furiani. Ces derniers ont été reconnus par le parquet de Bastia comme étant à l'origine des incidents qui avaient nécessité l'intervention de cent gendarmes et policiers pour ramener le calme. Le procureur de la République avait tenu à exclure une quelconque radicalisation et avait précisé que la rixe n'avait pas été déclenchée par une photo d'une musulmane se baignant en burkini.

Cinq hommes doivent être jugés le 15 septembre devant le tribunal correctionnel de Bastia pour ces faits.

 

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blanche albertas 07/09/2016 10:32

La ligue des droits de l'homme a le beau rôle ; jeter de l'huile sur le feu' attiser les braises.
LA LIGUE DES DROITS DE L'HOMME.....UNIQUEMENT POUR LES HOMMES.
Par ces décisions iniques, les femmes sont sur la pente raide de toutes les déconsidérations. Il est grand temps de réaliser que ces organismes sont laminés de l’intérieur.

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