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Air France dément les accusations de radicalisation de certains de ses employés

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 6 Octobre 2016, 06:05am

Catégories : #Société

Dans un article paru ce mercredi, le Canard enchaîné a recensé plusieurs «anomalies» avant le départ de plusieurs vols commerciaux. Ces incidents, liés à des individus radicalisés, ont été démentis par la compagnie aérienne.

figarofr: Un avion Air France à l'aéroport Roissy en 2015.© KENZO TRIBOUILLARD/AFP Un avion Air France à l'aéroport Roissy en 2015.

Tentatives de sabotages de vols commerciaux, mentions «Allah Akbar» sur des avions, agent de Roissy qui refuse de guider un avion piloté par une femme... Dans son édition datée de ce mercredi, le Canard enchaîné liste une série d'incidents inquiétants concernant des employés prétendument radicalisés de la compagnie Air France. Contactée par Le Figaro dans la soirée, la compagnie aérienne a démenti ces accusations, et dénonce des «rumeurs infondées» et de «fausses informations». «Aucun acte de malveillance sur un vol commercial Air France n'a jamais été confirmé ni même identifié comme tel», assure la compagnie aérienne.

Dans les colonnes de l'hebdomadaire satirique, un agent de la DGSI fait état d'une «dizaine de personne sous surveillance» dans le groupe. «Concernant Air France, nous avons constaté plusieurs anomalies avant le départ de plusieurs vols commerciaux. Elles s'apparentent à des tentatives de sabotage», témoigne notamment cette source. La compagnie, elle, se veut optimiste et assure que «nos personnels comme nos clients sont en sécurité absolue».

 

Plusieurs «anomalies» recensées

 

Seulement, selon le Canard enchaîné, des commandants de bord ont constaté à plusieurs reprises que le moteur relais, censé prendre en charge les réacteurs depuis le cockpit, a présenté des avaries. L'alarme a, fort heureusement, fonctionné et le dysfonctionnement a été résolu. Selon les services de renseignement, qui ont mené leur enquête, l'incident serait volontaire, et l'auteur serait un employé d'Air France converti à l'Islam qui a depuis rejoint le Yémen. Toujours selon le quotidien satirique, deux employés de la compagnie aérienne, liés à cet homme, ont par la suite trafiqué plusieurs toboggans d'évacuation destinés aux aéronefs d'Air France. Faute de preuve, les deux hommes ont été déplacés à des postes «moins sensibles» au nom du principe de précaution.

Par ailleurs, lors d'un vol Los Angeles - Tel Aviv via Paris, Israël aurait été supprimé du système Géovision, qui permet aux passagers de suivre en temps réel le déplacement de l'avion, et remplacé par «Bande de Gaza». L'enquête a permis de remonter jusqu'à un employé d'une société prestataire chargée de programmer les écrans. Le Canard relate enfin un autre incident selon lequel des tags «Allah Akbar» ont été retrouvés sur les trappes de remplissage de kérosène sur une quarantaine d'avions. Concernant l'un d'entre eux, le commandant de bord a fait valoir son «droit de retrait», et l'avion est resté cloué au sol.

 

«Une légende urbaine»

 

Concernant cette dernière affaire, l'enquête de gendarmerie aurait permis, selon des informations de l'Express, de conclure que les tags avaient été réalisés lors d'escale dans des pays nord-africains, et non à Roissy. De plus, une source proche du dossier citée par l'hebdomadaire assure qu'«aucun incident majeur de ce type n'est survenu. Ce sont davantage des incidents marginaux qui relèvent de problèmes de comportement». Et cette source de citer l'exemple d'un commandant de bord refusant de guider un avion piloté par une femme: «Ce cas relève davantage de la légende urbaine que de la réalité. Air France nous a certifié n'avoir jamais eu connaissance d'une telle affaire».

Au-delà de la seule question d'Air France, la plateforme aéroportuaire de Roissy est un endroit particulièrement sensible pour les services de renseignement. On y recense quelque 90.000 salariés dans près de 900 entreprises. Chaque employé doit disposer d'un «badge rouge» pour circuler librement dans tout ou partie de l'aéroport délivré par les services de renseignement. Or, selon le Canard enchaîné, la préfecture, chargée de la sécurité a retiré 73 depuis les attaques du 13 novembre 2015. À noter que ce chiffre ne concerne pas uniquement des cas de radicalisation.

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