Le Nouveau Paradigme

Le Nouveau Paradigme

Commencer à penser par soi même c'est déjà faire partie de la solution


Des pas humains par centaines vieux de milliers d'années découverts en Afrique

Publié par Le Nouveau Paradigme sur 14 Octobre 2016, 17:59pm

Catégories : #Sciences

Plus de 400 empreintes de pas d'Hommes de la Préhistoire, un record pour l'Afrique, ont été découvertes et datées sur un site grand comme un terrain de tennis, en Tanzanie. En partie connues depuis 2006, elles avaient attiré l'attention des chercheurs depuis 2008, qui les pensaient âgées de 120.000 ans. La nouvelle datation indique entre il y a -19.000 et -5.000 ans. Ces traces semblent avoir été laissées par des Homo sapiens.

La Tanzanie est célèbre dans le monde des géosciences et de la paléontologie. En effet, à 150 kilomètres à l'ouest du célèbre Kilimandjaro, en bordure de la fameuse Vallée du grand rift, on trouve l'Ol Doinyo Lengaï, « la montagne de Dieu » en langage Massaï. C'est actuellement le seul volcan actif au monde connu pour produire des laves très rares, les carbonatites.


La Tanzanie, c'est aussi la mythique piste de Laetoli, des empreintes de pas laissées dans des dépôts de cendres volcaniques humides il y a 3,5 millions d'années. Trouvées à 45 kilomètres au sud des gorges d'Olduvai de 1976 à 1977 par la paléontologue Mary Leakey, ces empreintes ont été laissées par des individus se déplaçant comme des bipèdes.

On les attribue généralement à un hominine bien connu, Australopithecus afarensis.


Un article dans Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology fait maintenant état de la découverte, non loin de l'Ol Doinyo Lengaï proche du rivage sud du lac Natron, du plus grand ensemble de traces de pas laissées par des Hommes préhistoriques en Afrique (on peut en voir quelques photographies sur le site de la photographe Ariadne Van Zandbergen).

Des empreintes d'Homo sapiens dans une boue du Pléistocène

Les plus de 400 empreintes découvertes avaient d'abord été datées d'environ 120.000 ans mais une étude approfondie a montré que la boue aujourd'hui solidifiée qui les a conservées provenait de couches de cendres emportées bien plus tard par la pluie, probablement sous forme de lahar à partir des pentes du Lengaï. La nouvelle datation place maintenant la naissance de ces traces quelque part entre il y a -19.000 et -5.000 ans. Elles semblent avoir été laissées par des Homo sapiens en train de courir, pour l'essentiel des femmes et des enfants. Le site où elles se trouvent, non loin de la rivière Ngare Sero et ses célèbres cascades, est maintenant protégé par les autorités tanzaniennes, qui l'ont entouré de barbelés. Il a été scanné en 3D ; une reproduction est donc possible au cas où ce site viendrait à disparaître.

Laurent Sacco, Futura-Sciences

Commenter cet article

Nous sommes sociaux !

Articles récents